Emmanuel Macron veut réparer le lien entre l’Eglise et l’Etat, ulcère la gauche



« La France a été fortifiée par l’engagement des Catholiques, certains pourront considérer que de tels propos sont en infraction avec la laïcité (…) mais reconnaître les uns n’est pas diminuer les autres », a déclaré le président de la République Emmanuel Macron lors d’un discours devant la Conférence des évêques de France le 9 avril 2018.

Estimant que « le lien entre la République et l’Eglise a été abîmé », Emmanuel Macron a suscité des réactions contrastées. A droite de la scène politique française, son discours a été majoritairement salué comme une première reconnaissance tant attendue d’une Chrétienté française toujours majoritaire dans le pays et qui souffrirait depuis longtemps de l’ignorance des dirigeants politiques.

En plus des sujets sociétaux, la problématique du pillage régulier et des attaques répétées contre les Eglises – et même parfois désormais en pleine messe – requiert une action forte de l’Etat et les Catholiques espèrent qu’Emmanuel Macron se saisira enfin de cette actualité à haute tension avec autant de vigueur qu’il condamne les actes répréhensibles contre les autres cultes.

Son de cloche inverse à gauche de la scène politique française puisque le chef de la France Insoumise (FI) Jean-Luc Mélenchon considère que « le lien entre « l’Église et l’État n’a pas lieu d’être ». Pire, « Macron (est) en plein délire métaphysique. Insupportable. On attend un président, on entend un sous-curé, » insiste-t-il.

De même pour l’ex-candidat du Parti Socialiste (PS) à l’élection présidentielle Benoit Hamon et désormais fondateur du mouvement Génération.s pour qui le discours d’Emmanuel Macron « constitue un affront inédit et dangereux de la part d’un chef de l’Etat à la loi de 1905. »

Jean-Luc Mélenchon : “L’affaire Sarkozy soulève des questions immenses, terribles”



Jean-Luc Mélenchon, le dirigeant de la France Insoumise (FI), a répondu aux questions de Jean-Jacques Bourdin. Il s’interroge sur la portée de l’affaire des soupçons de financements libyens de la campagne électorale de Nicolas Sarkozy en 2007 et, à la fin, sur le financement de la campagne d’Emmanuel Macron en 2017.

L’ancien PM Manuel Valls a des mots durs pour la gauche



Manuel Valls, qui fut premier ministre français jusqu’en décembre 2016, a exprimé son inquiétude qu’une part de la gauche française – particulièrement la part la plus à gauche menée par Jean-Luc Mélenchon et son parti La France Insoumise (LFI) – puisse se compromettre avec l’Islam politique voire les islamistes. Ancien membre du Parti Socialiste (PS) français, Valls a voté pour Emmanuel Macron dès le premier tour de l’élection présidentielle de mai 2017 même si l’un de ses camarades socialistes Benoit Hamon briguait aussi l’Elysée. Critiqué par ses anciens pairs comme un « droitiste de gauche », Valls a décrit la situation terroriste en France comme « une guerre » à plusieurs reprises et appelé à des mesures sévères contre l’extrémisme islamiste et l’antisémitisme. Réélu de justesse député il y a quelques jours, Valls devrait rejoindre le groupe La République En Marche (REM) de Macron à l’Assemblée nationale.