Bruxelles s’active enfin contre les sanctions extraterritoriales américaines



« Enfin ! » a-t-on envie de s’exclamer à la lecture d’un communiqué de la Commission européenne (CE) annonçant vouloir protéger les entreprises européennes des conséquences de toute loi extraterritoriale, notamment américaine.

Considérant la sortie de l’administration Trump de l’accord nucléaire avec l’Iran signé en juillet 2015 et le rétablissement intégral des sanctions américaines décidé par Donald Trump, la CE explique que « la loi de blocage européenne entre en vigueur aujourd’hui » afin de protéger les entreprises européennes exerçant des activités légitimes en Iran.

Cette loi « ouvre aux opérateurs de l’UE le droit d’être indemnisés de tout dommage découlant de sanctions extraterritoriales » précise la CE qui, pour une fois, a pris une décision utile et bienvenue. En effet, l’Europe, et ce n’est pas nier son amitié avec les Etats-Unis, doit absolument affirmer sa souveraineté et ne plus laisser quiconque lui dicter ce qu’elle peut faire ou non.

Quant à l’Iran, la politique européenne ne devra toutefois pas ignorer la politique discutable de Téhéran au Moyen-Orient et agir avec réalisme.

François Fillon s’engage en faveur des Chrétiens et des minorités d’Orient



François Fillon, l’ancien premier ministre de Nicolas Sarkozy et candidat à l’élection présidentielle 2017 pour Les Républicains (LR), reste une personnalité populaire parmi l’électorat de droite. Sa défaite, considérée comme une injustice voire comme une machination, reste très mal vécue parmi de nombreux sympathisants et militants même plus d’un an après.

Bien que retiré de la scène politique, François Fillon reçoit de nombreux messages de soutien dès qu’un article de presse aborde sa nouvelle vie comme partner chez Tikehau Capital. Aussi, l’ancien député et sénateur de la Sarthe concrétise l’une de ses promesses en annonçant le 4 juillet 2018 à ses soutiens la création d’une Fondation en faveur des Chrétiens d’Orient.

« Comme vous le savez, la cause des minorités d’Orient, particulièrement celle des Chrétiens, me tient fortement à cœur. Les drames qu’ont connus ces populations au cours des dernières années dans une région traversée par les guerres, les tensions religieuses et le fondamentalisme, sont à l’origine d’épreuves humaines, familiales et communautaires souvent indicibles, » explique François Fillon.

Par conséquent, ladite fondation aura trois objectifs, ajoute-t-il : « d’abord, contribuer à ce que ces situations, souvent dramatiques, ne tombent pas dans l’oubli ; ensuite, soutenir les actions et initiatives concrètes qui permettent, sur le terrain, d’aider ces populations à reconstruire un cadre de vie en commun en leur assurant un futur dans leur pays d’origine ; enfin, la fondation entend être présente aux côtés de ceux qui n’ont trouvé d’autre solution que celle du départ et qui sont aujourd’hui réfugiés en France ou dans d’autres pays européens. »

Alors que les Chrétiens d’Orient sont les grands oubliés de la communauté internationale bien qu’ils soient extrêmement éprouvés par l’islamisme – certains parlent même de « génocide » – l’initiative de François Fillon est bien accueillie au-delà de ses soutiens habituels tant le sort des Chrétiens d’Orient rappellent à l’Occident l’acuité du danger et la nécessité de se mobiliser.

Injuste polémique sur Edouard Philippe et les Chrétiens d’Orient ?



Bien que ce soit un très mauvais jeu de mots, le premier ministre Edouard Philippe se serait pris les pieds dans le tapis des Chrétiens d’Orient en suscitant une vague d’indignation collective sur les réseaux sociaux après des propos apparemment maladroits.

Inaugurant l’exposition « Chrétiens d’Orient » à l’Hôtel de ville de Tourcoing le 22 février 2018, Edouard Philippe s’est fendu d’un tweet affirmant que si « la France ne se dérobera pas à son devoir d’hospitalité, l’avenir des Chrétiens d’Orient doit être en Orient. »

Si au fond le premier ministre parle juste en estimant que les Chrétiens d’Orient sont chez eux en Orient et qu’ils devraient être aidés par la France pour pouvoir y vivre en paix, c’est surtout l’usage de l’impératif pour désigner leur « avenir » en Orient qui a suscité une vague de commentaires négatifs.

Rappelant l’aide insuffisante apportée par la France et l’Europe ces dernières années pour protéger les Chrétiens d’Orient du nettoyage religieux – certains parlent de génocide – perpétré à leur encontre en Irak, en Syrie et ailleurs, beaucoup ont en effet estimé que si d’autres populations étaient désignées dans les mots d’Edouard Philippe à place de « Chrétiens d’Orient », cela provoquerait un tollé.

Serait-ce là une preuve d’un « deux poids, deux mesures » ou une simple maladresse dans la communication du premier des ministres d’Emmanuel Macron ?

Rappelons enfin qu’un second tweet d’Edouard Philippe indiquait que « se résigner à l’amenuisement et à la disparition des chrétiens au Moyen-Orient serait une catastrophe pour la région, pour sa culture, pour sa capacité à embrasser la diversité. »

Une nuance bienvenue mais qui est manifestement passée inaperçue. En attendant, les Chrétiens d’Orient comptent parmi les populations les plus gravement menacées à l’heure actuelle dans le monde et restent les grands oubliés de la communauté internationale, affirment les associations qui leur viennent en aide.

Que le gouvernement d’Emmanuel Macron aborde officiellement le sujet est toutefois un progrès notable et que suivront de près les millions de Chrétiens français sensibles au sort de leurs « frères » d’Orient.

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