200.000 euros de costumes pour Jack Lang, preuve de la partialité médiatique ?



Récemment, Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout La France (DLF), a été vivement critiqué par les « démocrates et progressistes » pour avoir exprimé un avis pourtant largement partagé par les Français à savoir que les médias, particulièrement ceux du secteur public financés à prix d’or avec les impôts, sont politiquement engagés à gauche et/ou en faveur d’Emmanuel Macron.

Quelques jours plus tard, une nouvelle affaire de costumes émerge deux ans après celle qui, hystérisée et manipulée à dessein, avait démoli la candidature de François Fillon à l’élection présidentielle 2017. Le légendaire et iconique ministre de la culture de François Mitterrand, le socialiste Jack Lang désormais président de l’Institut du Monde Arabe (IMA) aurait reçu pour 200.000 euros de costumes en cadeaux et « sans contrepartie » depuis cinq ans selon l’hebdomadaire L’Obs.

Mais comme d’habitude, ce qui, commis à droite, suscite un scandale, génère la condamnation unanime de tout ce qui existe de « bien-pensant », « d’engagé », de « progressiste » etc… – même sans preuve – ne suscite aucun scandale quand un fait similaire et potentiellement plus important est commis à gauche.

Le socialo-progressisme a donc ceci de formidable qu’il passe son temps à proclamer son objectivité tout en apportant chaque jour les preuves accablantes de sa partialité auprès de Français auxquels on ose reprocher ensuite d’avoir quelque défiance vis-à-vis d’un « service audiovisuel public » qui affiche pourtant clairement ses opinions politiques et les sert en leçon permanente à « ceux qui pensent mal » 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 « avec vos impôts dépensés sans compter ».

Ainsi donc François Fillon était impardonnable là où Jack Lang est formidable et quiconque oserait contester une si grande équité est un affreux « populiste » à quelques semaines d’élections européennes où, aux frais du contribuable, des affiches et des spots publicitaires vous annoncent – démocratiquement – que « vous n’avez pas (d’autre) choix » que de voter pour Emmanuel Macron et La République en Marche (LREM).

« Quand Fillon se fait offrir pour 13.000 euros de costumes, il est mis en examen pour trafic d’influences. Quand Lang en reçoit pour 200.000 euros, il est promu ambassadeur de la marque. La gauche force mon admiration, » résume ainsi le journaliste Clément Weill-Raynal sur Twitter (1).

Conclusion, la droite doit enfin prendre conscience du parti-pris médiatique qui vide très largement notre « démocratie » de sa substance et confère un avantage indu gigantesque à la gauche. Le silence presque sympathique en faveur de Jack Lang comparé à l’insupportable fureur déployée contre François Fillon est la preuve irréfutable que la France connaît depuis longtemps un grave déséquilibre médiatique.

L’injustice est immense et elle participe pleinement du « populisme » que ceux-là mêmes qui en sont la cause prétendent combattre. Du point de vue de la couverture médiatique de notre vie politique, la France est un pays profondément « illibéral » pour reprendre un mot cher aux « progressistes ».

Notes

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Olivier Faure, un Républicain réaliste à la tête du Parti Socialiste (PS) ?



« Ce qui se passe est grave » et en pleine affaire Alexandre Benalla, il y en a un qui sur la scène politique française a gagné des points. Il s’agit d’Olivier Faure, Député PS de la 11e circonscription de Seine-et-Marne et Premier secrétaire du Parti socialiste (PS) depuis le 29 mars 2018.

Malgré sa proximité que l’on pouvait supposer avec Emmanuel Macron, lui-même ancien membre du PS, et à travers son épouse Soria Blatmann, membre du cabinet présidentiel chargée des droits de l’homme jusqu’en février 2018, Olivier Faure a gagné en notoriété en exprimant ces derniers jours des positions partagées par une majorité de Français.

Faisant fi de l’accusation systématique de vile exploitation politique de la part d’En Marche qui voit même des Fake News dans des vidéos irréfutables, le député socialiste a entendu le message de ses militants en s’associant aux insoumis et aux communistes pour déposer une motion de censure à l’encontre du gouvernement d’Edouard Philippe.

Aussi, estimant que « la commission d’enquête a été entravée et qu’il nous fallait un moyen pour alerter les Français, » (1) Olivier Faure s’est félicité du fait « que nous sachions faire front commun quand l’essentiel est en cause » (2) après que la droite ait également entrepris le dépôt d’une motion de censure, une simultanéité inédite depuis 1980.

Dénonçant la dérive d’un système, Olivier Faure avait précédemment affirmé que « le président a menti et fait mentir », des mots forts pour le dirigeant d’un parti qu’on imaginait plutôt comme un allié naturel d’un ancien camarade. Si aucune des motions n’a de chance de renverser le gouvernement, Olivier Faure espère au moins qu’elles auront le mérite d’alerter et d’obliger à établir la vérité.

Notes

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En Gironde, le drapeau français serait-il un signe ostentatoire et gênant ?



La France serait tout simplement une provocation… en France. Il y a quelques jours, un homme aurait reçu une lettre de la part du maire socialiste de la commune girondine (1) où il réside. Il est informé « que plusieurs personnes de la commune et des communes environnantes sont surprises et interpelées de voir à longueur d’année le drapeau que vous avez mis sur la façade de votre maison. »

Parce que sa ville « se veut être une commune paisible », le maire ajoute que « tout signe ostentatoire devient gênant pour la quiétude recherchée ». Dès lors, l’habitant un peu trop francophile est dûment invité à « faire le nécessaire » sans quoi le maire engagera « une action auprès de l’activité (sic) de l’autorité de tutelle ».

En France donc et sous la présidence d’Emmanuel Macron, afficher un drapeau français serait inacceptable (2), cependant précisons que le drapeau “incriminé” comporte une croix de Lorraine et porte sur la voie publique. « Gageons que si ce drapeau était européen ou étranger, le maire n’aurait jamais rien écrit, » a commenté un internaute.

Le 17 mai 2018 dans la matinée, Le Politique a reçu par courrier électronique (4) confirmation de l’authenticité du courrier par la mairie de Sainte-Terre ainsi que deux photos du drapeau concerné (5) fournies par cette dernière (voir dans les notes).

Notes

(1) Après étude du blason par l’équipe de Le Politique, il semble possible que la commune concernée soit celle de Sainte-Terre (33 485).

(2) Le courrier envoyé par la mairie de Sainte-Terre et reçu par le propriétaire du drapeau.

(3) Le tweet original

(4) La réponse de la mairie de Sainte-Terre à Le Politique.

(5) Le drapeau en question.