Grenoble vs. Gilets jaunes, des internautes dénoncent « deux poids deux mesures »



Depuis le début du mouvement des Gilets jaunes en novembre 2018, une part significative de l’opinion publique s’inquiète de la dureté avec laquelle le gouvernement d’Emmanuel Macron répond aux manifestations. Des casseurs gâchent en effet gravement le caractère pacifique de ces dernières et ne doivent pas être confondus avec les citoyens porteurs de revendications légitimes, insistent de nombreux internautes qui commentent aussi sévèrement les émeutes en cours à Grenoble.

Depuis un accident ayant coûté la vie à deux jeunes de la ville tombés de scooter, de graves incidents opposent des « jeunes » et la police dans le quartier Mistral où des dizaines de véhicules ont été incendiés et où les forces de l’ordre reçoivent des cailloux et des boules de pétanque lancés depuis les toits (1). Plusieurs sympathisants de Gilets jaunes expliquent donc qu’en seulement trois jours, les dégâts occasionnés par ces affrontements grenoblois auraient été plus importants qu’à l’occasion de toutes les manifestations du mouvement des Gilets jaunes.

Si de telles affirmations restent à vérifier, d’autres s’étonnent que les dégradations et les agressions anti-police perpétrées à Grenoble ne fassent pas la une des médias comme celles constatées à l’occasion des manifestations de Gilets jaunes. Aussi considèrent-ils comme « deux poids deux mesures insupportables » ce qu’ils analysent comme de la modération voire de l’hypocrisie de la part du ministre de l’intérieur Christophe Castaner et du président de la République Emmanuel Macron alors que Grenoble serait « à feu et à sang ».

En somme, lit-on sur les réseaux sociaux, le gouvernement de La République en Marche (LREM) n’emploierait « pas la même force à Grenoble qu’avec les Gilets jaunes » et préfèrerait « la racaille qui casse aux Français qui souffrent » (2).

Notes

(1)

(2) Les mots entre guillemets sont des citations de propos postés par des internautes sur les réseaux sociaux.

Laurent Wauquiez dénonce « les incantations verbeuses » d’Emmanuel Macron sur l’Europe



Le macronisme, ce sont « des incantations verbeuses suivies d’actes insuffisants, » résumait récemment le président des Républicains (LR) Laurent Wauquiez.

Suite à la publication d’une lettre dans les 28 pays membres de l’Union européenne (UE) et appelant à sauver cette dernière du « nationalisme », Emmanuel Macron est notamment critiqué pour son appel à l’action non suivi d’effets ainsi que pour son « aveuglement » sur des problématiques autres que « l’extrême droite » et qui sont au fondement de la fragilisation de l’UE.

Ainsi, « Emmanuel Macron parle de protéger notre continent. Et il ne dit rien sur l‘immigration massive ? Rien sur l’islamisme ? » demande Laurent Wauquiez (1), assénant ensuite que « comme toujours, on parle, on cache les sujets difficiles et rien ne change… »

Dès lors, le président de la région Auvergne Rhône-Alpes dont le travail à la tête de LR commence à porter ses fruits appelle à concrétiser les paroles par des actes comme avec « l’arrêt de l’élargissement » et la « reprise du contrôle de nos frontières ».

Notes

(1)

Le député LREM Aurélien Taché compare voile islamique et serre-tête « catholique »



Comparaison n’est pas raison, pourrait apprendre le député La République en Marche (LREM) du Val d’Oise Aurélien Taché qui, invité à s’exprimer sur France 5 aux côtés de l’ancienne journaliste de Charlie Hebdo Zineb El Rhazoui, s’est lancé dans une réflexion polémique.

« Vous me posez cette question pour une jeune fille de 12 ans qui porterait le voile et donc qui serait élevée dans une famille musulmane, est-ce que vous me poserez la question sur une famille catholique et une jeune fille à qui on met un serre-tête ? Bien sûr que non », s’est-il ainsi interrogé.

Une telle comparaison a aussitôt suscité une vive polémique sur internet et jusqu’au gouvernement où Marlène Schiappa, Secrétaire d’État chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations, l’a critiqué.

« Aurélien Taché est député de La République En Marche, il a le droit d’exprimer son opinion et sa ligne personnelle. Il faut cesser ce relativisme qui nous fait mettre sur le même plan des choses qui sont opposées. On voit bien avec cette allusion au serre-tête quelle catégorie de la population est visée (…) Aucune femme dans le monde sera lapidée parce qu’elle a refusé de porter un serre-tête, » a-t-elle déclaré.