Racisme anti-blanc : Marlène Schiappa, ministre d’Emmanuel Macron, crée le scandale



Alors que la violence redouble en France tandis que chômage, insécurité et impôts sont au maximum depuis des années, le gouvernement d’Emmanuel Macron et de La République En Marche (LREM) paraît cumuler les impairs qui enveniment une situation déjà tendue.

Ainsi la Secrétaire d’Etat en charge de l’égalité hommes-femmes et ex-blogueuse Marlène Schiappa s’est fendu d’un tweet discutable et que beaucoup d’internautes dénoncent comme raciste.

Le 6 janvier 2019 après un week-end mouvementé qui a vu s’affronter violemment forces de l’ordre et manifestants à Paris, Marlène Schiappa a écrit qu’à « la tête de la haute administration, on a principalement des hommes, blancs, qui ont fait l’ENA. » Aussi, ajoute-t-elle, « on manque terriblement de diversité dans les parcours. Quand tout le monde a le même logiciel, il n’y a plus d’intelligence collective. »

Si la critique concernant l’ENA et son omniprésence dans la haute administration – rappelons tout de même qu’elle fut créée à cette fin – peut se comprendre, en quoi le manque supposé « d’intelligence collective » serait-il déterminé par la peau « blanche » des « hommes » ?

Outre que si le mot « blancs » était remplacé par toute autre couleur et que le mot « homme » était remplacé par le mot « femme », Marlène Schiappa crierait probablement (et légitimement) au racisme et au sexisme en demandant des sanctions judiciaires, il est en effet hautement discutable d’oser émettre un lien de cause à effet entre « hommes, blancs » et « il n’y a plus d’intelligence collective ».

Le même type de propos dans la bouche d’une personnalité politique de droite provoquerait des réactions scandalisées immédiates, dès lors être de gauche autorise-il la tenue d’un propos potentiellement interdit par la loi ?

Quoiqu’il en soit, les mots de Marlène Schiappa suscitent des réactions de plus en plus mitigées dans l’opinion publique et les données disponibles montrent qu’ils portent parfois préjudice à la majorité présidentielle et par extension à Emmanuel Macron.

En attaquant de front les « hommes, blancs », pas sûr que Marlène Schiappa aide concrètement Emmanuel Macron à remporter les prochaines élections européennes qui s’annoncent d’ores et déjà comme une rare berezina pour LREM. Quiconque souhaiterait jeter de l’huile sur le feu ne s’y prendrait pas mieux.

Notes

(1)