Nicolas Dupont-Aignan veut sortir du « piège de Mitterrand », objectif difficile!



Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout La France (DLF) et ancien allié de Marine Le Pen, son homologue du Rassemblement National (RN), poursuit sa percée médiatique après son passage remarqué chez Laurent Ruquier et son émission On n’est pas couché (ONPC).

Environ neuf mois après avoir lancé les « Amoureux de la France », le député de l’Essonne appelle au rassemblement de toutes les droites, de Laurent Wauquiez à Marine Le Pen, car « en s’enfermant dans le piège de (François) Mitterrand, en continuant les divisions, nous n’y arriverons jamais. »

Face à un Emmanuel Macron ayant conquis une part majoritaire du centre, doté de tous les pouvoirs ou presque qu’ils soient médiatiques et politiques, la droite est forte dans les esprits mais institutionnellement faible. Comme de nombreux scrutins l’ont montré, gagner la bataille des idées ne suffit manifestement pas si ceux qui les défendent se présentent désunis.

C’est en résumé l’argument central de Nicolas Dupont-Aignan qui plaide que « l’union des Amoureux de la France est fondamentale pour libérer notre pays ».

D’un point de vue empirique et analytique, « la percée médiatique d’élus de plus en plus appréciés par les électeurs comme Nicolas Dupont-Aignan, Bruno Retailleau permet de dépasser quelques tabous politiques imposés par la gauche depuis longtemps. Le débat d’idées est donc plus direct même s’il reste limité en temps et en audience par la morale médiatique uni-idéologique, » estime Charles Rault, analyste et fondateur de Le Politique.

« Aussi et paradoxalement, l’appel à l’union doit être utilisé avec circonspection car si c’est du point de vue de Nicolas Dupont-Aignan une démarche salutaire, c’est aussi le constat d’une faiblesse structurelle. Enfin, peut-elle involontairement participer de l’exclusion médiatique actuelle et organisée de Laurent Wauquiez qui, rappelons-le, représente le plus gros des troupes ».

L’union des droites suscite un réel intérêt et les militants y sont majoritairement plus favorables que ceux qui les représentent. Toutefois, considérant le contexte politique actuel et en l’absence de toute stratégie médiatique de masse et de fond, une simple union des droites paraît une solution un peu trop simple face à un Emmanuel Macron amateur de « disruption ».

Gare également à une identification trop marquée à des unions telle que celle entre la Lega et M5S en Italie dont le gouvernement débute tout juste et dont la qualité des résultats demeure difficile à anticiper puisqu’étant une offre politique inédite. Exprimer telle prudence n’empêche pas de constater in situ leur popularité croissante indéniable en Italie.

« Une union des droites devra s’accompagner d’un vaste effort médiatique, culturel et idéologique. Une alliance hétéroclite limitée à des questions tactiques et/ou techniques serait probablement déstabilisée par l’argument de stabilité et de continuité que ne manquerait pas de plaider Emmanuel Macron, » conclut Charles Rault.

Le long chemin vers l’alternance victorieuse sera difficile et il sera autrement plus ardu de réconcilier des individus que de s’entendre sur un programme commun, les inimitiés et les rancoeurs d’hier pouvant être autant d’obstacles pour demain.

Nicolas Dupont-Aignan : “Le gouvernement prépare la mort des services publics”



Nicolas Dupont-Aignan, député de l’Essonne et président de Debout La France (DLF), a répondu aux questions de Jean-Jacques Bourdin dans un contexte social de plus en plus difficile qui devrait être marqué par de nombreuses grèves notamment dans les transports publics.

Nicolas Dupont-Aignan veut créer 3 millions d’emplois



Le député de l’Essonne et président de Debout La France (DLF) est comme souvent très actif. Pas un jour ne passe ou presque sans qu’il annonce une nouvelle idée ou un nouveau projet, avec plus ou moins de succès politique et/ou médiatique.

Tout en comptant les points contre l’Union européenne dont il a apprécié le « KO » par le résultat des élections générales italiennes, Nicolas Dupont-Aignan demande « et si créer demain 3 millions d’emplois en réformant une seule mesure en France était possible ? »

Quand bien même la réponse est-elle en fait déjà dans la question, celui qui est aussi le maire d’Yerres estime que « s’il n’est pas question de les supprimer, » il faut « analyser les effets pervers » des seuils sociaux qui entraveraient la création et surtout le développement des entreprises et donc des emplois.

Citant l’Allemagne en exemple pour son « très important réseau de PME innovantes, » Nicolas Dupont-Aignan évalue que tant la réglementation française que la tactique de contournement souvent utilisée par les employeurs participent de « la baisse de la croissance économique » nationale.

Ainsi, en relevant de 50% les seuils sociaux de nos entreprises, « si chaque entreprise, coincée pour embaucher le 50e et le 10e salarié, embauchait une seule personne » et considérant que la France compte 3 millions de TPE/PME, alors « même si c’est idyllique », 3 millions de nouveaux emplois pourraient être potentiellement créés.