Gilets jaunes : haine, démagogie et violence sont inacceptables, seule compte l’élection



La France retient son souffle. Est-ce exagéré et monté en épingles par un gouvernement au bord du gouffre qui n’aurait plus que la peur pour justifier son existence ? Possible.

Quoiqu’il en soit, il est utile de rappeler trois faits majeurs.

D’abord, les violences commises le 1er décembre et dont on craint qu’elles ne se renouvellent le 8 décembre sont majoritairement le fait d’individus qui n’ont que très peu voire aucun lien avec les gilets jaunes puisqu’ils se seraient infiltrés dans le mouvement afin de mener à bien leurs basses occupations à savoir la casse et le pillage.

Ensuite, le renoncement du gouvernement à protéger les commerces et les Parisiens auxquels il est conseillé de rester chez eux expose en pleine lumière sa grandissante incapacité à assurer la sécurité, fait que les Français ont malheureusement déjà constaté avec les nombreux attentats islamistes et l’insécurité croissante.

Enfin, la haine, la démagogie et la violence ne sont pas un programme politique mais des tactiques extrémistes qui desservent gravement les causes qu’elles prétendent servir, seule l’élection réellement démocratique, c’est-à-dire avec des médias véritablement libres et une justice véritablement indépendante, est légitime.

Pour conclure, si le gouvernement est contesté, il doit aussi avoir le courage de se demander pourquoi et l’explication est probablement double à savoir les circonstances de l’élection présidentielle 2017 et l’incapacité chronique d’écouter le peuple à l’instar du souhait d’Emmanuel Macron de signer le pacte de l’ONU pour les migrations contre l’opposition de 80% des Français.

Blindés contre Gilets jaunes : mieux vaut vivre à l’Elysée que d’aller danser au Bataclan



Un développement inédit depuis des décennies se passe actuellement en France avec  le déploiement confirmé par le premier ministre Edouard Philippe d’une douzaine de blindés de la gendarmerie nationale. En sus d’effectifs du GIGN qui seront mobilisés à Paris, c’est donc une force sans précédent qui est mise en œuvre pour protéger « les institutions Républicaines » le 8 décembre.

Si bien entendu la cause politiquement affichée est parfaitement légitime, on peut craindre que l’expression d’une telle peur par Emmanuel Macron et son gouvernement ne s’avère finalement contreproductive en incitant les plus extrémistes à redoubler de violence dans leurs actes. Aussi, le déploiement d’une force létale – on ne déplace pas le GIGN et ses tireurs d’élite si ce n’est pas pour s’en servir quand l’ordre est donné – rappelle combien le gouvernement est prêt à tout quand il s’agit de se protéger.

Au Bataclan, à Nice, à Trèbes et en d’innombrables autres endroits chaque jour, les Français ont seulement le droit de se faire tuer, et en silence s’il vous plaît sous peine d’être accusé de « populisme ».

Si le gouvernement n’a de cesse de répéter qu’il est impossible de mettre un policier derrière chaque Français, qu’il est impossible de maîtriser le territoire national, qu’il est impossible de savoir qui y entre et qui en sort, qu’il est impossible de lutter profondément contre l’islamisme et contre l’extrémisme, le gouvernement est manifestement capable de mettre des dizaines de policiers surarmés derrière Emmanuel Macron et chacun de ses ministres. Comme quoi, quand on veut on peut.

Le 13 novembre 2015, aux abords du Bataclan, les militaires ont reçu ordre de ne rien faire, ce qui fut donc impossible pour de simples Français est aujourd’hui possible pour les « élites » gouvernementales. Les mêmes « élites » qui parlent « d’égalité » à longueur de journée. En clair, mieux vaut vivre à l’Elysée que d’aller danser au Bataclan.

Gilets jaunes : démagogie et menaces, l’extrême-gauche a-t-elle pris le contrôle ?



Les gilets jaunes n’ont très majoritairement rien à voir avec les extrêmes et encore moins avec l’extrême gauche violente et qui est accusée d’avoir tagué l’Arc de Triomphe le 1er décembre.

Principalement un mouvement de « libération fiscale » d’orientation libérale – et aucunement « ultra-libérale », les gilets jaunes souhaitent une meilleure gestion de l’argent public, une baisse drastique des impôts et pour reprendre les bons mots de Georges Pompidou que l’on cesse « d’emmerder les Français. »

Sur bien d’autres sujets aussi, les gilets jaunes expriment majoritairement des idées conservatrices comme la liberté d’affiliation à la sécurité sociale, la lutte contre l’insécurité ou encore la fin de l’immigration massive et incontrôlée.

Pourtant, en l’espace de quelques jours dans les médias, sont apparus des gilets jaunes très différents des originaux et plaidant pour des projets politiques qui sont à mille lieues voire à l’opposé des propositions véritables des gilets jaunes.

Par exemple, si la suppression de l’ISF est généralement mal considérée, son rétablissement n’a jamais été une priorité des véritables gilets jaunes qui demandent justement moins d’impôts pour tous et ont bien compris que la hausse de la pression fiscale ces dernières années a aggravé la pauvreté et la précarité, privant l’économie française de nombreux investissements, d’entreprises et donc d’emplois.

Soudainement donc, manipulation politico-médiatique ou pas, sont apparus à l’écran des gilets jaunes se revendiquant « écologistes » et portant des propositions d’extrême-gauche exigeant pour demain des idées qui n’ont absolument pas marché hier.

Demander la solidarité des « riches » – et la notion de riche est relative, surtout en France – alors qu’ils contribuent déjà énormément au budget public relève de la démagogie de gauche opposant d’un côté le pauvre et de l’autre le « riche » ; oubliant que les allocations sociales sont proportionnellement bien plus payées par les riches.

De même pour ces « économistes », majoritairement d’extrême gauche, qui oublient que leur emploi à l’université « gratuite » n’est financé que parce que les « riches » – de fait, les classes moyennes – payent tout pendant qu’ils rêvent à la télévision d’un grand soir vénézuélien.

A les entendre et à les voir phagocyter le mouvement des gilets jaunes, on se rappelle combien il est absurde de croire que ce qui n’a pas marché hier marchera demain. Les véritables gilets jaunes doivent reprendre le contrôle de leur mouvement et rappeler clairement aux médias les authentiques raisons de leur mobilisation.