Succession : puisque vous payez déjà un max, payez donc plus ! propose Terra Nova



Les groupes de « réflexion » de gauche présentent régulièrement deux atouts formidables. D’abord, ils persistent à proposer des solutions qui ont le plus souvent été un échec monumental ailleurs au point d’être tout simplement annulées voire bannies dans la plupart des autres pays. Ensuite, ils sont souvent très généreusement subventionnés par l’Etat et donc par les contribuables qui ont donc le plaisir de financer avec leur argent durement gagné ces « officines » qui ne proposent globalement qu’une seule chose à savoir les plumer un peu plus. Toute ressemblance dans les mots qui suivent serait fortuite.

Terra Nova, un « think tank » de gauche et « progressiste » comme Emmanuel Macron, propose d’augmenter les droits de succession de 25%, oui vous avez bien lu !, tout bonnement un quart de plus, un peu comme quand la taxe foncière des entreprises augmentait en « zone tendue » soudainement de 25% à l’obscur motif d’une revalorisation pendant le quinquennat de François Hollande. En France, championne mondiale de l’impôt et de l’inefficience de l’Etat en proportion des tombereaux de taxes payés par ses citoyens, pourrait donc augmenter un peu plus le fardeau insupportable de la fiscalité confiscatoire en accroissant sensiblement les droits de succession au prétexte de lutter contre les inégalités.

Afin de « remplacer l’ISF » et de ne pas prendre « le risque de voir se développer une société d’héritiers vieillissants », Terra Nova préconise que l’abattement soit de 100.000 euros pour les parts transmises jusqu’à 200.000 euros, et décroisse jusqu’à 30.000 euros pour les parts au-delà de 1,5 million d’euros. Actuellement, l’abattement est de 100.000 euros quel que soit le montant pour les transmissions en ligne directe. Terra Nova propose aussi une refonte du barème progressif en payant « moins d’impôt jusqu’à 150.000 euros par part, et davantage au-dessus » et de revoir la fiscalité de l’assurance-vie, menaçant ainsi directement la stabilité d’un des derniers produits existants qui permette de limiter la spoliation organisée.

Terra Nova s’inquiète donc de l’inégalité mais version « de gauche » c’est-à-dire en oubliant le fond de toute l’histoire à savoir que plus la tranche d’impôt sur la succession est élevée, plus les impôts payés du vivant du succédé ont été élevés. En somme, parce que vous avez déjà payé un maximum d’impôts votre vie durant, vos ayant droits paieront encore plus après votre décès, selon une logique d’une injustice parfaite pratiquée depuis longtemps et dont les effets dans la lutte contre l’inégalité sont absolument nuls voire négatifs d’où l’abandon pur et simple d’une telle politique même dans des pays alors gouvernés par la gauche comme l’Italie il y a quelques années.

La hausse massive des droits de succession, en corollaire d’une suppression non compensée de la taxe d’habitation, est une idée de fond qui revient sans cesse dans les cercles macronistes depuis avant même l’élection d’Emmanuel Macron à l’Elysée. Malgré le démenti de ce dernier il y a quelques mois concernant une augmentation des droits de succession, sa politique fiscale discutable fait légitimement craindre le pire. Vous travaillez énormément, vous payez énormément, vous souhaitez que le peu qu’il vous reste après tous les impôts et les taxes revienne à votre conjoint et/ou à vos enfants ? Au prétexte de « l’égalité », vous en êtes déjà très sérieusement privé et demain, très probablement, ce sera encore pire.

Dans ces conditions, à quoi bon travailler, à quoi bon cotiser si c’est pour toujours plus se faire dépouiller par un Etat dont l’efficacité est inversement proportionnelle à sa pression fiscale ? Terra Nova, à l’instar des « progressistes » au pouvoir, persiste dans l’erreur diabolique. L’instabilité fiscale française est un véritable cauchemar, et tout contribuable peut à juste raison désespérer de la folie fiscale qui s’est emparée de ces « penseurs » qui n’ont manifestement jamais véritablement travaillé ni gagné leur vie par eux-mêmes hormis de recevoir indûment la subvention des contribuables corvéables.

Augmenter les droits de succession déjà record du monde dans le pays le plus fiscalisé du monde rapprochera à terme un peu plus la France du marasme vénézuélien que de la prospérité et de la réduction des inégalités, prétexte insupportable du vol par des assistés fonctionnarisés et/ou subventionnés du labeur des véritables travailleurs. La véritable révolution idéologique aura lieu quand un « think tank » subventionné et ultra-médiatisé proposera une baisse d’impôt massive, durable et pour tous afin de donner la priorité à l’investissement dans les entreprises, à l’emploi et à la prospérité.

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Héritage et succession : En Marche vers beaucoup plus d’impôts et pour toute la vie ?



Ce projet de réforme est dans les cartons et il l’était avant même l’élection d’Emmanuel Macron à la présidence de la République.

« Dans le même carton » pourrait-on dire de façon imagée que celui de la « super-taxe foncière » remplaçant la taxe d’habitation, au moins par logique transfert des charges de la dépense publique des collectivités locales non compensées par l’Etat. Et potentiellement, c’est « une bombe ».

Adieu donc le « libéralisme » si tant est qu’il ait jamais existé chez les cadres LREM qui sont principalement d’anciens élus et/ou apparatchiks peu connus du Parti Socialiste (PS) puisqu’après l’augmentation massive des impôts pour un résultat globalement négatif, c’est désormais au tour des héritiers d’être bientôt un peu plus oppressés.

Alors que le record mondial de la pression fiscale détenu par la France est un véritable désastre amplifiant l’anémie économique et anéantissant l’effectivité fiscale, le gouvernement d’Emmanuel Macron travaillerait à « réformer » le droit des successions.

Autrement dit, la probabilité est que vous paierez bientôt plus d’impôts de succession si vous recevez quoique ce soit de la part de vos aïeux et donc plus d’impôts sur ce qui aura déjà été surfiscalisé pendant des années voire des décennies.

Un peu comme la taxe foncière en perpétuelle augmentation qui vous rappelle chaque année que votre propriété n’est pas vraiment la vôtre, la future réforme des successions vise à « réduire les inégalités » en vous privant potentiellement, non sur le papier mais de facto, de la pleine et entière propriété de ce que vous recevrez.

Une des idées – que Le Politique n’a pas pu vérifier récemment d’où une certaine prudence (1) – pourrait consister à transformer l’impôt sur la succession d’un versement unique à la succession en un impôt progressif et perpétuel payé tout au long de la vie de l’ayant-droit et calculé en fonction de ce que ce dernier aura reçu.

Quant à vos parents et autres aïeux, le peu qu’ils pourront vous transmettre tant cela aura été amputé par l’impôt déjà existant serait donc à nouveau fiscalisé et ce pour une longue durée voire pour toujours, générant ainsi une véritable manne pour l’Etat dont le gouvernement chercherait de quoi éviter la débâcle tant les comptes publics sont précaires.

Après les retraités, les pauvres, les travailleurs, les héritiers – de toute condition – pourraient donc voir leurs droits augmenter alors qu’ils sont déjà les plus élevés d’Europe et que la plupart des pays développés ont supprimé tout droit de succession (2). Ce serait aussi un développement supplémentaire qui prouverait que derrière le « libéralisme » apparent se cache un dirigisme des plus discutables.

Au vu des résultats déplaisants des autres réformes, cet énième bouleversement n’annonce rien de bon et vous êtes en très légitime droit de vous inquiéter. Comme nous l’écrivions en mars 2017, le droit fondamental à la propriété nous semble gravement remis en cause, et toute avancée dans ce domaine augmenterait sensiblement le risque d’effondrement de l’économie et du système social français. L’URSS en a rêvé, la France le fera ? Espérons que non.

Augmenter la liberté, baisser les impôts et réduire le déficit public sont la seule politique viable pour créer des emplois et générer de la croissance. Les Français payent déjà bien assez et surtout beaucoup trop au regard de ce qu’ils obtiennent à savoir toujours plus de dette et de déficit, toujours moins de services publics, d’armée, de police, d’hôpitaux, etc…

Notes

(1) Une telle idée avait déjà été émise dans le passé par divers « spécialistes » de la lutte contre les inégalités, ainsi que dans des documents d’origine publique ou semi-publique comme « pistes de réflexion ». Considérant l’habitude des dirigeants politiques de choisir la piste la plus défavorable aux contribuables, nous la mettons en exergue.

(2) Jusqu’à un montant significatif et qui en France exclurait 85% à 95% des héritiers de l’impôt sur la succession.