Médias : 6 minutes 42 secondes pour Wauquiez, 4 heures pour Macron



La pire et la plus béante lacune de la droite en général réside dans son impuissance médiatique.

Fruit d’une inégalité patente entretenue dans le secteur médiatique presque intégralement « de gauche » ou « progressiste » mais aussi de l’inaction d’une droite incapable d’exiger l’élémentaire égalité de temps de parole et d’équité médiatique avec une véritable diversité d’opinions, les Français n’ont le plus souvent droit qu’à une pensée unique devenue obligatoire.

C’est exactement la péripétie qui est arrivée à Laurent Wauquiez, président des Républicains (LR) au 20h de France 2 le lundi 16 avril 2018. Loin de l’objectivité que devrait avoir un journaliste du service audiovisuel public financé par 100% des Français, Julian Bugier a semblé à la fois discourtois et militant tant dans ses questions que dans son ton.

« N’êtes-vous pas dans la posture ? Comment expliquez-vous le rejet des Français à votre égard ? (…) Bon  on connait vos propositions, on ne va pas refaire le programme de LR, » a-t-il par exemple demandé ou affirmé, provoquant de vives protestations sur les réseaux sociaux.

Avec calme et sang-froid, Laurent Wauquiez a répondu tant bien que mal aux questions du présentateur qui, poussant son « art » jusqu’à presque répondre à ses propres questions, coupait allègrement la parole à son « invité ».

Après quatre heures d’interview télévisée du président de la République Emmanuel Macron en une semaine, le dirigeant du deuxième parti politique français en nombre d’élus Laurent Wauquiez a lui bénéficié d’exactement 6 minutes et 42 secondes pour s’exprimer.

Il appartient plus que jamais à la droite de travailler sans relâche pour construire son propre réseau médiatique de masse et à ses parlementaires d’exiger que l’audiovisuel public soit au service de tous les Français et pas uniquement d’une minorité En Marche.

Vidéo

Au cœur de l’Europe, les Chrétiens sont désormais des cibles



Les Chrétiens d’Orient sont les grands oubliés de la communauté internationale en dépit de l’activité associative pugnace qui les défend.

Manifestement moins « intéressants » pour nos dirigeants politiques que les « réfugiés syriens » qui ne fuient le plus souvent aucune guerre, ne viennent en majorité pas de Syrie du tout ni même du Levant, les Chrétiens d’Orient* sont discriminés, agressés voire sommairement assassinés dans une indifférence qui fait honte à « la lutte » si médiatisée et si partiale en faveur « des droits de l’Homme ».

Ceci étant dit, le phénomène anti-Chrétien, par nature profondément inquiétant puisqu’il attaque une foi dont on ne peut nier son message de paix et d’amour puisqu’elle va jusqu’à tendre l’autre joue, ne se limite plus à quelques lointaines contrées où l’on oublie sciemment que les Chrétiens d’Orient y étaient chez eux des siècles et des siècles avant ceux qui les remplacent et arguent que leur terre est d’un autre « royaume ».

Rappelons le martyr du père Jacques Hamel qui fut à la fois le paroxysme et le point de départ d’une vague inédite d’actes anti-Chrétiens en Europe. Depuis, après les mines de circonstance des responsables politiques, les pouvoirs publics n’ont toujours pris aucune mesure énergique – et surtout aussi énergique que pour d’autres – en vue de protéger la Chrétienté, ses ouailles, ses prêtres et ses lieux de culte.

Que l’on soit croyant ou non, qui ne constate pas combien la Chrétienté a façonné l’Histoire, la culture et les arts européens ignore tout un pan si ce n’est le pan principal de la civilisation européenne. Que l’on soit croyant ou non, qui peut accepter que la Chrétienté soit régulièrement pillée et attaquée au mépris absolu de nos lois n’est pas véritablement Républicain et participe à la croissance des extrêmes.

Le cas de l’Allemagne est par exemple édifiant** si l’on se rappelle de l’attaque terroriste contre le marché de Noel à Berlin en décembre 2016 (1), l’attaque terroriste délibérément anti-Chrétienne commise par un « réfugié » palestinien à Hambourg en juillet 2017 (2) ou encore l’assassinat d’un prêtre francophone originaire du Congo à Berlin en février 2018 (3).

A ceci s’ajoutent les provocations d’appels au « djihad » par quelques « déséquilibrés » en pleine messe, le vol et même le saccage régulier des Eglises (4) dans le silence assourdissant d’une Papauté aveugle et sourde et de gouvernements européens totalement indifférents. Dans ce contexte*** qui aurait paru inconcevable une décennie auparavant, peut-on se demander si les « prochains » Chrétiens d’Orient ne sont pas déjà les Chrétiens d’Europe.

Le réveil des consciences, s’il a un jour lieu, risque d’être terrible. Tout ceci doit donc cesser immédiatement et aucune « tolérance » ne saurait justifier plus longtemps de tels crimes contre l’Humanité.

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* Ceci est également vrai pour les Chrétiens d’Afrique, cible d’exactions abominables et de plus en plus régulières.

** L’évolution extrêmement rapide du contexte en Allemagne est inquiétante. En seulement dix ans, est-on passé d’aucun acte anti-Chrétien à plusieurs centaines par an.

*** En avance des critiques que suscitera cet article, il n’est aucunement besoin d’être croyant ni même Chrétien soi-même pour s’attrister et s’insurger d’un tel contexte.

(1) Attentat de Berlin au camion-bélier sur le marché de Noël, L’Express, 19 décembre 2016.

(2) German court convicts man of anti-Christian stabbing spree, Fox News, 2 mars 2018.

(3) Allemagne: meurtre d’un prêtre francophone originaire du Congo, BTMTV, 23 février 2018.

(4) Vidéo du quotidien italien Il Messagerio :

Laurent Wauquiez défend la crèche de Noël après son interdiction



Alors que des individus notoirement hostiles et dûment fichés sont autorisés à rester sur le territoire français après le rejet de la proposition de bon sens du député LR Eric Ciotti visant à éloigner les étrangers qui « représentent une menace pour l’ordre public, en renforçant les dispositifs d’expulsion et d’interdiction de territoire français, » c’est la totalement inoffensive crèche de Noël du conseil régional Auvergne-Rhône-Alpes qui est interdite.

Quand bien même la fête de Noël ne menace personne et transmet un véritable message de paix et d’amour, il semble absolument interdit de la célébrer même à titre strictement culturel dans les lieux publics. En effet, la décision de Laurent Wauquiez, président de la région sus-citée et candidat à la présidence des Républicains (LR), d’installer une crèche de Noël à l’accueil du siège de ladite région en décembre 2016 a été annulée par le tribunal administratif de Lyon.

Ce dernier estime que l’installation d’une telle crèche « par une personne publique dans un emplacement public (…) méconnaît le principe de neutralité en l’absence de caractère culturel, artistique ou festif. » Aussi, « la fabrication de santons par des artisans locaux ne suffit pas à démontrer le caractère artistique » et confirmerait donc le caractère plus religieux que culturel de l’installation. En vertu de la laïcité Républicaine, le tribunal a donc jugé la crèche de Noël illégale.

Force est donc de constater que si des individus aux visées extrémistes sont invités à rester – et même à revenir d’Irak et de Syrie – en France, une simple crèche de Noël semble générer une menace plus grave pour la sécurité nationale. « Parce que (la décision du tribunal administratif de Lyon) illustre une méconnaissance profonde entre ce qui relève du cultuel et du culturel, la région utilisera tous les recours juridiques possibles pour la faire annuler, » a promis Laurent Wauquiez.