Le Politique se développe, +1040% sur un mois



Dans le cadre de l’élection présidentielle 2017, Le Politique avait prévu de publier de façon ponctuelle quelques articles relatifs aux programmes des différents candidats ainsi que quelques données comparatives. Mais le mois de mars 2017 a totalement dépassé les prévisions.

Non seulement, nos quelques publications « politiques » ont connu un succès fulgurant mais le trafic sur le site de Le Politique a bondi de 1040% d’un mois sur l’autre. Suite à cette demande imprévue, Le Politique se réorganise afin de poursuivre la publication d’articles relatifs à l’actualité politique et internationale. Les moyens techniques ont été augmentés et la sécurité aussi. Rappelons que toutes les communications entre le site de Le Politique et ses lecteurs sont cryptées en AES 256 bits.

Quant au développement de Le Politique, une nouvelle stratégie à long terme est en cours d’élaboration tandis que décision a été prise de poursuivre la couverture de l’actualité politique. Si bien sûr le mois de mars 2017 aura été exceptionnel et qu’il faut s’attendre à un lissage du trafic à moyen terme, les perspectives sont bonnes avec un taux de retour des lecteurs élevé et une croissance rapide des inscriptions.

« Considérant son caractère déconcentré, compartimenté et autonome, Le Politique est une structure profondément différente dans le monde de l’information puisqu’elle ne reçoit aucune subvention et n’entretient aucun lien avec quelque organisation politique et/ou d’intérêt spécial que ce soit, » rappelle Charles Rault, son fondateur.

Sur des milliers de témoignages de soutien, Le Politique a reçu diverses critiques parfois utiles et parfois très virulentes – certaines sont constitutives d’infractions pénales et ont été immédiatement signalées. Le Politique prend cependant en compte toute critique afin d’améliorer son traitement de l’information. Hors cas extrême, toute critique, même difficile à accepter sur le moment, aide à s’améliorer. Chaque indication est instructive et doit participer de notre amélioration, estime Le Politique.

Le tout avec en toile de fond ce message de Le Politique à ses lecteurs pour le mois d’avril 2017 : votez pour qui vous voulez, mais allez voter !

Suite à la remarque pertinente d’un de nos fidèles lecteurs, Le Politique ajoute que ne pas voter est aussi une Liberté. Nous le rappelons donc ici.

L’électeur, vraie inconnue de l’équation politique



Sur les marchés financiers comme en politique, l’incertitude est le facteur le plus redouté et le plus déstabilisateur. Alors que l’environnement international se complexifie et que les tensions s’accroissent, l’électorat – le citoyen – devient un paramètre de plus en plus difficile à évaluer.

Proportionnellement à l’importance prise par les réseaux sociaux et l’internet dans sa démarche d’information, l’électorat semble de plus en plus imperméable à la narration officielle, augmentant d’autant son imprévisibilité et renforçant sa défiance envers les médias traditionnels. A force peut-être de diffuser une représentation approximative du réel, ces derniers ne sont peut-être plus eux-mêmes capables de comprendre le réel tant ils s’en seraient éloignés. Privés de la confiance du citoyen, ils ne sont plus guère en mesure d’en obtenir une information fiable.

A l’image du « Brexit » au Royaume-Uni, du referendum contre l’accord de paix avec les FARC en Colombie, de la mobilisation populaire contre l’installation de « migrants » en Europe ou de la croissance rapide d’une offre politique « anti-système », l’électorat – le citoyen – est de plus en plus l’inconnue majeure du « risque politique. »

Plus le « système » favorise un choix plus qu’un autre, plus l’électorat est tenté par un choix opposé. De ce point de vue, le « Brexit » est un cas d’école dont les enseignements ne seront connus qu’à long terme mais dont on peut déjà extraire une donnée fondamentale à savoir qu’à partir d’un certain niveau d’exercice de puissance, le « système » produit des effets inverses à ceux qu’il recherche.