Bruno Retailleau parle d’un énorme problème, dit “il faut casser les casseurs”



Avec le remaniement, Emmanuel Macron confirme sa stratégie visant à « diviser pour régner »



Après le remaniement du gouvernement le 16 octobre 2018, les réelles intentions du président de la République Emmanuel Macron sont plus claires pour les mois à venir : c’est bien « diviser pour régner » !

D’un côté, il fait confiance à la justicequi n’est pas indépendante car en France il existe simplement une « autorité judiciaire » (Titre VIII de la Constitution) dont l’indépendance est garantie par le président de la République. Des procédures judiciaires sont donc entamées, voire réitérées, contre le Rassemblement national (RN) et La France insoumise (LFI), afin de les repousser le plus possible, sur la droite ou sur la gauche, et ainsi les affaiblir autant que faire se peut.

D’un autre côté, au centre, Emmanuel Macron a renforcé son dispositif avec de nouveaux ministres venant du Mouvement Démocrate (Modem), ou en récupérant un ex-membre des Républicains (LR) dit « constructif » et un membre du Parti Socialiste (PS), un peu seul.

Ce noyau dur aura pour mission de tout faire, en allant à la pêche chez LR et au PS, afin de constituer une liste, la plus large possible, de « progressistes » et européistes pour les élections européennes. Il s’agit de mettre à terre les « populistes », attachés à l’identité française et à la civilisation européenne.

Pour LR, les plus sensibles à cette manœuvre pourraient être Alain Juppé, Jean-Pierre Raffarin, Dominique Bussereau, voire Valérie Pécresse, tous centristes de cœur ! Autrement dit, pour la Droite, il s’agit de rassembler les conservateurs, libéraux et patriotes – saturés par le « machin bruxellois » qui décide de tout, souvent pour rien – qui aspirent à une Europe des Nations, respectueuse du principe de subsidiarité.

Ce travail a d’ores et déjà commencé, il faut le poursuivre avec détermination.

Aquarius : Bruno Retailleau dénonce « une tartufferie d’Etat qui ne peut plus durer »



Bruno Retailleau, président du groupe Les Républicains (LR) au Sénat et de Force Républicaine, a l’habitude de dire plus clairement et plus directement ce que beaucoup n’osent guère murmurer sur la scène politique française.

Cela se vérifie concernant l’interminable crise migratoire qui ridiculise l’Union européenne (UE) et abîme gravement l’unité nationale puisque celui qui est aussi sénateur de Vendée dénonce là encore le « en même temps » permanent d’Emmanuel Macron.

« D’un côté, le président de la République ne cesse de faire la leçon aux Italiens ou aux Hongrois pour qu’ils accueillent des migrants et de l’autre, il refuse de les accueillir à Marseille, » écrit Bruno Retailleau sur le site de Force Républicaine.

Considérant que « cette tartufferie d’Etat ne peut plus durer, » il préconise une autre politique « mobilisant un maximum d’Etats européens, afin de mettre en place notamment un blocus humanitaire et sécuritaire en Méditerranée. »