Eric Dupond-Moretti dégomme Jean-Luc Mélenchon, « il y a de quoi trembler »



Le célèbre avocat Eric Dupond-Moretti a opté pour un ton très direct lorsqu’interrogé dans l’émission C Politique diffusée sur France 5, il a commenté la houleuse protestation de Jean-Luc Mélenchon, leader de La France Insoumise (LFI), contre le juge d’instruction et les policiers venus perquisitionner son domicile et ses bureaux.

« Ces scènes-là, c’est absolument scandaleux, » a affirmé Me Dupond-Moretti demandant ensuite « comment le gamin de cité qui va être embarqué demain parce qu’il a dit ‘nique ta mère’ à un policier, il va comprendre l’attitude de Mélenchon ? »

Rappelant sa détestation pour Marine Le Pen, présidente du Rassemblement National (RN), le fameux pénaliste en a aussi profité pour souligner le « silence assourdissant » de Jean-Luc Mélenchon lorsque cette dernière « a été traitée de cette façon-là ».

Pour conclure, « je me dis quand même quand on s’énerve comme ça, si  un jour on a le bouton nucléaire, y’a de quoi trembler, » dans le cas où Jean-Luc Mélenchon était à l’Elysée, achève Eric Dupond-Moretti.

Jean-Luc Mélenchon s’insurge d’une « justice à deux vitesses », parle « d’escalade judiciaire »



La perquisition menée chez le leader de La France Insoumise (LFI) et au siège éponyme a été mouvementée. Tirades, bousculades, colères ont ponctué ce développement très médiatique sanctionné désormais par une instruction judiciaire au titre de violences présumées contre personnes dépositaires de l’autorité publique.

Convoqué ce matin devant les enquêteurs de l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières (OCLCIFF), Jean-Luc Mélenchon a dénoncé une « justice à deux vitesses » et une « opération de pression » exercées contre lui et ses camarades. « Il y a une escalade qui est engagée, une escalade judiciaire dans le cadre d’une opération de pression, on veut nous faire peur, nous intimider », a-t-il déclaré à la presse.

« Pourquoi le siège de La République En Marche (LREM) dont (Christophe Castaner, désormais ministre de l’intérieur) était le dirigeant comporte un stock d’armes par exemple ? A moi on me fait des perquisitions, on fouille mes locaux et on brutalise mes assistants et à lui apparemment on ne lui demande rien, il y a donc bien une justice à deux vitesses dans ce pays », a ajouté le député des Bouches-du-Rhône.

De l’autre côté de la scène politique française au Rassemblement National (RN), sa présidente Marine Le Pen s’est aussi inquiétée publiquement de la mise en place d’un « régime autoritaire » par Emmanuel Macron.

Européennes 2019 : Christophe Castaner se paye Jean-Luc Mélenchon



Quand deux anciens camarades socialistes s’affrontent, c’est que la scène politique française a profondément changé ces vingt dernières années.

D’un côté Christophe Castaner, le ministre le plus médiatique d’Emmanuel Macron, de l’autre Jean-Luc Mélenchon, le tribun de la gauche et potentiel concurrent d’Emmanuel Macron en 2022. Après des déclarations de M. Mélenchon affirmant vouloir faire des élections européennes de 2019 un « référendum anti-Macron, » M. Castaner a répondu avec un tweet plutôt direct.

Se disant « triste de voir Jean-Luc Mélenchon détester toujours autant l’Europe », le ministre estime que l’enjeu est « de décider des politiques européennes pour 450 millions de personnes, pas de refaire le match qu’il a perdu en 2017. » Comme d’habitude, la réponse de Jean-Luc Mélenchon ne devrait pas tarder. Est-ce le signe qu’Emmanuel Macron voit plus le « danger » à sa gauche qu’à sa droite ?