Fiscalité : LREM et Emmanuel Macron vont-ils augmenter l’impôt sur l’héritage ?



Cela date d’avant l’élection d’Emmanuel Macron en mai 2017 quand l’équipe de campagne du candidat de La République En Marche (LREM) rivalisait d’idées pour demander plus d’argent aux Français afin de promouvoir la « justice sociale » et « l’égalité des chances ».

Alors que la France est championne du monde des prélèvements obligatoires et appartient aux trois pays du monde avec le Japon et la Corée du Sud qui taxent le plus fortement l’héritage, des personnalités LREM comme le député Stanislas Guerini souhaitent augmenter les droits de succession qu’il juge actuellement inadaptés et peu efficaces.

Bien que la plupart de nos voisins européens ont drastiquement réduit un tel impôt ces dernières années ou ont fixé sa franchise à plusieurs millions d’euros par héritier contre 100.000 euros en France, Emmanuel Macron semble vouloir prendre le chemin inverse.

Après un démenti présidentiel fin 2018, voici donc que le projet revient en force à peine trois mois plus tard dans les rangs macronistes où la hausse massive et tous azimuts de la fiscalité constitue la clef de voûte du programme « progressiste ». Afin de « lutter contre les inégalités », LREM ambitionnerait donc de taxer un peu plus la transmission d’un patrimoine pourtant déjà lourdement imposé et amputé de sa valeur par la myriade de taxes et de contributions payées tout au long de l’existence du futur décédé.

Pays le plus redistributeur de richesses et le plus fiscalisé au monde, la France s’avère pourtant bien moins efficace en matière de dépenses publiques et d’efficience fiscale que l’Allemagne ou ses homologues nordiques.

En toile de fond, l’habitude gouvernementale de considérer l’impôt comme la solution à toute problématique suscite une inquiétude accrue parmi les classes moyennes, pressurées au maximum par une fiscalité que beaucoup estiment déjà « confiscatoire », « injuste » et « contre-productive ».