En rapatriant 130 djihadistes, Macron et Castaner sèment la défiance et la colère



Il est des collaborateurs dont on regrette parfois le recrutement mais leur proximité pendant une longue campagne présidentielle les rend finalement indispensables. Peut-être Christophe Castaner, propulsé ministre de l’intérieur sans guère d’expérience de la sécurité publique comme nationale, est-il de ceux-là du point de vue complexe du président de la République Emmanuel Macron à nouveau plongé dans l’embarras.

C’est en effet un scandale de plus et probablement le pire de toute l’histoire de la cinquième République avec le « rapatriement » accepté voire même encouragé des « djihadistes » de la zone syro-irakienne par Christophe Castaner qui assure que ceux « qui rentreront en France seront judiciarisés ».

Ainsi donc après les massacres au cœur de Paris, de Nice et un peu partout ailleurs dans le pays, « des criminels contre l’Humanité » selon la définition même de l’ONU sont-ils autorisés à rentrer dans le pays qui les a élevé, nourri et parfois même si généreusement accueilli mais dont ils ont choisi de devenir l’ennemi. Christophe Castaner, aussi instruit dans les questions de sécurité que le serait en cuisine un légionnaire célibataire après vingt ans dans le désert, explique que « lorsque le juge estimera qu’il faudra (…) mettre en prison (les djihadistes), et ce sera l’essentiel des cas, ils seront mis en prison. »

Ainsi donc celui-là même qui voit sans distinction parmi les gilets jaunes un danger mortel pour la République ouvre grandes les portes du pays à ceux qui ont jurés de le détruire et de massacrer sa population, et ne s’en sont pas privés dès qu’ils en ont eu l’occasion à la faveur notamment des renoncements des gouvernements précédents.

Les « élites » progressistes choisissent donc de céder à la pire des facilités en plaidant qu’autoriser le retour de l’ennemi empêchera celui-ci de commettre des attentats. Cette politique est celle de la faiblesse et ne manquera pas d’être interprétée comme telle tant par les « djihadistes » que par la majorité des Français qui regarde par conséquent, effarée, le gouvernement d’Emmanuel Macron déployer une force colossale contre les gilets jaunes et baisser son pantalon devant l’extrémisme le plus dangereux.

Pour reprendre les bons mots du chef de l’Etat, Christophe Castaner est ministre de « rien » puisque l’intérieur comme l’extérieur n’existent plus qu’administrativement dans un espace Schengen où quiconque souhaite semer la mort, la désolation et l’extrémisme est accueilli à bras ouverts, de peur qu’ils n’osent commettre ce qu’ils ont déjà commis auparavant et ne manqueront pas de commettre demain.

Dans ces conditions insensées où la vie des citoyens est délibérément mise en danger, le discours de fermeté d’Emmanuel Macron et de Christophe Castaner perd toute crédibilité vis-à-vis des Français étonnés de leur obsession à voir le « fascisme » partout mais si enclins à laisser sa pire forme actuelle proliférer. Les assassinés de Charlie Hebdo, du Bataclan, de Nice, de Trèbes sont morts pour rien et les « élites » progressistes n’ont absolument rien compris à la menace terroriste protéiforme et hybride qui sape lentement mais sûrement l’existence même de la France.

Impitoyable avec le gilet jaune, faible avec le « djihadiste », Christophe Castaner incarne malheureusement parfaitement ce « progressisme » qui inverse victime et coupable, laisse faire le pire chez les uns et réprime toute velléité citoyenne chez les autres. « Rapatrier » les « djihadistes » pourrait constituer en quelque sorte une « trahison » tant des organes de sécurité et de leurs effectifs courageux que du peuple Français éprouvé. Le mot est fort mais il paraît malheureusement le seul approprié après les centaines de morts et les milliers de familles brisées par l’incapacité des autoproclamés « premiers de cordée » à assurer le service minimum de la sécurité nationale la plus élémentaire.

La confiance ne tenait pourtant déjà plus qu’à un fil après que Christophe Castaner a clamé des jours durant qu’il ne fallait pas s’empresser de qualifier le récent attentat de Strasbourg « d’islamiste » alors que tous les organes compétents en étaient immédiatement convaincus et désespéraient de devoir se taire devant pareille ineptie.

La lecture des commentaires postés sur les réseaux sociaux au sujet du « rapatriement » des « djihadistes » montre qu’Emmanuel Macron et son gouvernement choisissent délibérément d’agir contre l’écrasante majorité de l’opinion publique française, tous bords politiques confondus. Pour eux qui ne cessent jamais de s’en lamenter, voilà une explication parfaitement tangible de la croissance du « populisme » dont ils sont en fait le meilleur catalyseur avec leur inversion complète des valeurs.

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Jany Le Pen agressée : le fléau de l’insécurité touche des millions de Français



« L’insécurité n’est qu’un sentiment, » répètent en chœur les « progressistes » (1) qui estiment avec la prétention habituelle qui les caractérise que les victimes elles-mêmes sont en fait coupables et que les coupables eux-mêmes sont de perpétuelles « victimes de la société ».

Dans cette dynamique inversée qui s’applique quasiment à tous les sujets régaliens – de la plus élémentaire guerre économique au plus dangereux terrorisme – le gouvernement d’Emmanuel Macron s’évertue à ignorer le mal perpétré par l’ennemi et à accabler le bon sens de la population qu’il a pourtant la charge de défendre.

On ne saurait malheureusement trouver meilleur exemple avec la lutte contre l’insécurité ou plutôt l’absence de véritable lutte efficace contre l’insécurité. Les forces de l’ordre – de police comme de gendarmerie – font ce qu’elles peuvent avec les ordres et les moyens qu’elles reçoivent et il serait donc injuste de les blâmer de l’incurie toute politique qui régit actuellement la politique de sécurité publique comme nationale.

Que vous ayez 20 ans ou 80 ans, vous pouvez être victime d’une agression, d’un vol, de violences terribles voire pire sans que cela ne modifie en rien la béatitude insondable des « progressistes » qui ne voient le mal que chez ceux qui osent décrire la réalité plutôt que de fantasmer un « vivre-ensemble » qui n’a jamais existé ailleurs que dans des films « progressistes » subventionnés par tous les Français et à l’audience nanoscopique.

Parce que Jany Le Pen, 86 ans, est l’épouse de Jean-Marie Le Pen, il est probablement défendu par les « élites » de parler de son agression au marché de La Celle-Saint-Cloud le 26 janvier 2019 à coups de poing et de casque car cela ferait « le jeu des extrêmes », estiment probablement les penseurs complexes qui peuplent la majorité présidentielle mais s’avèrent décidément incapables d’assurer le service minimum d’un Etat de droit à savoir protéger les citoyens, fondement du contrat social.

Aujourd’hui en France, des agressions ultra-violentes ont lieu par centaines chaque jour, brisant des vies voire des familles entières, sans que le gouvernement et son ministre de la justice ne prennent les mesures élémentaires de sévérité pour endiguer le fléau de l’insécurité. Réduite à un sentiment, cette dernière est comme d’autres sujets totalement exclue du « grand débat national » car elle montre la face d’une France gravement abîmée, livrée à tous les trafics et abandonnée au jeu du plus fort.

Sauf que de plus fort il n’y a que l’agresseur puisque dans la même logique terrifiante qui caricature l’insécurité en un simple sentiment, la loi n’autorise la légitime défense que selon des critères hautement difficiles à remplir dans des circonstances de surprise, de peur et d’effroi : trois choses qu’Emmanuel Macron et ses progressistes ministres ne connaissent pas et ne connaîtront probablement jamais.

L’insécurité grandissante motive en partie le vote dit « populiste » et si les « progressistes » étaient dotés de réelles convictions et étaient animés de sincérité, ils travailleraient donc à rétablir enfin la loi et l’ordre sur tout le territoire national. Au lieu de cela, rien de durable n’est fait et la situation empire dangereusement, au prix d’innombrables victimes souvent traumatisées pour toujours. L’insécurité n’est pas un sentiment, l’insécurité est une réalité quotidienne pour des millions de Français.

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Notes

(1) Principalement d’anciens « seconds couteaux » du Parti Socialiste (PS) recyclés à travers La République En Marche (LREM) fondée opportunément en 2016 par Emmanuel Macron, lui-même ancien membre du PS et ministre socialiste de François Hollande, président de la République socialiste et ancien premier secrétaire du PS.

(2) Quand ceux qui osent décrire le réel tel qu’il est ne sont pas réduits au silence par tout moyen comme pendant la campagne présidentielle 2017.

Vidéo : au Pont d’Aquitaine, le gouvernement Macron fait charger les gilets jaunes



Dégoût, voilà le seul mot qui vient à l’esprit lorsque l’on regarde la vidéo (1) ci-dessous montrant un homme relativement âgé – et participant au mouvement des « gilets jaunes » – être violemment jeté à terre par un membre des forces de l’ordre afin d’être « évacué » du pont d’Aquitaine à proximité de Bordeaux.

Si l’on comprend absolument qu’aucune protestation, même populaire et légitime, ne doit ni empêcher l’activité économique ni la libre circulation, on peut aussi s’émouvoir absolument d’un tel déploiement de force contre de simples citoyens Français venus exprimer pacifiquement leur mécontentement.

Surtout quand on constate depuis des décennies la passivité incroyable des « gouvernements » face au développement tous azimuts de l’islamisme, de la délinquance et de la grande criminalité qui pourrissent des quartiers entiers.

Notes

(1)