François Baroin et Gilles Boyer lancent “l’anti-ni-ni” pour les législatives



Bis repetita pour les Républicains (LR) ?

Cette fois-ci c’est le candidat aux législatives Gilles Boyer, ami de longue date du premier ministre Edouard Philippe et ex-bras droit d’Alain Juppé qui appelle, dans le cas d’une triangulaire d’entre-deux tours à un désistement réciproque avec La République en Marche (LREM).

Ce serait selon lui la seule façon de battre ce qu’il appelle les “partis extrêmes” dont le Front National (FN) et La France Insoumise (LFI). Le LR avait déjà beaucoup troublé ses électeurs en appelant aussitôt connue la défaite de François Fillon au premier tour à voter en faveur d’Emmanuel Macron au deuxième tour.

Si beaucoup espèrent encore une opposition LR solide aux législatives, le capital confiance pourrait à nouveau baisser considérant la révélation potentiellement prématurée d’un tel projet “d’anti-ni-niconfirmé par leur chef de file François Baroin.

Florian Philippot serait-il sur le départ suite à de fortes tensions ?



Les tensions s’accroissent et les critiques fusent entre Florian Philippot, d’une part, et un certain nombre de cadres du Front National (FN) – ou assimilés – à l’exemple de Gilbert Collard, Robert Ménard et Nicolas Bay. Alors qu’hier la présidente du parti Marine Le Pen annonçait sa candidature aux élections législatives, le débat sur un éventuel renoncement à la sortie de l’euro s’amplifie et motiverait Florian Philippot à quitter le FN. Sa création d’une association « au sein du FN » appelée « Les Patriotes » pourrait-elle finalement se concrétiser à l’extérieur ?

Marine Le Pen fait le bilan et sera candidate aux élections législatives



Invitée du journal télévisé de TF1 le 18 mai 2017 (1), la présidente du Front National (FN) et candidate malheureuse au second de l’élection présidentielle Marine Le Pen a reconnu comme « raté » le débat d’entre deux tours face à son rival victorieux Emmanuel Macron.

De cette façon, Marine Le Pen tente-elle de reprendre la main en entamant une autocritique indispensable à l’avenir de sa famille politique mais aussi à son propre avenir. Clairement, et les correspondants de Le Politique l’avaient dûment constaté, le débat fut en effet « raté » cassant la dynamique ascendante de Marine Le Pen et remettant même en question sa capacité future à gagner un jour le pouvoir.

Las d’être « condamnés à l’opposition et à perdre », beaucoup de militants pro-Le Pen avaient exprimé sur les réseaux sociaux une réelle déception marquée par un certain désarroi. Pour eux, Marine Le Pen a en effet trébuché sur la dernière marche et certains estiment même qu’au vu de sa prestation, elle n’avait peut-être pas pris toute la mesure de l’enjeu capital que représentait ce débat.

Considérant ce début de contestation, Marine Le Pen a donc choisi de repartir à l’offensive en se présentant aux élections législatives dans la circonscription 6211 d’Hénin-Beaumont dans le Pas-de-Calais. Cette élection scellera probablement son avenir politique.

(1)

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