Courbevoie, Montauban : deux attaques terroristes sont-elles passées en « faits divers » ?



Emmanuel Macron et son gouvernement ne comprennent pas pourquoi ils sont autant détestés de la part d’un nombre croissant de Français. Pourtant, leur incapacité dramatique à assurer la sécurité, qui ne date pas seulement de ce mandat, est un élément de réponse pertinent alors que la France glisse de plus en plus dans l’anarchie avec une explosion des faits de délinquance et de violence – même les statistiques officielles l’affirment.

Ajoutons à ce contexte, l’insupportable capacité des autorités à faire passer en « faits divers » des crimes dont la motivation islamiste et terroriste est pourtant prononcée.

A Courbevoie, c’est un « étudiant » pakistanais en situation irrégulière de 37 ans qui a égorgé son ancien professeur d’anglais de nationalité irlandaise au motif d’une caricature de Mahomet qui aurait été montrée en classe (Le Parisien). A Montauban, c’est une femme qui a été attaquée au cou par « un inconnu » et qui n’a dû son salut qu’à l’intervention d’un passant, lui aussi blessé (La Dépêche).

Rassurez-vous, ces faits dont l’occurrence se multiplie ne seraient que « divers » et la « piste terroriste » est écartée plus vite que la lumière, pourtant la connotation islamiste est élevée et pose la question de la continuation d’un terrorisme « low-cost » que la population, la même qui manifeste dans les rues, se voit obligée de subir sur l’autel du politiquement correct.

Incapable donc de protéger les Français, le gouvernement d’Emmanuel Macron se barricade à leurs frais contre les vilains gilets jaunes. Si bien sûr on condamne absolument la violence et la casse, force est de constater combien Emmanuel Macron est capable de déployer tous moyens pour se protéger mais combien rien n’est fait quand il s’agit de protéger les Français.

D’ailleurs, l’assassin de Courbevoie était en « situation irrégulière », pourquoi l’Etat ne l’a-t-il donc pas expulsé ? Le nombre d’attaques terroristes qui n’auraient jamais eu lieu si l’Etat avait fait la moindre des tâches dont il est chargé à savoir maîtriser son territoire ne cesse pas d’augmenter. S’étonner ensuite que le peuple soit en colère est un comble.

Gilets jaunes et crise politique : le « changement », c’est maintenant ?



Les données en provenance du terrain sont contrariantes pour le gouvernement d’Emmanuel Macron et rarement a-t-on constaté une telle détermination dans la volonté populaire pour qu’il cède enfin à ses revendications.

Le vaste mouvement des gilets jaunes rappelle au pouvoir politique qu’en France, à force de brimades, d’humiliations et de taxations, le peuple reste toujours capable de reprendre possession de son pays et s’inscrit dans une longue Histoire qui en a maintes fois prouvé tant la bravoure que l’audace.

Aujourd’hui en 2018 se profile peut-être bien plus qu’une simple protestation populaire encouragée par le soutien massif de l’opinion publique, il y a peu posait-on la question de savoir si la contestation pouvait se muer en révolution ?

A voir les « troupes » de gilets jaunes qui s’organisent sur internet, qui étendent leur action partout sur le territoire et se structurent afin de durer voire de durcir dans le temps, les prémisses d’une révolution ou d’au moins une crise politique majeure sont d’ores et déjà observables.

Il va s’en dire que la réponse d’Emmanuel Macron et de son gouvernement a été jusque-là d’une faiblesse qui a catalysée la force d’un mouvement de fond qui est né d’années d’échecs politiques retentissants.

Ce dernier se résume en un groupe aux contours non délimités, aux lignes idéologiques non fixées et il s’appelle « le peuple », celui-là même dont « les élites » en avaient oublié jusqu’à l’existence tant elles étaient affairées à décider l’édification d’un « nouveau monde » qui se ferait avec ou sans lui – mais avec ses deniers.

Gilets jaunes : interrogations sur la crainte d’une déstabilisation organisée



Qui veut la peau des « gilets jaunes » ? Voici en quelques mots l’inquiétude qui parcourt les rangs du vaste mouvement des gilets jaunes notamment sur les réseaux sociaux où les avertissements se multiplient.

« Rejoignez le mouvement mais surtout méfiez-vous, des militants LREM s’y infiltrent pour se renseigner, » (1) écrit un militant. « On a des remontées sur le terrain notamment en provenance du sud-ouest qui montrent qu’il y a des zadistes, des ultragauches qui se faufilent, » ajoute un autre et « le problème c’est que ce n’est pas notre tasse de thé, on s’inquiète qu’ils puissent pourrir le mouvement en cassant ou en attaquant la police, » insiste-t-il.

Cette inquiétude grandissante d’une déstabilisation de la mobilisation par la participation de groupes qui ne partagent ni le mode opératoire bon enfant ni les revendications pacifiques des gilets jaunes est partagée par le renseignement territorial. Ce dernier s’inquiète d’une « radicalisation » à l’instar du ministre de l’intérieur Christophe Castaner mais celle-ci ne serait pas véritablement le fait des « gilets jaunes » mais de nouveaux venus au sujet desquels les citoyens mobilisés sur place s’interrogent sur les motivations réelles.

« Sont-ils là pour participer au mouvement ou pour le décrédibiliser de l’intérieur ? » demande un gilet jaune qui s’inquiète qu’ils puissent être présents « juste pour casser et aider ainsi le gouvernement qui ne sait plus comment s’en sortir et les syndicats qui ne supportent peut-être pas de voir le peuple se passer d’eux. »

En attendant, dans les groupes Facebook des gilets jaunes, le mot d’ordre est « de tenir » mais « sans rien casser » ni rien faire qui puisse décrédibiliser le mouvement vis-à-vis des Français.

« La moindre faute ne nous sera pas pardonnée et nombreux sont ceux, à Paris, qui souhaitent que ça dérape pour nous le mettre sur le dos alors qu’on est des simples citoyens mécontents et pas des émeutiers, » précise un mobilisé de la première heure qui montera à Paris ce samedi 24 novembre. Un autre temporise en indiquant « on est mille fois plus nombreux et on ne laissera pas deux ou trois mettre le bazar. Cela va bien se passer. »

La seule certitude à cet instant réside dans la mobilisation exceptionnelle des forces de l’ordre contre de simples citoyens et qui suscite un profond sentiment d’injustice quand on constate la passivité dramatique du gouvernement face à des problématiques extrêmement plus graves depuis longtemps.

Notes

(1) Les propos entre guillemets sont des citations de citoyens présumés favorables au ou de participants présumés du mouvement gilets jaunes.