Exclure l’immigration du « grand débat national » catalyse les pires tensions



Partout en Europe, le constat est identique et implacable : une large majorité des Européens s’inquiète de l’immigration massive et souhaite qu’elle se termine au plus vite. Ce constat s’accompagne de plus en plus souvent d’une précision peu politiquement correcte mais qu’osent désormais ouvertement de nombreux Européens à savoir que le phénomène « d’islamisation » qui accompagnerait selon eux l’immigration massive ne serait non seulement pas souhaitable mais même dangereux.

Au regard de l’actualité de ces dernières années, les autorités politiques autrement appelées « les élites » se trouvent en effet bien en mal de nier la sincérité de l’inquiétude qui assaille de si nombreux Européens quant à la disparation progressive et présumée rapide de leur mode de vie, de leurs valeurs et de leurs libertés au motif d’une tolérance qu’ils jugent unilatérale et excessive.

Ainsi, l’opposition au président de la République Emmanuel Macron devrait poursuivre sa croissance à mesure qu’il s’entête à refuser aux Français la tenue d’un véritable débat sur l’immigration, sujet que « les élites » souhaitent à tout prix éviter sachant pertinemment que l’avis de leurs compatriotes sur cette question brûlante démonte complètement leur « vivre-ensemble » rêvé et idéalisé depuis les rues tranquilles des luxueux 6ème et 8ème arrondissements de Paris.

On ne ramènera donc durablement la concorde civile en France que si on a le courage d’aborder de front les sujets qui fâchent et de prendre parfois des virages à 180 degrés de la politique menée depuis 40 ans au prix de l’épuisement démocratique et de la négation pour le peuple à choisir son avenir pour lui-même. Ceci concerne l’Europe dans son ensemble et plus particulièrement la France où rarement auparavant l’immigration massive et incontrôlée n’a suscité autant de critiques.

Refuser le débat et nier l’inquiétude sincère qui préoccupe tant de Français ajoutent au péril qui menace la République.

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A contre-coeur, l’exil tenterait de plus en plus de Français jeunes et diplômés



Le quotidien Le Figaro a publié un article éloquent du géographe Laurent Chalard qui pose la question : les Français fuient-ils la France ? Sans clairement répondre à la question, peut-être par souci du politiquement correct et on sait que le bannissement attend souvent l’enseignant ou le chercheur qui brave la pensée unique, l’auteur insiste sur la très faible croissance du solde migratoire observé en 2015.

Ce dernier ne prend probablement pas en compte l’entrée massive sur notre territoire de « migrants » puisque que M. Chalard rappelle que le recensement est extrêmement difficile en Seine-Saint-Denis où des centaines de milliers d’individus en situation irrégulière y vivraient de l’aveu même des autorités publiques décidément peu capables de faire respecter la loi dans ces cas-là.

Toutefois, indique M. Chalard, l’insécurité, l’islamisme et la fiscalité auraient incité un nombre toujours croissant de Français, la plupart du temps diplômés et plus aisés que la moyenne, à s’exiler pour aller trouver ailleurs ce qu’ils n’estiment malheureusement plus possible en France à savoir la perspective d’un avenir prospère, serein et équitable.

Si l’on en croit les commentaires publiés par les lecteurs du Figaro, nombreux sont les jeunes Français qui, après une première expérience à l’étranger, décident de ne pas rentrer au pays et disent à leurs parents combien ils apprécient cette nouvelle vie. Considérant que les commentaires sont souvent le lieu d’expression des mécontents plutôt que des heureux, doit-on les prendre en compte avec une certaine prudence.

Toutefois, coincés entre un islamisme extrêmement dangereux et un marxisme perpétuel, on ne peut guère nier que parmi les Français les plus instruits, les plus ambitieux et les plus inquiets de ce que devient leur pays, un nombre significatif songe à l’exil. Dans les faits et dans les chiffres, peu ont encore franchi le cap et en restent à cette pensée qui revient chaque fois qu’un attentat islamiste survient, chaque fois qu’un mécontent exige plus d’impôts « pour les riches » alors que les classes moyennes françaises sont les plus (injustement) imposées au monde.

Enfin, l’incapacité de plus en plus visible de l’Etat et les multiples renoncements des gouvernements à lutter efficacement contre ce qui altère profondément la France et pose une menace vitale à son mode de vie, à sa culture et à son peuple pourraient bientôt enclencher une vague d’exil sans précédent. S’il n’est pas encore réalisé, le potentiel existe bel et bien, c’est pourquoi il est urgent de prendre des décisions politiques courageuses si l’on souhaite que la France redevienne une terre d’avenir, de prospérité et de belle vie.

Signer le Pacte Mondial sur les migrations est une mauvaise idée



Dans un contexte de fortes tensions liées aux « Gilets jaunes » se profile un autre scandale en perspective, qui risque incontestablement d’ajouter de la violence au désordre actuel : la possible signature par la France, les 10 et 11 décembre prochains, du Pacte Mondial sur les migrations.

Ce Pacte, proposé sous l’égide de l’ONU, a pour objectif d’instaurer un véritable « droit à la migration », avec comme corollaire l’ouverture aux migrants de la possibilité de bénéficier de toutes les prestations sociales des pays d’accueil.

Ce texte est certes non contraignant juridiquement, mais enverrait, en cas de ratification par notre pays, un mauvais signal à toute une partie des Français qui, souffrant à la fois de l’insécurité culturelle et de la fiscalité écrasante, ont l’impression que la classe dirigeante préfère s’occuper des intérêts des migrants que des leurs.

Mettre en place des conditions d’accueil dignes est évidemment une nécessité, qui n’exclut pas la fermeté à l’encontre de l’immigration économique illégale, mais la France, pays d’asile et de droits de l’homme, a déjà prouvé qu’elle avait en la matière un droit national développé et respectable. S’il faut sans doute l’améliorer, cela ne doit pas passer par un pacte onusien mais par un débat interne et le vote du peuple.

De nombreux Etats ont déclaré qu’ils ne signeraient pas ce Pacte, dont les Etats-Unis, l’Autriche, l’Australie ou encore Israël. La France, par la voix de son Président Emmanuel Macron, semble s’orienter vers le choix inverse. Tandis que les « Gilets jaunes » continuent de paralyser le pays, que la fronde face aux taxes et impôts semble plus forte que jamais et que toute une partie des Français rejettent désormais syndicats et partis politiques perçus comme inefficaces et corrompus, il serait peu responsable de venir ajouter au chaos ambiant un nouvel axe d’inquiétude.

Les classes moyennes, délaissées, poussent en ce moment un cri de désespoir et d’alerte en demandant au gouvernement qu’il s’occupe concrètement des intérêts de son peuple.

Après l’idée hallucinante de remplacer le siège de la France au Conseil de sécurité de l’ONU par un siège « européen », il serait de mauvais goût de participer à un projet qui donne l’impression de diminuer la souveraineté de notre pays en matière de politique migratoire (même si à la lecture du texte en question, il apparait que les choses sont plus nuancées sur ce point que certains peuvent le laisser entendre).

Evitons donc de jouer une énième fois à un jeu que personne ne contrôle : Emmanuel Macron ne doit pas associer la France à ce Pacte, mais se concentrer sur la réponse à apporter à une population sur le point d’entrer en insurrection.

Notes

Le titre original de cette contribution est Signature du Pacte Mondial sur les migrations : une mauvaise idée.