Pourquoi 7 jeunes Français sur 10 envisageraient-ils de partir en exil ?



On juge souvent un pays selon ses qualités, qu’elles soient infrastructurelles, de santé ou encore d’éducation, sauf que du point de vue des individus et plus encore des jeunes individus, ce critère paraît quelque peu erroné.

En fait, c’est surtout et principalement la dynamique voire le « momentum » à savoir la capacité future à créer de nouvelles opportunités, à générer de la prospérité et à préserver la stabilité – notamment fiscale et sécuritaire – qui détermine l’attraction d’un pays tant par rapport à l’étranger que par rapport à ses propres citoyens.

Force est de constater qu’en dépit du « nouveau monde » décrété par le jeune président de la République – En Marche – Emmanuel Macron, la France ne semble malheureusement et toujours pas s’inscrire dans une dynamique attractive.

Le chômage de masse poursuit son augmentation, les infrastructures publiques se détériorent, les systèmes d’éducation comme de santé manquent cruellement de moyens, l’insécurité et l’islamisme prospèrent dramatiquement, l’économie est en panne sèche, les impôts battent le record mondial tandis que l’inflation augmente et que les salaires stagnent.

Dans ces conditions dont les causes ont souvent quarante ans d’âge, dans un pays que ses propres « élites » n’aiment pas au point de ne pas en célébrer le plus grand fait d’armes à savoir la victoire de 1918 contre l’agression allemande – car il y eut bien un défenseur, la France, et un envahisseur, l’Allemagne – peut-on s’étonner que des jeunes Français puissent imaginer leur avenir ailleurs ?

Si un tel constat est profondément attristant, si bien des arguments existent pour montrer que l’herbe n’est le plus souvent pas plus verte ailleurs, cette absence de dynamique positive, ce manque d’espoir en une marge de progression positive, ce déficit de foi en l’avenir confèrent malheureusement quelque pertinence à l’imagination de ces jeunes Français.

Il appartient donc aux dirigeants politiques de faire ce pour quoi ils sont élus : rétablir l’ordre et la sécurité partout sur le territoire, rétablir les conditions d’une nouvelle prospérité économique, intellectuelle et technologique, rétablir des systèmes d’éducation et de santé justes, efficaces et humains.

S’ils persistent à ne rien faire, s’ils persistent à accepter l’inacceptable, s’ils persistent à nier à la France ses racines, ses valeurs et son mode de vie, alors le choix de l’exil de la part de jeunes Français sera certes infiniment triste mais résultera directement de cette terrifiante spirale politique du renoncement.

Même dans le 16ème à Paris, l’insécurité n’épargne vraiment plus personne



La sécurité est le premier droit du citoyen et au fondement du contrat social passé entre ce dernier et l’Etat. Malheureusement, depuis plusieurs années la situation s’est profondément dégradée au point que les statistiques officielles sont loin de traduire réellement l’ensauvagement qui détériore le lien social, traumatise des familles entières et propulse avec logique le « populisme » à des niveaux inédits.

Pour preuve, l’interminable liste d’agressions – de plus en plus violentes et souvent sexuelles – qui gangrènent le 16ème arrondissement de Paris dont on pense souvent à tort qu’il compterait parmi les quartiers les plus préservés du pays.

Emmanuelle Gave, avocate et candidate à l’élection Européenne 2019 pour la liste « Les Amoureux de la France » – avec Nicolas Dupont-Aignan (DLF), vient justement de lancer un fil Twitter (1) sur ce sujet brûlant qui démontre combien la situation sécuritaire générale se précarise et laisse craindre la transformation progressive de la France en un futur Brésil ou Afrique du sud version Europe de l’Ouest.

« La mairie du 16ème est à l’écoute mais manque de moyens » précise Mme Gave qui explique « qu’en tant que mères de famille, nous sommes lassées de ce manque de sécurité pour nos enfants et nos biens. »

Dans une longue liste de mots échangés entre Mamans du 16ème et partagés par Emmanuel Gave lit-on des faits d’une extrême gravité tel ce jeune garçon de 13 ans qui se rendant au collège de Gerson « s’est fait toucher les parties par un homme d’une trentaine d’années » ou encore ces cambrioleurs qui se sont introduits dans l’appartement d’une famille et qui « ont littéralement tabassé le fils de 16 ans », motivant ainsi toute la famille à déménager.

Dans les « beaux quartiers de Paris » comme partout ailleurs en France, il est urgent de rétablir enfin la sécurité et la tranquillité publiques avec toute la force de l’Etat.

Notes

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Porte de la Chapelle : Pierre Liscia (LR) invite Anne Hidalgo à visiter « l’anfer »



Ce n’est pas souvent qu’on trouve une « pépite » en politique et pourtant Pierre Liscia, élu Les Républicains (LR) du 18ème arrondissement de Paris, vient d’en produire une avec brio dans une courte vidéo.

« Madame Anne Hidalgo (Maire de Paris), je vous propose de venir découvrir ‘la porte de l’anfer’ (1), » tweete le jeune élu connu pour son soutien actif à Florence Portelli, désignée en septembre 2017 par Le Politique « révélation politique de la rentrée ».

Depuis plusieurs années, Pierre Liscia dénonce sans démagogie et avec simplicité la situation désastreuse du 18ème arrondissement littéralement devenu « un gigantesque camp de migrants à ciel ouvert » jonché de détritus.

Déplorant que Mme Hildalgo ne se soit jamais rendue porte de la Chapelle où convergent les plus importantes voies d’arrivées à Paris des touristes étrangers notamment depuis l’aéroport Charles de Gaulle (CDG), Pierre Liscia résume en 2 minutes et 5 secondes (2) une situation intenable au cœur même de Paris, ville lumière et première destination touristique mondiale.

« Bonjour Madame Hidalgo, j’aimerais vous faire découvrir un quartier que vous ne connaissez pas, le quartier de la porte de la Chapelle, » entame Pierre Liscia qui précise que « c’est pas Notre-Dame de Paris mais ça a un petit côté cour des Miracles quand même ».

Insécurité, prostitution, mendicité agressive, toxicomanie, saleté, « la porte de la Chapelle c’est un peu dégueulasse » et « on ne vous a jamais vu ni les vendredis, ni les samedis, ni les dimanches, jamais, » tacle Pierre Liscia à destination d’Anne Hidalgo.

Le Politique vous invite donc à regarder cette excellente vidéo sans langue de bois qui montre, à l’instar de Pierre Liscia, qu’on peut dire la vérité sans tomber ni dans le « populisme » ni dans l’excès. C’est rafraîchissant.

Notes

(1) La faute d’orthographe est volontaire. Cf. la vidéo ci-dessous.

(2)