Gilets jaunes et censure : Emmanuel Macron est-il en plein dérapage autoritaire ?



Le Politique est profondément Républicain et n’a jamais cessé d’insister depuis sa création sur l’urgente nécessité de restaurer une véritable démocratie en France et pour tous, de tous bords politiques.

Il s’agit notamment de rétablir la Liberté d’expression, d’interdire le harcèlement et le bannissement pour quiconque ne pense pas « progressiste » et d’obliger à l’équité dans les médias à savoir qu’il n’est plus possible que sur 26 chaines TNT, 26 soient « pro-Macron » et ne diffusent qu’une pensée unique ad nauseam.

L’immense mobilisation des « gilets jaunes » le 17 novembre 2018 a fourni un exemple flagrant et digne des régimes politiques autoritaires avec une journaliste de France 3 censurée en direct (1) alors qu’elle abordait la charge policière présumée menée contre des « gilets jaunes » à proximité du pont d’Aquitaine près de Bordeaux.

Puisqu’Emmanuel Macron dénonce chaque jour le terrible danger « nationaliste » contre lequel il s’estime être l’unique rempart, qu’il montre donc l’exemple en restaurant une véritable démocratie où l’on pourrait enfin s’exprimer politiquement sans craindre pour sa carrière professionnelle, pour son avenir financier, pour sa famille voire pour sa vie.

Le « progressisme » autoproclamé est au pouvoir et détient toutes les commandes de l’Etat depuis si longtemps qu’on ne se rappelle même plus quand ce n’était pas le cas, et pourtant rarement la France n’a autant flirté avec l’autoritarisme dangereux.

La démocratie ne se décrète pas, elle est une réalité constatée et le fait est qu’elle n’existe plus vraiment à bien des égards, plus encore dans les médias.

Notes

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Gilets jaunes : Emmanuel Macron a le devoir de restaurer une démocratie véritable



Certes comme souligné dans un précédent article, seule l’élection démocratique constitue la seule véritable « contestation » et toute autre tentative s’avérerait hautement contreproductive pour notre vie Républicaine et pour nos libertés publiques. Cependant la mobilisation des « gilets jaunes » n’est pas née sui generis et résulte de circonstances dont la prise en compte est aussi nécessaire qu’urgente.

D’abord, la précarité et la détérioration économiques et sociales sont réelles et impactent un nombre sans cesse croissant de citoyens qui s’interrogent légitimement sur l’usage fait par le gouvernement des tombereaux d’impôts qui lui sont imposés.

Ensuite, une crise politique et culturelle – voire civilisationnelle – autrement plus profonde et durable que ne l’imagine le microcosme des « élites » parcourt la France entière et balaie les foules d’une légitime angoisse quant à l’avenir de leur mode de vie et de ce qui fait d’eux des « Français » ; les « blessures » du Bataclan, de Nice et de tant d’autres drames sont béantes et les sparadraps inutiles du « vivre ensemble » n’ont pas stoppé l’hémorragie.

Enfin, le contrôle quasi-intégral des médias, des réseaux sociaux et du discours politique par les « progressistes » lamine gravement les fondements de notre République par des atteintes graves et répétées contre les droits fondamentaux au premier rang desquels la Liberté d’expression, et prive toute autre pensée politique – même libérale-conservatrice – d’espace médiatique équitable.

La contestation qui s’est exprimée le 17 novembre 2018 résulte d’un amas de faits, de coups et d’humiliations portés par les « progressistes » et en mesure de saper durablement l’essence démocratique de notre République. Si les « gilets jaunes » ont le devoir d’agir démocratiquement et avec discernement, il appartient en priorité au gouvernement et à Emmanuel Macron de rétablir une véritable démocratie en République française.

Il n’est ni souhaitable ni démocratique que seule une minorité auto-proclamée « progressiste » conserve plus longtemps le monopole de la « bonne pensée », des médias et de la « légitimité politique » contre les affreux « nationalistes ».

Nourrir l’affrontement en deux camps dont l’un est perpétuellement désavantagé au prétexte de « sauver la démocratie » ne fait qu’abîmer cette dernière plus gravement encore. Pour que renaisse l’esprit démocratique doivent être restaurées la Liberté d’expression, l’équité Républicaine et la souveraineté populaire véritable.

Immigration, africanisation : Charles Consigny et Charlotte d’Ornellas défraient la chronique



Le monde politique et médiatique n’en revient toujours pas. Après la nouvelle polémique concernant Eric Zemmour, deux autres journalistes ont tenu à l’antenne des propos qui dépassent les limites habituellement observées.

Désormais participant de l’émission On n’est pas couché (ONPC) présentée par Laurent Ruquier, l’éditorialiste de l’hebdomadaire Le Point, Charles Consigny a déclaré (1) qu’il est « aujourd’hui en réalité plus facile de réussir (notamment dans les domaines de la mode, de la musique, de la télé, des médias, etc…) quand on est fils d’immigré, noir et pédé. »

Participante régulière des débats diffusés par la chaîne CNews et éditorialiste chez Valeurs Actuelles, Charlotte d’Ornellas a franchi (2) le Rubicon en parlant d’une « africanisation » de certains quartiers en France depuis une trentaine d’années, faisant ainsi écho aux propos souvent tenus par Eric Zemmour.

« Vous allez à Châteaurouge, il y a une africanisation culturelle (…) quand on va dans certains quartiers où toutes les femmes sont voilées, y’a une islamisation du paysage, une islamisation culturelle. Le visage de la France a changé ces 30 dernières années, » a-t-elle affirmé.

Notes

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