Elia, mère de famille en difficulté, vit un cauchemar car son appartement est squatté



Imaginez que vous possédez un bien immobilier et qu’à cause de graves difficultés financières, vous décidez de le vendre. Le jour de la vente, les acheteurs et vous découvrez que des inconnus squattent votre appartement et qu’ils sont inexpusables car cet appartement n’est pas votre résidence principale ni votre résidence secondaire meublée.

Pour diverses raisons, vous n’êtes alors plus en mesure de payer votre mensualité de prêt immobilier, les squatteurs ne vous versent bien entendu aucun loyer, ont changé la serrure et toute entrée chez vous sans leur accord serait une violation de domicile. Vous ne rêvez pas, une telle situation est possible en France et est unique au monde ; pire vous cauchemardez tant cela paraît impensable.

Sauf qu’en France, tout ce qui est odieux, insupportable et même injuste est possible et même parfois encouragé par des lois dénuées de toute logique et constituant de véritables récompenses aux individus les plus mal intentionnées. Ainsi donc Elia, jeune mère de famille dont l’histoire est rapportée par Le Parisien, s’est enchaînée à un poteau devant le tribunal de Bobigny pour demander à la justice de l’aider à reprendre possession de son appartement squatté sis à Bagnolet (93).

En grave difficulté financière, elle n’est même pas en mesure de payer l’huissier afin d’établir l’identité des squatteurs et d’engager la procédure d’expulsion qui pourrait prendre des mois voire des années pour être exécutée. Dans La République En Marche (LREM) revendiquée par le président de la République Emmanuel Macron, les gens honnêtes sont donc extrêmement maltraités et les malhonnêtes n’encourent guère de sanctions.

Une telle impunité propulse évidemment le « populisme » et désespère les Français qui aiment leur pays, qui travaillent dur, qui respectent la loi, qui paient des montagnes et des montagnes d’impôts, de taxes et autres contributions obligatoires pour au final se demander : « mais à quoi bon ? » puisqu’Elia est abandonnée.

Elia paye un appartement qu’elle ne peut plus ni utiliser ni vendre sans passer par les enchères. Elia est propriétaire sur le papier mais elle est totalement privée de ses droits de propriété dans les faits. La France est-elle donc encore un pays développé ? Une démocratie ? Un Etat de droit ?

En Marche vers une super-taxe foncière ? BFMTV et l’AFP relancent le débat !



Rappelez-vous, il y a 17 mois le candidat Emmanuel Macron était si déstabilisé qu’il avait démenti en direct sur France 2 les « rumeurs » qui circulaient au sujet de la fiscalité immobilière qu’il promettait de « ne pas augmenter d’un centime ».

Elu depuis président de la République principalement sur la promesse de supprimer la taxe d’habitation en la compensant par des économies, de multiples informations sont venues confirmer ce qu’avait expliqué Le Politique dès mars 2017 et qui fut injustement accusé de diffuser de fausses informations (Fake News) en dépit de ses multiples explications – certains médias n’ayant bien sûr retenu qu’un premier article sur une douzaine.

Non seulement après le dernier rapport de la Cour des comptes, a-t-on appris qu’évidemment la suppression de la taxe d’habitation sera compensée par la dette et donc par nos impôts, et pas du tout par des « économies ».

Mais mieux encore, BFMTV confirme par le biais de son site d’information immobilière La Vie Immo et de l’AFP (1) les informations de Le Politique explicitées dès mars – avril 2017 annonçant qu’une super-taxe foncière viendrait probablement remplacer la taxe d’habitation.

Ainsi, en fait de « cadeau » électoraliste, Emmanuel Macron et En Marche préparaient-ils bien un bouleversement de la fiscalité immobilière qui serait défavorable à terme aux propriétaires immobiliers.

La fiscalité dans ce domaine atteignant un tel niveau presque confiscatoire que Le Politique avait osé poser au conditionnel la question « En Marche vers la fin du droit de propriété ? », allumant ainsi la mèche d’un déchaînement médiatique indigne d’une démocratie et sans aucune possibilité de répondre aux attaques d’un « grand » quotidien totalement pro-Macron et de ses filiales.

« Afin de compenser la suppression de la taxe d’habitation, le gouvernement envisage de reverser une partie de la taxe foncière aux communes, » écrit désormais La Vie Immo ajoutant que « pour financer les départements, le gouvernement envisagerait alors d’affecter un impôt national. »

Sauf que rien n’est dit sur comment ce dernier sera à son tour compensé ou financé et considérant l’état des finances publiques (+33 milliards d’euros de dette en un an malgré une pression fiscale record), il est fort à parier qu’une fiscalité augmentée ou nouvelle s’en chargera.

Il est donc absolument savoureux ou plutôt très amère de constater qu’alors que la loi dite anti-Fake News vient tout juste d’être votée à l’Assemblée nationale, ce qui fut dénoncé comme une « Fake News » pendant la campagne présidentielle 2017 n’en était pas une.

La vérité n’est pas bonne à dire et Le Politique l’a compris lorsque lui fut ordonné de supprimer ses articles, avec un ton et un acharnement médiatique que jamais aucun autre parti politique, de gauche comme de droite, n’a osé entreprendre ne serait-ce qu’au centième.

Ainsi donc deux conclusions : la première, une « Fake News » dénoncée comme telle pendant une campagne présidentielle par tous les médias « progressistes » était la vérité ; la deuxième, Emmanuel Macron a été élu sur une fausse promesse qui pour le coup pourrait bien être assimilée à une authentique « Fake News ». S’appliquera-t-il donc rétroactivement à lui-même sa propre loi ?

Les autres partis politiques, désormais seuls garants certes très défavorisés de la démocratie et de la République, ne sauraient rester plus longtemps silencieux sur ces manipulations dommageables.

Quant aux propriétaires immobiliers, posez-vous deux questions : 1) lorsque vous repayez en impôts et taxes divers (intérêts de base composés inclus) votre bien immobilier à l’Etat en 30 à 50 ans selon les cas, êtes-vous véritablement propriétaire ? 2) une taxe foncière élargie voire variable ne serait-elle pas dans les faits un équivalent bien commode d’un « loyer fictif » payé à l’Etat ?

Pour avoir posé de telles questions dans le cadre élémentaire du débat démocratique et Républicain, Le Politique fut extrêmement malmené à l’occasion d’une élection présidentielle malheureusement discutable dans son déroulement. Rarement le débat politique Républicain n’a été aussi limité et réprimé en France alors qu’en même temps de véritables et dangereux extrémismes se développent tous azimuts.

Notes

(1) La taxe foncière va-t-elle remplacer la taxe d’habitation pour les communes ?, 03/07/2018, BFMTV La Vie Immo via AFP.

Immobilier : la botte secrète de Macron pour récupérer le triple A ?



Rappelez-vous ce 13 janvier 2012 quand la majorité des médias avait descendu en flammes le président Nicolas Sarkozy. La France venait de perdre son triple A auprès des agences de notation, ces mêmes agences qui avaient noté AAA les fameux subprimes dont certaines tranches étaient en fait des prêts toxiques et en défaut, découlant sur la pire crise financière de l’Histoire.

Selon Le Monde, cet abaissement de la note de la France était alors un désaveu de la politique de Nicolas Sarkozy qui avait pourtant réussi à contenir mieux que de nombreux autres pays développés les effets de la crise financière mondiale de 2008 puis de la crise de la dette souveraine européenne de 2011.

Des années plus tard, après le quinquennat « perdu » de François Hollande, l’ancien conseiller et ministre de ce dernier, Emmanuel Macron, préside la France.

Ayant gagné par la communication politique et sur la base d’un programme présidentiel profondément lacunaire – comme l’impossible promesse « d’économies » pour compenser la fin de la taxe d’habitationEmmanuel Macron estime que l’adoubement des marchés financiers et le strict respect des critères de Maastricht correspondent à l’assainissement de l’économie nationale.

Pourtant, et quand bien même c’est plutôt positif d’un point de vue comptable, le passage du budget public français en-dessous des fameux 3% de déficit impacte négativement les Français, en particulier les classes moyennes. Augmentation drastique de la pression fiscale à un niveau record historique – et mondial, hausse des taxes sur les carburants, déremboursement de médicaments, ponction sur les résidences secondaires, les contribuables français sont littéralement étranglés par un président contradictoirement présenté dans les médias comme un « libéral ».

En fait de libéral, Emmanuel Macron applique une politique ultra-libérale qui est au capitalisme ce que le communisme est au socialisme, à savoir un extrémisme. Clefs de voûte de sa politique de mise en conformité, la refonte de la fiscalité locale et l’attaque en règle du patrimoine immobilier cachent un ou des objectifs difficiles à cerner tant elles sont contreproductives et désastreuses pour ces classes moyennes qui sont le moteur de l’économie nationale.

En ne supprimant pas la taxe d’habitation et en créant une « surtaxe foncière » – autrement appelée « super-taxe foncière » – pour les résidences secondaires, Emmanuel Macron pousserait les propriétaires immobiliers à vendre leurs biens selon un processus en cinq temps (1):

1) L’offre s’accroît progressivement tandis que la demande répond positivement mais de plus en plus lentement.

2) La demande se raréfie et des millions de propriétaires venus s’ajouter à l’offre subséquemment à la hausse de la pression fiscale restent malgré eux propriétaires d’un bien dont ils ne veulent plus.

3) Des groupes d’investissement immobilier et/ou financier acquièrent à bas prix les biens au meilleur potentiel tandis qu’une part majoritaire de l’offre demeure en souffrance d’une demande presque totalement anémiée.

4) Considérant que les vendeurs n’ont d’autre choix, hormis vendre à vil prix, que de conserver leurs biens, ces derniers deviennent alors une source de recettes fiscales sûres et durables.

5) Prenant en compte ce nouvel ajout de certitude fiscale et budgétaire portant sur la dernière ressource disponible – l’immobilier – tant l’impôt a tué l’impôt par ailleurs (2), les agences de notation redonnent le triple A à la France.

Selon diverses projections, cette hypothèse pourrait se concrétiser dans la dernière année du mandat d’Emmanuel Macron voire en janvier 2022 soit pile 10 ans après l’abaissement de la note sous Nicolas Sarkozy (3). Ceci dans l’objectif de convaincre les Français que « la France va mieux » car elle a récupéré la confiance totale des marchés financiers et de gagner un second mandat présidentiel dans la foulée.

Fut-ce au prix de la propriété immobilière et d’une confusion dommageable et erronée entre satisfecit de la grande finance et bonne santé économique de la France, Emmanuel Macron pourrait bien élaborer cette tactique typique et conforme d’une « disruption active et séquencée ».

Quand la France récupèrera son triple A et qu’Emmanuel Macron s’en arrogera la paternité, rappelez-vous ce texte et le prix faramineux payé par les classes moyennes propriétaires de biens immobiliers.

Notes

(1) Ceci n’est qu’une hypothèse mais elle est cohérente et plaidable d’un point de vue analytique et recèle un véritable potentiel explicatif de la politique fiscale d’Emmanuel Macron.

(2) Un bien immobilier et/ou foncier ne peut pas être expatrié dès lors l’immobilier est comme une source quasi-inépuisable de recettes fiscales en fonction des impératifs et des objectifs du gouvernement. Considérant que la pression fiscale est déjà maximale sur l’écrasante majorité des actifs des contribuables, l’immobilier constitue la « dernière frontière ».

(3) Ou encore plus tôt en fonction du timing politique.