Marine Le Pen et Nicolas Dupont-Aignan sont aujourd’hui capables de gagner l’alternance



Après la victoire par deux fois plus de voix d’Emmanuel Macron contre Marine Le Pen en mai 2017, on pouvait aisément imaginer que l’avenir politique de Marine Le Pen était compromis et que celui de Nicolas Dupont-Aignan serait semé d’embûches.

Mais la désaffection extrêmement rapide de la nouvelle majorité présidentielle et la continuation de difficultés structurelles allant du chômage de masse à la croissance faible à l’insécurité croissante ont fourni aux dirigeants du Rassemblement National (RN) et de Debout La France (DLF) les conditions adéquates pour un retour offensif.

Les derniers chiffres publiés dans les sondages confirment des tendances constatées par Le Politique depuis déjà le cœur de l’été dernier quand la grogne a muté peu à peu en colère contre l’exécutif En Marche (LREM).

Avec respectivement 24 points et 8 points d’intentions de vote aux élections européennes, Marine Le Pen et Nicolas Dupont-Aignan sont les grands vainqueurs de la « séquence » gilets jaunes, prouvant une fois encore que la protestation de la France dite périphérique est essentiellement conservatrice et patriotique malgré une couverture médiatique plutôt « à gauche ».

Plus important encore et si les chiffres actuels se maintiennent, ils sont désormais à eux deux en situation arithmétique de gagner la prochaine alternance politique si seulement quelques points de pourcentage des Républicains (LR) se portent sur eux plutôt que sur Emmanuel Macron aux prochaines présidentielles.

Ce qui pourrait bien passer inaperçu constitue un potentiel premier signal fort de renversement de la vie politique française, soit peu ou prou le même que celui qu’Emmanuel Macron estimait incarner au centre. La véritable « Révolution » que Jupiter appelait de ses vœux en 2017 aura peut-être lieu en 2022, à rebours complet des pronostics « progressistes ».

Les données telles qu’elles existent aujourd’hui, en cas de continuation ascendante de la dynamique actuelle, montrent qu’une future majorité RN/DLF similaire à la majorité RPR/UDF d’antan n’est pas impossible.

Plusieurs hommages politiques pour Adrien Perez assassiné à 26 ans près de Grenoble



Sa mort a choqué beaucoup de Français et suscité une vague d’indignation d’une ampleur significative sur les réseaux sociaux.

Adrien Perez est mort tué d’un coup de couteau au cœur à la sortie d’une discothèque de Meylan près de Grenoble. Il venait de fêter ses 26 ans et tentait de défendre son meilleur ami, Thibaut, alors violemment agressé par deux individus, désormais écroués.

Les parents de la victime, dont le visage fut également lacéré, ont exprimé leur révolte et leur indignation concernant ce qu’ils décrivent comme l’abandon et l’inaction de l’Etat devant une minorité délinquante ultra-violente. A l’occasion de la tenue aujourd’hui 8 août 2018 d’une marche blanche en l’honneur d’Adrien Perez, des personnalités politiques ont tenu à exprimer leur soutien.

Parmi elles, Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout La France (DLF) écrit (1) que « l’omerta politico-médiatique autour de ce crime barbare démontre encore un deux poids deux mesures insupportable. Soutien à sa famille et à ses proches dans cette terrible épreuve. »

Pour Marine Le Pen, présidente du Rassemblement National (RN, ex-FN), (2) « cet assassinat terrible touche tous les Français et je suis convaincue que personne n’oubliera ce jeune homme courageux et si injustement arraché aux siens. »

Autre membre du RN, le maire de Fréjus David Rachline écrit (3) « hommage à Adrien Perez, énième jeune Français tué par des racailles enivrées par leur haine et leur sentiment d’impunité. Nous sommes de tout cœur avec ses proches en cette journée de marche blanche ! »

De nombreux internautes dénoncent depuis 10 jours ce qu’ils évaluent comme un silence médiatique délibéré autour de ce drame puisque BFMTV n’aurait consacré « que 11 secondes d’antenne à la tenue de la marche blanche contre 3 minutes pour un reportage sur la canicule » explique l’un d’entre eux.

Aussi, le « silence » des Républicains (LR) hormis les députés Valérie Boyer et Eric Ciotti susciterait apparemment quelque incompréhension chez les militants du parti présidé par Laurent Wauquiez. Quant à Emmanuel Macron, son absence de réaction est très critiquée.

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Chez Les Patriotes, Sophie Montel laisse Florian Philippot à sa « divine solitude »



Le grand mercato se poursuit parmi les droites.

Après le départ de Bernard Monot suite à plusieurs décennies passées au Front National (FN) pour rejoindre Nicolas Dupont-Aignan et Debout La France (DLF), l’ex-FN devenue vice-présidente Les Patriotes (LP) Sophie Montel quitte-t-elle ces derniers pour suivre le même chemin ?

Estimant que « nous devons préparer une vaste coalition qui amènera la grande alternance que le pays attend, » Mme Montel ajoute dans un communiqué (1) que « la divine solitude de Florian Philippot (président de LP) est un obstacle. »

Dans ce qui laisse supposer un prochain ralliement à DLF, la députée européenne ajoute que « nul ne gagnera seul et la résistance de l’Italie nous démontre tous les jours que ceux qui veulent que la France survive doivent s’unir au-delà des égos et des appareils. »

Des mots qui rappellent ceux de Nicolas Dupont-Aignan et avec lesquels il sera donc très probablement d’accord. Plus visible médiatiquement, ce dernier pourrait bien engranger les soutiens politiques à mesure que la situation générale se détériore dans le pays.

Notes

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