La France Insoumise milite pour la sortie du nucléaire



Dans le cadre du 2e cours de « l’école de la France insoumise (FI) », le parti de Jean-Luc Mélenchon a lancé une vaste opération médiatique et sur les réseaux sociaux afin de convaincre les Français de la nécessité de sortir du nucléaire.

Reproduisant heure par heure les événements de la catastrophe de Fukushima (Japon) en 2011, FI souhaite sensibiliser ses concitoyens aux dangers de l’énergie nucléaire et prend l’Allemagne comme exemple d’une renonciation réussie à celle-ci ; quand bien même la production de charbon a-t-elle augmenté sensiblement depuis.

Partant du postulat que « l’élection d’Emmanuel Macron, président des riches et des lobbies, n’a pas répondu à l’urgence écologique, » FI évalue « qu’à l’heure où deux tiers des réacteurs nucléaires français auront atteint 40 ans de vie en 2027 » y’a-t-il urgence à décider d’une « sortie planifiée de l’énergie nucléaire ».

En remplacement, FI promeut les énergies renouvelables et propose une votation en ligne ou à travers le pays posant la question « êtes-vous favorable à la sortie du nucléaire ? »

Annonces nucléaires de Vladimir Poutine, qu’en retenir ?



Cet article est rédigé en 3 parties.

Charles Rault, analyste et fondateur de Le Politique, vous propose ci-dessous quelques clefs pour mieux comprendre les récentes déclarations de Vladimir Poutine en matière d’armements, d’armes nucléaires et de dissuasion.

L’ancien président français Nicolas Sarkozy l’aurait exprimé clairement à Abou Dabi (EAU) il y a quelques jours selon un enregistrement dont Le Politique n’a toutefois pas pu s’assurer de l’authenticité, « la Russie est le pays qui a la plus grande superficie du monde. Qui peut dire qu’on ne doit pas parler avec eux ? C’est fou comme idée ! On a besoin de la Russie. On doit parler à Poutine, il faut lui parler surtout si on n’est pas d’accord. »

Ces mots ont un écho particulier seulement une semaine environ après que le président russe Vladimir Poutine a dévoilé de « nouvelles armes nucléaires » dont les Occidentaux doivent tenir compte comme « d’une nouvelle réalité ». Parmi ces armes, un nouveau missile intercontinental nucléaire, des drones nucléaires sous-marins, une arme laser, un missile supersonique et des ogives nucléaires de dimensions suffisamment réduites pour équiper des missiles de croisière.

La difficulté pour les analystes consiste, surtout en matière de défense d’intérêts vitaux, à distinguer le vrai du faux, à séparer la réalité de l’illusion. En effet, le doute est consubstantiel à toute dissuasion efficace et de là en déduit-on que les mots de Vladimir Poutine sont une représentation certainement partielle et probablement inexacte des capacités militaires russes réelles dans le domaine stratégique.

Dès lors ne faut-il pas le prendre strictement aux mots de même qu’il ne faut pas nier la portée de ses déclarations.

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Annonces nucléaires de Vladimir Poutine, qu’en retenir ? (3/3)



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Concernant la France, troisième puissance nucléaire militaire du monde même avec dix fois moins d’ « armes » que les deux premières*, les déclarations de Vladimir Poutine sont aussi d’une importance capitale. Le message de ce dernier ne se limite pas aux Etats-Unis mais s’adresse bien aux Occidentaux dont la France fait partie, en plus de l’OTAN.

Il convient donc au chef des armées Emmanuel Macron et à son état-major d’analyser objectivement et très précisément les modifications concrètes de la posture nucléaire et stratégique de la Russie afin de s’assurer que la France soit parfaitement en mesure de défendre ses intérêts vitaux vis-à-vis de la Russie et/ou en cas de conflit entre la Russie et elle, et/ou un et/ou (d’)autre(s) pays.

En conclusion, et si les déclarations de Vladimir Poutine sont confirmées par d’autres biais, la modernisation de l’arsenal nucléaire, balistique et robotique français et de ses éléments d’usage et de projection semble indispensable.

La force des mots du président russe incitent les analystes, notamment américains, à une certaine prudence considérant que l’histoire a montré que l’on pouvait insister sur la construction d’une technologie « révolutionnaire » pour pousser l’adversaire à tenter de la construire en vain. En matière stratégique et comme dans bien d’autres domaines, celui qui parle le plus fort ne l’est pas toujours.

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* 300 « armes » suffiraient à la dissuasion française considérant sa superficie, la taille de sa population et sa capacité de réponse « du faible au fort ». On estime que la Chine n’en aurait par exemple « que » 280, chiffre que ses armées doivent estimer suffisant pour protéger les « intérêts vitaux » du pays.

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