Bruxelles s’active enfin contre les sanctions extraterritoriales américaines



« Enfin ! » a-t-on envie de s’exclamer à la lecture d’un communiqué de la Commission européenne (CE) annonçant vouloir protéger les entreprises européennes des conséquences de toute loi extraterritoriale, notamment américaine.

Considérant la sortie de l’administration Trump de l’accord nucléaire avec l’Iran signé en juillet 2015 et le rétablissement intégral des sanctions américaines décidé par Donald Trump, la CE explique que « la loi de blocage européenne entre en vigueur aujourd’hui » afin de protéger les entreprises européennes exerçant des activités légitimes en Iran.

Cette loi « ouvre aux opérateurs de l’UE le droit d’être indemnisés de tout dommage découlant de sanctions extraterritoriales » précise la CE qui, pour une fois, a pris une décision utile et bienvenue. En effet, l’Europe, et ce n’est pas nier son amitié avec les Etats-Unis, doit absolument affirmer sa souveraineté et ne plus laisser quiconque lui dicter ce qu’elle peut faire ou non.

Quant à l’Iran, la politique européenne ne devra toutefois pas ignorer la politique discutable de Téhéran au Moyen-Orient et agir avec réalisme.

Regain de tension avec l’Iran après la déclaration de Donald Trump



Après qu’une attaque terroriste revendiquée par l’Etat Islamique (EI) a tué au moins 12 personnes à Téhéran (Iran) le 7 juin 2017, le président américain Donald Trump a estimé que c’était ce qu’il en coûte de soutenir le terrorisme. Accusé par le gouvernement américain d’être le principal soutien au terrorisme, l’Iran a condamné des propos « répugnants » et a répondu que « les iraniens font face à la terreur soutenue par les clients des américains » dans une référence probable à l’Arabie Saoudite.

Le communiqué diffusé par la Maison Blanche dit* :

« Nous pleurons et prions pour les victimes innocentes des attentats terroristes en Iran et pour les Iraniens qui traversent des moments aussi difficiles. Nous soulignons que les États qui parrainent le risque de terrorisme sont victimes du mal qu’ils favorisent. »

* Traduit de l’anglais par Le Politique.