François Fillon s’engage en faveur des Chrétiens et des minorités d’Orient



François Fillon, l’ancien premier ministre de Nicolas Sarkozy et candidat à l’élection présidentielle 2017 pour Les Républicains (LR), reste une personnalité populaire parmi l’électorat de droite. Sa défaite, considérée comme une injustice voire comme une machination, reste très mal vécue parmi de nombreux sympathisants et militants même plus d’un an après.

Bien que retiré de la scène politique, François Fillon reçoit de nombreux messages de soutien dès qu’un article de presse aborde sa nouvelle vie comme partner chez Tikehau Capital. Aussi, l’ancien député et sénateur de la Sarthe concrétise l’une de ses promesses en annonçant le 4 juillet 2018 à ses soutiens la création d’une Fondation en faveur des Chrétiens d’Orient.

« Comme vous le savez, la cause des minorités d’Orient, particulièrement celle des Chrétiens, me tient fortement à cœur. Les drames qu’ont connus ces populations au cours des dernières années dans une région traversée par les guerres, les tensions religieuses et le fondamentalisme, sont à l’origine d’épreuves humaines, familiales et communautaires souvent indicibles, » explique François Fillon.

Par conséquent, ladite fondation aura trois objectifs, ajoute-t-il : « d’abord, contribuer à ce que ces situations, souvent dramatiques, ne tombent pas dans l’oubli ; ensuite, soutenir les actions et initiatives concrètes qui permettent, sur le terrain, d’aider ces populations à reconstruire un cadre de vie en commun en leur assurant un futur dans leur pays d’origine ; enfin, la fondation entend être présente aux côtés de ceux qui n’ont trouvé d’autre solution que celle du départ et qui sont aujourd’hui réfugiés en France ou dans d’autres pays européens. »

Alors que les Chrétiens d’Orient sont les grands oubliés de la communauté internationale bien qu’ils soient extrêmement éprouvés par l’islamisme – certains parlent même de « génocide » – l’initiative de François Fillon est bien accueillie au-delà de ses soutiens habituels tant le sort des Chrétiens d’Orient rappellent à l’Occident l’acuité du danger et la nécessité de se mobiliser.

Bruno Retailleau : “L’Elysée ne peut prétendre incarner à lui seul l’édifice républicain !”



Intime de l’ancien premier ministre François Fillon, le sénateur Bruno Retailleau préside le groupe Les Républicains (LR) au Sénat depuis 2014 et le mouvement Force Républicaine. Ce dernier occupe un espace politique croissant dans une droite qui poursuit sa reconstruction un an après la « disruption » d’Emmanuel Macron.

Ces derniers temps, Bruno Retailleau s’est habilement imposé comme une personnalité incontournable de la droite française qui pose, avec franchise, des questions incisives sans pour autant susciter d’inimitié. Questions de fond et débat d’idées structurent une démarche que l’ancien président du Conseil régional des Pays de la Loire souhaite voir « contribuer au redressement de (sa) famille politique ».

En première ligne face à « l’hypnose » d’Emmanuel Macron sur le dossier sensible de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes (NDDL) comme sur la réforme constitutionnelle, Bruno Retailleau rappelle qu’il est ouvert à cette dernière à condition qu’elle n’abandonne pas les territoires.

Il dénonce aussi avec force la « violence qui fait reculer l’état de droit » et a récemment qualifié le prochain concert de Médine au Bataclan de « profanation ». Désormais plébiscité au-delà des électeurs de François Fillon dont il défend toujours le programme, Bruno Retailleau a répondu ci-dessous à trois questions de Le Politique :

Interview

Questions posées à Bruno Retailleau par Charles Rault pour Le Politique.

1) Le président du Sénat Gérard Larcher, vous-mêmes ainsi que vos collègues Les Républicains (LR) défendez avec vigueur les prérogatives du Sénat face à la réforme souhaitée par le président de la République Emmanuel Macron. De nombreux Français semblent avoir quelque difficulté à cerner les enjeux de votre combat, pouvez-vous en résumer les grandes lignes et nous dire pourquoi c’est important ?

Je voudrais tordre le cou à cette rumeur que font courir certains, sans doute pour mieux tordre le bras au Sénat : nous ne sommes pas opposés à cette réforme ! Non seulement, nous sommes ouverts et favorables à une modification de la Constitution, mais nous ne nous opposons ni à la réduction du nombre de députés et de sénateurs ni à la limitation dans le temps de leurs mandats. La question qu’il faut se poser, c’est pourquoi une réforme constitutionnelle ? S’il s’agit de mieux faire la loi la réponse est évidemment positive, mais nous demandons deux garanties : une garantie territoriale et une garantie démocratique.

La première garantie que nous défendons est territoriale. Près d’une quarantaine de départements, très majoritairement ruraux, ne disposeraient que d’un seul sénateur quand d’autres – urbains naturellement – en compteraient près de 10 fois plus !

Ce déséquilibre ne permettrait pas d’assurer une présence de proximité, renforçant par là le sentiment d’éloignement au sein de la « France des oubliés ». Le Sénat doit rester le représentant de tous les territoires et ne pas devenir une assemblée des métropoles.

La deuxième garantie que nous défendons est démocratique. Avec ce projet, l’exécutif commande et le législatif exécute : maîtrise quasi-totale de l’ordre du jour par le gouvernement, débats raccourcis, droit d’amendement affaibli, rôle du Sénat considérablement amoindri dans la navette parlementaire… Ce n’est pas notre conception de la Ve République : la présidence de la République doit naturellement rester la clé de voûte de nos institutions mais elle ne peut prétendre incarner à elle seule l’édifice républicain ! Le Sénat tend la main mais pour faire une véritable réforme constitutionnelle plutôt que de défaire l’équilibre sur lequel repose notre Constitution. Il est encore temps.

2) Les territoires ruraux sont les grands oubliés de la présidence Macron et Gérard Larcher a insisté sur le sujet en indiquant que « la question du nombre de parlementaires est liée à la représentation des territoires ». Comment la France périphérique et la France rurale peuvent-elles survivre au rouleau compresseur du « président des villes » dans un contexte de dotations d’Etat drastiquement réduites ?

Il y a une fracture territoriale et force est de constater qu’Emmanuel Macron ne fait que l’élargir en fragilisant tous ceux qui sur les territoires, notamment ruraux, se sentent délaissés voire déconsidérés par le nouveau pouvoir : les élus du quotidien à qui l’on enlève des ressources pour investir avec la fin de la taxe d’habitation, les automobilistes qui vont devoir rouler à 80km/h, les familles qui apprennent les fermetures de classes pour la rentrée prochaine, alors même qu’Emmanuel Macron avait promis de n’en fermer aucune !

Attention à ce qu’en diminuant le nombre de parlementaires après avoir diminué le nombre de régions et même de communes, l’on ne rétrécisse pas l’espace démocratique au détriment de la France périphérique. Moins de parlementaires pour les départements ruraux, c’est moins de poids au Parlement pour faire valoir leurs intérêts et leurs projets. Emmanuel Macron ne peut pas être le Président des seules métropoles !

3) Du terrorisme islamiste à la zone à défendre (ZAD) de Notre-Dame des Landes (NDDL), le gouvernement En Marche ne paraît plus maîtriser efficacement le territoire national. Selon vous, cela résulte-t-il d’un manque de moyens ou d’un manque de volonté politique ? Comment décririez-vous la situation qui prévaut aujourd’hui dans la ZAD et aux alentours ?

Depuis l’abandon de l’aéroport à Notre-Dame-des-Landes, le gouvernement n’a avancé sur rien. En renonçant à ce projet confirmé pourtant par 175 décisions de justice, Emmanuel Macron a cru qu’il parviendrait à se débarrasser du problème de la ZAD. Il a troqué une paix sociale contre l’aéroport.

Cette stratégie a été un bien mauvais calcul et ce qui se passe aujourd’hui était prévisible. Il n’y a plus d’aéroport et les lieux sont toujours occupés. La violence a fait reculer l’État de droit. Comment alors demander à un délinquant de respecter la loi quand il voit que ceux qui la violent sont les vainqueurs. L’Etat devrait donner l’exemple et faire appliquer la loi partout et en tout lieu. Il ne peut pas y avoir d’exception.

Plus d’impôts pour financer la redevance TV de la pensée unique ?



France 3 a diffusé le 7 mai 2018 un énième documentaire sur Emmanuel Macron. Réalisé par Bertrand Delais, proche du chef de l’Etat et nommé par lui patron de la Chaîne parlementaire (LCP), le documentaire Macron président, la fin de l’innocence – financé par tous les Français dont tous ceux qui n’ont pas voté Macron – n’a réuni qu’1,6 million de téléspectateurs écrasés par les 3,9 millions de téléspectateurs de Camping Paradis sur TF1. Pire, le documentaire a été vivement critiqué sur les réseaux sociaux, certains internautes allant jusqu’à dénoncer la « Pravda télévisuelle » ou du « divertissement nord-coréen ».

En toile de fond, c’est plutôt l’expression d’un nombre croissant de contribuables qui ne supportent plus d’être forcés à payer la redevance télévisuelle pour financer un « service public » totalement « progressiste » ou « de gauche ». A l’exemple de l’émission On n’est pas couché où les animateurs sont exclusivement et uniquement « de gauche », les émissions politiques du « service public » attaquent vertement tout individu qui aurait l’audace de penser différemment et de s’affirmer conservateur.

L’attaque inadmissible de Christine Angot contre Français Fillon pendant la campagne présidentielle 2017 a illustré ce constat de façon exemplaire ; et Christine Angot de poursuivre sa « carrière » aux frais des contribuables sur France 2, dont les électeurs de M. Fillon. Même chose à la radio publique où les chroniqueurs – de véritables clones interchangeables – prennent tous des positions identiques à savoir la défense du gentil parisien nomade, (dé)connecté, mondialisé et subventionné contre le méchant, populiste provincial qui, lui, travaille pour de vrai à la sueur de son front et finance sans limite la gabegie de la superstructure « progressiste ».

La diversité d’opinion dans les médias de « service public » est aussi évidente que la nombreuse population vivant sur la Lune, c’est-à-dire totalement inexistante.

Le scandale ne s’arrête pas là puisque selon toute vraisemblance, les contribuables français vont continuer à payer une redevance télévisuelle dont le coût est exorbitant et qui devrait probablement augmenter à la faveur de l’entrée en vigueur présumée dès août ou septembre 2018 de la nouvelle « redevance connectée » du transfuge Gérald Darmanin. Elle devrait imposer à tout détenteur d’une box internet, d’une tablette voire peut-être même d’un smartphone de financer ces mêmes programmes politiques d’une partialité insupportable et d’une qualité discutable, à un prix augmenté !

Sachant pertinemment que de telles émissions totalement déconnectées de la réalité quotidienne des Français n’auraient aucune viabilité dans le secteur privé, ces mêmes Français sont donc obligés par la loi de financer à prix d’or des programmes et des animateurs qui les caricaturent et les méprisent. Cette fiscalité nouvelle viendrait donc s’ajouter à la très longue liste des augmentations d’impôts et de taxes décidées par le gouvernement d’Emmanuel Macron et qui, de très loin, éclipsent totalement le soi-disant « gain de pouvoir d’achat » résultat de la suppression de la taxe d’habitation. Pour le vérifier, rendez-vous à la pompe à essence !

Pour que le « service public » audiovisuel redevienne légitime, deux choix sont possibles : 1) L’élimination de tout programme à caractère politique et la diffusion de programmes strictement culturels et éducatifs sous la surveillance d’un conseil représentatif de tous les Français, 2) La continuation d’émissions politiques à la condition d’une parfaite représentativité des courants politiques parmi les producteurs, animateurs et chroniqueurs. Les médias de « service public » devraient accepter immédiatement cette proposition puisqu’ils disent défendre « la démocratie ».

Que l’argent des Français soit dépensé sans compter pour ne servir que les idées d’une minorité parisianiste déconnectée et hors-sol est un scandale. Le concept même de redevance télévisuelle obligatoire est un scandale et ne devrait se limiter qu’aux productions strictement objectives et culturelles. Au lieu de cela, des donneurs de leçon professionnels payés une fortune à débiter leur pensée unique se gavent d’argent public, c’est-à-dire de notre argent à tous. Puisqu’ils sont si populaires, qu’ils aillent donc gagner leur vie dans le secteur privé et qu’ils laissent les Français libres de les financer, ou pas !