La course pour créer son parti politique est lancée



Une frénésie de création de nouveaux mouvements gagnerait-elle les personnalités politiques ?

Anne Hidalgo, Martine Aubry, et Christiane Taubira (PS) accompagnées de 200 personnalités lancent le mouvement Dès Demain. Le candidat malheureux à l’élection présidentielle Benoît Hamon (PS) souhaite également fonder son mouvement après les législatives. Enfin, Laurent Degallaix (LR) et Édouard Philippe (UDI) pourraient également tenter l’aventure d’un nouveau parti politique.

Le Politique informe ces personnalités qu’avant de s’interroger sur l’épineuse question du financement, les électeurs souhaitent surtout connaître la position officielle des partis politiques d’origine de chacune d’entre elles. Du point de vue tactique, cette augmentation soudaine de l’offre politique pourrait découler de deux facteurs.

Le premier réside dans la capacité à peser alors que la scène politique française entame une phase profonde de recomposition après l’absence au second tour de l’élection présidentielle des deux forces politiques autrefois incontournables à savoir le Parti Socialiste (PS) et Les Républicains (LR).

Le deuxième consiste à surfer sur la vague qu’a prise en premier Emmanuel Macron, désormais élu président de la République, et qui a montré qu’une offre politique différenciée et présentée comme nouvelle pouvait générer une demande significative.

Enfin, la multiplication de micro-partis devrait au final renforcer La République En Marche (LREM) et le Front National (FN) puisqu’elle devrait logiquement multiplier les intérêts divergents et accélérer le processus de recomposition en faveur des deux grandes formations non-menacées dans leur existence propre. (1)

(1) Avec un léger bémol pour le FN qui devrait connaître quelques tensions après le retrait de Marion Maréchal-Le Pen.

La joute entre Manuel Valls et Emmanuel Macron serait-elle fabriquée ?



Au vu de son résultat éclatant au second tour de l’élection présidentielle, Emmanuel Macron a prouvé combien il est doué pour la communication politique. Par conséquent, quelques correspondants de Le Politique invitent à la prudence quant à l’opposition apparente entre l’ancien premier ministre socialiste Manuel Valls et son ancien ministre devenu président Emmanuel Macron.

En effet, s’il est probable que le premier n’est pas un avantage pour le second vis-à-vis de l’opinion publique, il pourrait aussi lui servir actuellement de gage « non-socialiste » et de « renouveau assumé » en vue des élections législatives. Considérant combien Emmanuel Macron s’est révélé bon tacticien à l’instar de son mentor François Hollande, cette hypothèse non-confirmée de joute apparente et utile pourrait ne pas être si farfelue…

Quand Emmanuel Macron dit que Manuel Valls a trahi François Hollande



Dans Macron : les coulisses d’une victoire diffusé par TF1 le 8 mai 2017, on entend Emmanuel Macron qualifier l’ancien premier ministre socialiste Manuel Valls de « traître » puisqu’il « a flingué (le président sortant François) Hollande ». Cette déclaration de celui qui deviendra le nouveau président intervient spontanément au moment où Hollande annonce à la télévision qu’il ne sera pas candidat pour un second mandat. Pour Manuel Valls qui cherche à obtenir l’investiture de LREM pour l’élection législative 2017, le coup est rude et tombe au mauvais moment.