Strasbourg : Emmanuel Macron fait-il le maximum contre le terrorisme islamiste ?



Après la terrible attaque terroriste islamiste perpétrée à Strasbourg le 11 décembre 2018, de nombreuses personnalités politiques, notamment Marine Le Pen, Nicolas Dupont-Aignan et Laurent Wauquiez, ont vivement critiqué la politique antiterroriste du président Emmanuel Macron et de son gouvernement.

Chez En Marche (LREM), des voix s’élèvent pour appeler à plus de « décence » et dénoncent une vaine « récupération » politique, tandis que dans l’opposition s’exaspèrent ceux qui pensent que mieux et plus pourraient être faits pour lutter plus efficacement contre la menace djihadiste.

Afin de mieux connaître l’état de l’opinion publique à ce sujet, Le Politique vous invite à répondre à la question suivante, à partager ce lien autour de vous afin d’optimiser notre échantillon et de cliquer ici pour nous dire en commentaire ce qu’il conviendrait de faire.

Strasbourg : Emmanuel Macron fait-il le maximum contre le terrorisme islamiste ?

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Strasbourg : beaucoup dénoncent le laxisme et le deux poids deux mesures



« Un masque jetable pour un gilet jaune égale une garde à vue. Une grenade et 27 condamnations pénales chez un fiché S islamiste égalent rien du tout, » s’insurge un internaute sur le réseau social Twitter où la réaction du gouvernement au massacre islamiste perpétré à Strasbourg  le 11 décembre suscite bien de la colère.

« Donc nous on trime et on paye pour tout et tout le monde, les politiques et les djihadistes, mais quand on dit ça suffit les conneries, on nous traite de fachos et on nous envoie l’armée. Elle est pas belle la démocratie à Macron !? », ajoute un autre gilet jaune, excédé de constater ce que lui et ses acolytes dénoncent comme un « deux poids deux mesures » inacceptable.

De fait, la répétition par le gouvernement d’Emmanuel Macron selon laquelle tout est mis en œuvre pour protéger les Français et selon laquelle la sécurité publique et le système judiciaire fonctionnent bien provoque une désapprobation assez répandue parmi l’opinion publique qui constate surtout le lourd bilan.

Ce dernier qui indique 3 morts et 13 blessés est d’autant plus mal accueilli qu’il est le résultat d’un « Strasbourgeois né à Strasbourg » dont bien des internautes rappellent que « ses 27 condamnations pénales, son islamisme qui s’étend à d’autres membres de sa famille et son acquisition de la nationalité française par le droit du sol n’en font pas vraiment ce qu’on appellerait un Alsacien, » précise l’un deux sur Facebook.

« Quand on s’attaque à Noël, on est ni Alsacien ni Français, on est surtout islamiste et un ennemi de la France, » insiste un autre.

A la lecture des données disponibles, bien loin d’apaiser la colère populaire et de favoriser « l’unité nationale », le massacre islamiste perpétré à Strasbourg amplifie grandement la défiance des Français dont un nombre croissant estime que non seulement le gouvernement ne fait pas tout pour les protéger mais qu’il les prend pour des imbéciles. Les difficultés politiques d’Emmanuel Macron et de la majorité parlementaire En Marche (LREM) pourraient donc augmenter, ou du moins durer.

Strasbourg : contre le terrorisme islamiste, détermination, réalisme et sang-froid



Pour qui s’intéresse à la sécurité nationale, la critique relayée par les médias et de tous bords politiques paraît à la fois légitime du point de vue citoyen et désuette voire déplacée du point de vue pratique.

En effet, la lutte contre le terrorisme est probablement l’une des tâches parmi les plus difficiles, chargée d’empêcher des assassins en puissance de passer à l’acte ou de les retrouver une fois l’acte concrétisé.

Ceci tout en étant pressé de tous côtés et simultanément par les citoyens légitimement mécontents des échecs, par les politiques au manque de courage significatif et par les limites fixées par la loi et constitutives de ce qu’on appelle l’Etat de droit.

Après l’attentat islamiste commis à Strasbourg comme après les autres, seules trois choses comptent. D’abord, traiter la situation immédiate avec le plus grand sang-froid et neutraliser la menace imminente.

Ensuite, analyser objectivement ce qui n’a pas fonctionné et préconiser des solutions réalistes, qui demandent probablement plus de courage politique qu’à l’accoutumée.

Enfin, travailler à rectifier la menace avec réalisme en réévaluant largement et profondément notre sécurité nationale et appliquer des sanctions plus dissuasives requérant plus de sévérité.

Tout le reste n’est que « littérature » et la seule chose qui compte est que demain, après-demain, dans le futur, qu’aucune famille n’ait à déplorer la mort d’un proche, assassiné par un terroriste.

Quant à la répétition selon laquelle « le risque zéro n’existe pas », asséner une telle évidence paraît bien dérisoire et ne doit pas empêcher la recherche de solutions plus efficaces et l’encouragement à plus de courage politique.

Le gouvernement ne peut pas, ne doit pas se contenter de la litanie de l’évidence quelle que soit sa couleur politique, car son obligation est autant de moyens que de résultat. Détermination, réalisme et sang-froid, rien d’autre.