Les Chrétiens sont persécutés mais les « élites » s’en foutent absolument



C’est un constat que la communauté internationale fait depuis longtemps sans pour autant intervenir et le génocide de nombreux Chrétiens d’Orient ces dernières années en est une des plus honteuses illustrations.

Dans un « deux poids deux mesures » perpétuel selon lequel certaines religions seraient toujours plus défendables que d’autres et selon lequel la victime devient même parfois le coupable, les Chrétiens se retrouvent abandonnés par des « élites » (1) auto-proclamées « progressistes » pour qui la tolérance unilatérale, la solidarité et l’humanisme naïfs s’appliquent à tous sauf, bien sûr, aux Chrétiens.

Leur indifférence vis-à-vis de ces derniers leur est si vive qu’on « assiste depuis six ans à une augmentation constante du niveau de persécution contre les Chrétiens dans le monde, » explique Portes ouvertes, une organisation non gouvernementale (ONG) protestante, dans un nouveau rapport qui souligne la progression dramatique des persécutions anti-Chrétiennes particulièrement en Afrique du nord.

Selon l’ONG, plus de 245 millions de Chrétiens, soit un sur neuf dans le monde, subissent violences ou discriminations notamment en Afrique – Algérie, Centrafrique, Erythrée, Libye, Mali, Mauritanie, Mali, Somalie, Soudan – et en Asie – Afghanistan, Pakistan, Inde, Corée du Nord.

En Europe, des attaques terroristes notamment contre les marchés de Noël et de nombreux faits divers sont souvent motivés par des considérations ouvertement anti-occidentales et anti-Chrétiennes que les autorités publiques se gardent bien de reconnaître comme telles considérant l’ampleur effrayante du phénomène qui voit notamment des cimetières Chrétiens et des Eglises être pillés et saccagés chaque semaine dans un silence assourdissant.

Aussi, les racines Chrétiennes de l’Europe sont-elles progressivement effacées au motif de « mieux accueillir » et de la laïcité, et la Chrétienté est régulièrement moquée, raillée et critiquée sans limite quand il est par ailleurs défendu voire même illégal de critiquer toute autre religion.

Alors que l’OTAN et la communauté internationale sont intervenues militairement après le massacre anti-musulman de Srebrenica, le génocide et la persécution quasi-généralisée de Chrétiens dans des régions parfois grandes comme dix fois la France n’a jamais motivé quelque intervention « humanitaire » de l’ONU et autres prix Nobel « de la paix » pourtant peu avares de leçons faites aux occidentaux (Chrétiens).

En plus donc de la persécution quotidienne, les Chrétiens restent les personnes plus discriminées par les institutions internationales, victimes également de l’apathie incompréhensible d’une Papauté immobile. En somme, les mêmes « humanistes » et « progressistes » qui s’émeuvent du moindre fait pour les uns s’en moquent dès lors qu’il s’agit de Chrétiens. Elle est belle « la communauté internationale » !

Notes

(1) A l’exception notable de François Fillon sur la scène politique française.

Racisme anti-blanc : Marlène Schiappa, ministre d’Emmanuel Macron, crée le scandale



Alors que la violence redouble en France tandis que chômage, insécurité et impôts sont au maximum depuis des années, le gouvernement d’Emmanuel Macron et de La République En Marche (LREM) paraît cumuler les impairs qui enveniment une situation déjà tendue.

Ainsi la Secrétaire d’Etat en charge de l’égalité hommes-femmes et ex-blogueuse Marlène Schiappa s’est fendu d’un tweet discutable et que beaucoup d’internautes dénoncent comme raciste.

Le 6 janvier 2019 après un week-end mouvementé qui a vu s’affronter violemment forces de l’ordre et manifestants à Paris, Marlène Schiappa a écrit qu’à « la tête de la haute administration, on a principalement des hommes, blancs, qui ont fait l’ENA. » Aussi, ajoute-t-elle, « on manque terriblement de diversité dans les parcours. Quand tout le monde a le même logiciel, il n’y a plus d’intelligence collective. »

Si la critique concernant l’ENA et son omniprésence dans la haute administration – rappelons tout de même qu’elle fut créée à cette fin – peut se comprendre, en quoi le manque supposé « d’intelligence collective » serait-il déterminé par la peau « blanche » des « hommes » ?

Outre que si le mot « blancs » était remplacé par toute autre couleur et que le mot « homme » était remplacé par le mot « femme », Marlène Schiappa crierait probablement (et légitimement) au racisme et au sexisme en demandant des sanctions judiciaires, il est en effet hautement discutable d’oser émettre un lien de cause à effet entre « hommes, blancs » et « il n’y a plus d’intelligence collective ».

Le même type de propos dans la bouche d’une personnalité politique de droite provoquerait des réactions scandalisées immédiates, dès lors être de gauche autorise-il la tenue d’un propos potentiellement interdit par la loi ?

Quoiqu’il en soit, les mots de Marlène Schiappa suscitent des réactions de plus en plus mitigées dans l’opinion publique et les données disponibles montrent qu’ils portent parfois préjudice à la majorité présidentielle et par extension à Emmanuel Macron.

En attaquant de front les « hommes, blancs », pas sûr que Marlène Schiappa aide concrètement Emmanuel Macron à remporter les prochaines élections européennes qui s’annoncent d’ores et déjà comme une rare berezina pour LREM. Quiconque souhaiterait jeter de l’huile sur le feu ne s’y prendrait pas mieux.

Notes

(1)

Le retour de l’affaire Benalla fragilise un peu plus Emmanuel Macron



Le nouvel an 2019 aurait pu être l’occasion de repartir sur de meilleures bases après une période difficile et excessivement acrimonieuse en 2018. Malheureusement, si l’on prend en compte les réactions observées ci et là dans l’opinion publique, le renouvellement de l’affaire Alexandre Benalla et le « flop » de l’intervention télévisée du 31 décembre au soir n’augurent pas une évolution positive, du moins dans l’immédiat.

La volte-face du président Emmanuel Macron reconnaissant n’avoir eu que deux échanges « laconiques » avec son ancien conseiller – ou « bagagiste » selon le ministre de l’intérieur Christophe Castaner – après le dernier démenti par l’Elysée de toute communication depuis le pic de l’affaire rappelle quelque peu le désastre estival qui avait propulsé le scandale.

Aiguisant la curiosité légitime du Sénat, ce dernier s’active encore plus après la révélation selon laquelle les deux passeports diplomatiques de M. Benalla rendus à l’Elysée ne l’étaient en fait pas du tout, de même concernant la coupe du monde de football que ce dernier est présumé avoir transporté à sa guise durant plusieurs jours pour la montrer à ses amis.

De toute cette affaire d’Etat, car c’est bien de cela qu’il s’agit considérant les questions qu’elle soulève, l’opinion publique en retient une certaine cacophonie au sommet qui tranche avec la rigueur exigée à elle-même – voire aussi avec la sévérité appliquée au mouvement des gilets jaunes. A mesure qu’Alexandre Benalla s’exprime, Emmanuel Macron perd en crédit, un crédit qui lui est pourtant indispensable et désormais bien entamé pour affronter les épreuves de son futur politique proche.

L’impression que l’Elysée est un moulin avec lequel un ancien « collaborateur » peut manifestement tout se permettre montre un Emmanuel Macron souvent sévère avec les Français mais manifestement moins capable de se faire respecter de son entourage.