Signer le Pacte Mondial sur les migrations est une mauvaise idée



Dans un contexte de fortes tensions liées aux « Gilets jaunes » se profile un autre scandale en perspective, qui risque incontestablement d’ajouter de la violence au désordre actuel : la possible signature par la France, les 10 et 11 décembre prochains, du Pacte Mondial sur les migrations.

Ce Pacte, proposé sous l’égide de l’ONU, a pour objectif d’instaurer un véritable « droit à la migration », avec comme corollaire l’ouverture aux migrants de la possibilité de bénéficier de toutes les prestations sociales des pays d’accueil.

Ce texte est certes non contraignant juridiquement, mais enverrait, en cas de ratification par notre pays, un mauvais signal à toute une partie des Français qui, souffrant à la fois de l’insécurité culturelle et de la fiscalité écrasante, ont l’impression que la classe dirigeante préfère s’occuper des intérêts des migrants que des leurs.

Mettre en place des conditions d’accueil dignes est évidemment une nécessité, qui n’exclut pas la fermeté à l’encontre de l’immigration économique illégale, mais la France, pays d’asile et de droits de l’homme, a déjà prouvé qu’elle avait en la matière un droit national développé et respectable. S’il faut sans doute l’améliorer, cela ne doit pas passer par un pacte onusien mais par un débat interne et le vote du peuple.

De nombreux Etats ont déclaré qu’ils ne signeraient pas ce Pacte, dont les Etats-Unis, l’Autriche, l’Australie ou encore Israël. La France, par la voix de son Président Emmanuel Macron, semble s’orienter vers le choix inverse. Tandis que les « Gilets jaunes » continuent de paralyser le pays, que la fronde face aux taxes et impôts semble plus forte que jamais et que toute une partie des Français rejettent désormais syndicats et partis politiques perçus comme inefficaces et corrompus, il serait peu responsable de venir ajouter au chaos ambiant un nouvel axe d’inquiétude.

Les classes moyennes, délaissées, poussent en ce moment un cri de désespoir et d’alerte en demandant au gouvernement qu’il s’occupe concrètement des intérêts de son peuple.

Après l’idée hallucinante de remplacer le siège de la France au Conseil de sécurité de l’ONU par un siège « européen », il serait de mauvais goût de participer à un projet qui donne l’impression de diminuer la souveraineté de notre pays en matière de politique migratoire (même si à la lecture du texte en question, il apparait que les choses sont plus nuancées sur ce point que certains peuvent le laisser entendre).

Evitons donc de jouer une énième fois à un jeu que personne ne contrôle : Emmanuel Macron ne doit pas associer la France à ce Pacte, mais se concentrer sur la réponse à apporter à une population sur le point d’entrer en insurrection.

Notes

Le titre original de cette contribution est Signature du Pacte Mondial sur les migrations : une mauvaise idée.

Céder le siège de la France au conseil de sécurité de l’ONU, la ligne rouge



Un ancien dirigeant de l’Allemagne des années 1930 en a rêvé, Angela Merkel va-t-elle le faire ? La France poursuit sa descente aux enfers stratégiques dans le démantèlement profondément organisé, absolument séquencé depuis fort longtemps de sa souveraineté.

Washington n’a jamais supporté que Paris puisse avoir quelque once d’indépendance. Berlin n’a jamais accepté que Paris soit sorti, au moins diplomatiquement, victorieux de l’invasion nazie de l’Europe. Moscou et Pékin ne croient plus vraiment à l’indépendance de Paris.

Depuis des années, une vaste entreprise de démolition de tout ce qui donne – ou donnait – à la France quelque influence dans le monde continue sans que cela ne suscite quelque protestation. Totalement léthargique, absolument à plat ventre, décidément naïf, le corps politique français livre depuis des années les clefs de la France à l’Allemagne.

Maintenant que l’Allemagne ose demander à la France de lui donner l’un de ses deux derniers atouts à savoir son siège au conseil de sécurité de l’ONU, on trouve véritablement des élus politiques français pour trouver cette proposition parfaitement acceptable et ils poussent le délire jusqu’à en encourager la concrétisation (1).

Aujourd’hui le siège au conseil de sécurité de l’ONU alors que la France, depuis des décennies, protège au prix de ses hommes et d’un budget militaire parmi les plus importants du monde l’Europe entière.

Demain, l’Allemagne au prétexte de la solidarité européenne demandera aussi la dissuasion nucléaire française qui a tant coûtée aux Français. Que l’Europe soit une belle idée, d’accord, mais qu’elle ne se construise qu’au bénéfice exclusif de l’Allemagne par la déconstruction odieuse et en pleine lumière de la France relève de l’impensable.

Le culot allemand n’a d’égal aujourd’hui que la naïveté absolument interstellaire d’un pouvoir politique français semblable au membre d’une secte tout dévoué à son gourou. Rappelez à l’Allemagne qu’elle a aussi des devoirs, qu’elle porte des prétentions qui confinent à l’humiliation, qu’elle n’aime que l’Europe que quand elle lui sert est le devoir de tout européen qui aime l’Europe.

Qu’Emmanuel Macron ose un instant penser à accéder à l’exigence allemande concernant l’ONU et il allumera la flamme d’une mèche potentiellement inextinguible.

Notes

(1)

Burqa : la France, c’est la France et elle doit rester un pays libre, quoique pense l’ONU!



Le Comité des droits de l’homme de l’ONU a annoncé qu’il souhaitait remettre en cause la législation française de 2010 sur la dissimulation du visage. Rappelons que cette législation avait été instaurée afin de lutter, entre autres, contre le port de la burqa, ce fameux voile intégral promu par l’islamisme.

Prétextant que la loi de 2010 porterait atteinte à la liberté religieuse et serait facteur de discrimination envers les femmes, le Comité des droits de l’homme des Nations Unies voudrait ainsi que notre pays, reconnu dans le monde comme terre des droits de l’homme et de la laïcité, s’incline devant les lubies communautaires des islamistes.

Le port de la burqa constitue une grande revendication des apôtres de l’islam radical, qui y verraient une véritable capitulation de notre part si nous venions à autoriser un tel recul : ce serait en effet une capitulation sur le plan politique, tant la burqa constitue le parfait symbole opposé à la laïcité, mais aussi sur le plan des libertés et des droits des femmes. Qui peut, ne serait-ce qu’un instant et sans mauvaise foi, croire que le voile intégral puisse émanciper la moindre femme ? Qui peut, ne serait-ce qu’un instant et sans mauvaise foi, penser que toutes les femmes musulmanes font librement le choix de porter ce vêtement oppressant ?

Vouloir remettre en cause l’interdiction de la burqa signifie vouloir légitimer, indirectement et par voie de conséquence, toutes les idéologies mortifères qui, sous le voile de la liberté, ne font que mettre en danger nos libertés les plus primaires. Ce Comité, en plus de n’avoir aucune légitimité pour imposer quoi que ce soit à un Etat souverain et démocratique tel que le nôtre, interroge sur ses motivations réelles et profondes : comment un outil censé être au service des droits de l’homme peut prendre position en faveur de revendications liberticides ?

Les recommandations de l’ONU en la matière n’ont aucune force juridique obligatoire. Mais savoir que de telles institutions, dont le rôle est avant tout de sauvegarder la paix mondiale et de veiller au respect de standards internationaux en matière de droits fondamentaux, sont prêtes à prendre le parti de l’oppression idéologique et religieuse est inquiétant et fait se poser nombre de questions pour l’avenir.

La France doit rester un pays libre. Peu importe que des technocrates déconnectés ou idéologues veuillent le contraire.

Notes

Le titre original de cette contribution est : Quand le Comité des droits de l’homme de l’ONU souhaite porter atteinte aux droits de la femme.