L’Allemagne se dote de lois sévères pour les réseaux sociaux



Le Bundestag allemand a adopté une loi prévoyant une amende d’un montant maximum de 50 millions d’euros pour les réseaux sociaux qui ne supprimeraient pas « les discours de haine et les fausses informations. »

Dans un contexte politique dans lequel les « élites » estiment que l’élection de Donald Trump ou la victoire du Brexit ont résulté de fausses informations diffusées sur les réseaux sociaux, le gouvernement de la chancelière Angela Merkel qui se revendique comme le rempart de la « démocratie » contre le « populisme » exige désormais que tout « discours de haine » soit retiré des réseaux sociaux sous 24 heures, de même pour tous « contenus jugés offensants » sous sept jours.

Beaucoup d’internautes s’inquiètent qu’une telle loi puisse surtout servir à censurer tout contenu qui critiquerait la politique d’Angela Merkel et plus largement de l’Union européenne (UE) et de la Banque centrale européenne (BCE).

Macron a été la cible de déstabilisation, comme Fillon et tellement d’autres



Mounir Mahjoubi, le directeur de la campagne numérique d’Emmanuel Macron a dénoncé une campagne présidentielle “pilonnée” par des “forces conservatrices.” Selon ses déclarations sur France Inter, “la campagne a été influencée (1), il y a eu des tentatives (de déstabilisation) depuis le début sur les réseaux sociaux.”

Même si en effet les “Macron Leaks” ont tendance à confirmer un tel constat, Mahjoubi oublie toutefois quatre paramètres qui furent bien plus favorables à Emmanuel Macron qu’à tout autre candidat et qu’aucun “pilonnage de forces conservatrices” n’aurait jamais pu compenser.

Emmanuel Macron a plutôt été avantagé

Tout d’abord, le soutien massif et coordonné d’à peu près la totalité des médias – dont ceux du service public – au candidat Emmanuel Macron. Ensuite, le soutien “sans condition” du gouvernement incluant la participation parfois discutable de l’appareil d’Etat, notamment le corps diplomatique.

Aussi, les révélations fondées sur des données judiciaires obtenues illégalement qui ont progressivement “tuées” la candidature de François Fillon ayant perdu en deux mois près de 10 points de pourcentage d’intentions de vote. Rappelons donc qu’à ce jour, François Fillon est toujours présumé innocent, ce qui n’a pas empêché Christine Angot de le traiter de coupable en plein prime time de la chaîne publique France2.

Enfin, l’ingérence flagrante de l’ancien président Barack Obama et de la chancelière allemande Angela Merkel appelant à plusieurs reprises à voter pour Emmanuel Macron.

Toutes les forces politiques ont été ciblées

S’il est fort probable qu’En Marche ait été la cible d’intentions malveillantes (2) et absolument condamnables (3), il faut aussi rappeler combien En Marche et Emmanuel Macron ont bénéficié d’un soutien sans précédent et sans équivalent de la part de personnalités et organisations autrement plus influentes que n’importe quelle influence numérique adverse.

Si Emmanuel Macron a été la cible d’une “opération de déstabilisation”, alors peut-on affirmer que François Fillon a lui été la cible d’une “opération d’assassinat politique.” Dès lors peut-on conclure que les autres candidats ont bien plus souffert qu’Emmanuel Macron qui, malheureusement, n’a pas eu le monopole des tentatives de déstabilisation.

Au final, c’est toute la France et son processus électoral qui ont été visés par des intérêts hostiles et de toute tendance politique.

Annotations

(1) Si la campagne électorale fut influencée, ce fut très largement en faveur d’Emmanuel Macron, et ceci ne veut pas dire approuver quelque tentative de déstabilisation d’où qu’elle vienne.

(2) Mounir Mahjoubi mélange-t-il piratage et facteur humain ? Un piratage consiste à passer à travers la sécurité numérique grâce à des outils et des compétences techniques tandis que le facteur humain consiste à être piégé dans le cadre d’un phishing par exemple. Si un individu a été assez imprudent pour ouvrir un document ou un lien malveillant, ce n’est pas à proprement parler du piratage quand bien même cela n’allège en rien la gravité de l’infraction.

(3) Le Politique parle d’expérience puisque lors de cette campagne électorale, nous fûmes victimes de dénonciations calomnieuses auprès des réseaux sociaux et des fabricants d’antivirus. Exactement comme En Marche, nous fûmes également la cible de tentatives de déstabilisation à l’aide de phishing notamment. En Marche ne fut donc pas une cible unique mais une cible parmi tant d’autres, tous bords politiques confondus.

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En Marche (EM) a rappelé ce matin être la cible de cyber-attaques menées par un groupe de pirates informatiques présumés russes.

Malheureusement, En Marche (EM) n’est pas une exception dans le paysage politique français puisque d’autres sites internet à l’instar de Le Politique sont également la cible de tentatives d’intrusion similaires dites de phishing notamment à travers la réception d’e-mails, notamment envoyés par un soi-disant photographe bordelais.

Le Politique condamne sans réserve ce type de procédés et rappelle que la sécurité extérieure de son site internet a été récemment renforcée. De même que Le Politique condamne absolument les tentatives d’intrusion relatives à En Marche et exprime à cette occasion sa solidarité avec En Marche dans l’épreuve de cette adversité informatique commune.

Le Politique remercie les autorités publiques de bien vouloir prendre les mesures adéquates afin de traiter cette menace informatique avec célérité. Rien ni personne ne doit entraver le bon déroulement démocratique de l’élection présidentielle 2017.