Laurent Wauquiez plébiscité pour diriger les Républicains (LR) après le 18 juin



Selon les premières informations recueillies par Le Politique notamment à travers un sondage en ligne, Laurent Wauquiez, président du conseil régional d’Auvergne-Rhône-Alpes et ancien ministre de Nicolas Sarkozy, serait le plus plébiscité pour prendre la tête des Républicains (LR) au lendemain du deuxième tour des élections législatives.

Les données confirment ainsi notre analyse de fond à savoir que les électeurs et les militants LR sont politiquement plus « à droite » que leurs « ténors » actuels. Avec 38% des votes obtenus jusqu’à maintenant (1) dans le cadre de notre sondage en ligne, Laurent Wauquiez est suivi par François Fillon à 36%, François Baroin à 12%, Xavier Bertrand à 7%, Valérie Pécresse et Eric Ciotti à 4%.

Bien que ces résultats soient provisoires et susceptibles d’évoluer, et considérant le report probablement significatif des pro-Fillon vers Wauquiez, on peut estimer que l’ancien secrétaire général de l’UMP puis des LR en 2015 fait la course en tête en vue du prochain congrès du parti. Vous pouvez voter en répondant à : Qui souhaitez-vous à la tête des Républicains (LR) après les Législatives ?

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(1) Le 13 juin 2017 à 08h20.

Qui souhaitez-vous à la tête des Républicains (LR) après les Législatives ?



Au lendemain du premier tour des élections législatives qui prévoit la probable division par deux des députés LR-UDI après le second tour du 18 juin 2017, la question de savoir qui serait le plus capable de diriger ensuite les Républicains (LR) se pose déjà.

Le sondage proposé du 12 au 15 juin 2017 est désormais terminé, vous pouvez lire notre analyse des résultats ici.

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Selon François Baroin, chef de file du parti Les Républicains (LR) pour les élections législatives, la primaire de la droite et du centre aurait tué le parti. Dès lors faudrait-il donc privilégier l’ascension d’un meneur à l’image de ceux que furent Jacques Chirac puis Nicolas Sarkozy.

Si en effet la question d’une primaire trouve sa pertinence dans les cicatrices qu’elle laisse parmi les militants et dans les divisions qu’elle suscite entre les « ténors », il serait contreproductif d’en écarter le résultat de novembre 2016 au simple motif d’une défaite dans une élection estimée « imperdable ».

La primaire de la droite et du centre a montré un fait que se refusent, au risque d’achever leur parti, à comprendre les « ténors » à savoir qu’en votant pour plus des deux tiers en faveur de François Fillon, les électeurs et sympathisants ont souhaité un LR de droite et à droite.

Perpétuellement fixés au centre et pour certains tendant la main à Emmanuel Macron, la majorité des « ténors » LR préfèrent donc ignorer combien le fossé qui les sépare désormais de leurs électeurs est grand plutôt que de prendre les mesures énergiques indispensables pour sauver la grande famille de la droite de l’oblitération En Marche.

La primaire est certes un exercice démocratique à revoir et peut-être faut-il considérer que le congrès – et l’élection du président du parti – constitue la vraie désignation de celui appelé à briguer l’Elysée.

Mais sans prendre enfin conscience que la véritable difficulté du LR réside dans le décalage grandissant entre un électorat à droite et des « ténors » au centre, une profonde recomposition de la droite au sens large se concrétisera à long terme, avec pertes et fracas et au principal détriment du LR d’aujourd’hui.