La dissuasion nucléaire, « clef de voûte de notre sécurité »



La visite du nouveau président Emmanuel Macron à la base de l’île Longue a permis de confirmer sa position concernant la dissuasion nucléaire française. La veille lors sa déclaration devant le Congrès réuni à Versailles, il avait insisté sur « l’accumulation des menaces » et sur « la dissuasion, clé de voûte de notre sécurité. »

Emmanuel Macron s’est donc rendu en rade de Brest pour visiter la base qui abrite les quatre sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE) de la Force océanique stratégique (FOSTS). Emmanuel Macron a ensuite rejoint le SNLE Le Terrible en hélicoptère à près de 300 km des côtes en vue d’une plongée d’environ quatre heures.

Il est le troisième président de la République à embarquer à bord d’un SNLE après Valéry Giscard d’Estaing en 1974 et François Hollande en 2012.

La production d’électricité de l’OCDE a augmenté de 0,9% en 2016



Une évaluation des données mensuelles montre qu’en 2016, la production nette d’électricité de l’OCDE a progressé de 0,9% par rapport à 2015. Dans ce petit changement global détaillé par l’International Energy Agency (IEA), il y a eu une forte augmentation de 9,5% en génie géothermique, solaire, éolien et d’autres sources renouvelables et une plus petite mais significative augmentation d’Hydro de 2,2%. Les énergies fossiles et nucléaires ont diminué de 0,2% et 0,1%, respectivement.

Alstom et GE, qui de Nicolas Dupont-Aignan ou Emmanuel Macron dit vrai ?



A l’occasion du Grand Débat du 4 avril 2017, Nicolas Dupont-Aignan, candidat de Debout La France (DLF) a interrogé Emmanuel Macron, candidat d’En Marche (EM), concernant la vente de la branche « énergie » de la société française Alstom au géant américain General Electric (GE). Ce dernier a indiqué n’être pas responsable de la vente d’Alstom puisqu’un accord fut conclu deux mois avant sa nomination au Ministère de l’économie. (1)

Les dates devraient aider à éclaircir la situation. L’accord de vente entre Alstom et GE a été conclu en juin 2014 après 18 mois de négociations particulièrement « intenses » alors qu’Arnaud Montebourg est Ministre de l’économie, du redressement productif et du numérique. Deux mois plus tard, le 26 août 2014, Emmanuel Macron lui succède après avoir été Secrétaire-général adjoint de l’Elysée du 15 mai 2012 – dès le début du mandat présidentiel de François Hollande – au 14 juin 2014.

Environ quatre mois plus tard, le 19 décembre 2014, l’assemblée générale des actionnaires d’Alstom valide la vente à GE et le PDG Patrick Kron explique à cette occasion l’amende infligée au fleuron français par la justice américaine et dont il s’acquittera malgré la vente. Arnaud Montebourg, prédécesseur d’Emmanuel Macron, semblait préférer une « semi-nationalisation » déclarant en juin 2014 qu’Alstom est « maintenu, désendetté et allié. »

Par la vente d’Alstom, des éléments importants participant de l’indépendance stratégique de la France seraient partis aux Etats-Unis, rendant la France probablement dépendante pour l’acquisition de turbines utilisées dans les sous-marins, élément vital de la dissuasion nucléaire. Le gouvernement a démenti une telle dépendance en indiquant avoir conclu un accord 50-50 assorti d’un droit de veto et d’une participation active de l’Etat. Cette vente fut cependant très critiquée et mal accueillie au sein des Armées et de la communauté française du renseignement.

(1) Un document officiel (aussi visible ici) daté du 5 novembre 2014 impute pourtant à Emmanuel Macron l’autorisation de l’investissement de GE avec Alstom, sur la base du décret n°2014-479 du 14 mai 2014 sur les investissements étrangers soumis à autorisation préalable.

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Synthèse générale et exclusive de Le Grand Débat du 4 avril 2017

Sources

Biographie d’Emmanuel Macron (Wikipedia)

Biographie d’Arnaud Montebourg (Wikipedia)

Alstom : 5 questions pour tout comprendre au rachat (NouvelObs)

Alstom : l’AG valide la cession de la branche énergie à GE (Les Echos)

GE completes acquisition of Alstom power and grid business (General Electric)

Racket américain et démission d’Etat – Le dessous des cartes du rachat d’Alstom par General Electric (CF2R)

Preuves

Ces deux captures d’écran prouvent la recherche effectuée par Le Politique concernant le communiqué officiel cité plus haut.

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