L’économie mondiale reste suspendue à Donald Trump



En amont du sommet du Groupe des 20 (G20) prévu les 7 et 8 juillet 2017, le Fonds monétaire international (FMI) a publié une note qui exprime plusieurs préoccupations décrites par sa directrice générale Christine Lagarde comme « une recette pour une crise financière brutale. »

En toile de fond, l’administration du président américain Donald Trump et les difficultés partisanes qu’elle affronte pour appliquer ses promesses électorales et définir une politique économique cohérente. En abaissant la prévision de croissance économique des Etats-Unis de 2,3% et 2,5% à 2,1% pour 2017 comme pour 2018, le FMI souligne combien anticiper la politique américaine est actuellement difficile.

Aussi, Christine Lagarde contredit Janet Yellen, présidente de la Fed, qui a déclaré dernièrement qu’une autre crise financière est improbable pour notre génération. D’ailleurs, la normalisation de la politique monétaire de la Fed pourrait « durcir les conditions financières globales » surtout si elle se concrétise plus rapidement que prévu.

Pour conclure, le FMI a souvent émis ces dernières années des conclusions plus pessimistes que le milieu financier, les banques centrales et même la Banque mondiale. Cependant, son constat d’une certaine inertie politique américaine associée à la montée des tensions géopolitiques en Asie valident son avertissement.

La Grèce d’Alexis Tsipras adopte de nouvelles mesures d’austérité



Malgré la courte majorité de son parti au parlement, le premier ministre Alexis Tsipras est parvenu à faire adopter ce jeudi 18 mai 2017 une nouvelle série de mesures d’austérité réclamées par l’UE et le FMI. La Grèce espère ainsi recevoir une aide financière d’au moins 7 milliards d’euros d’ici 2019 mais aussi obtenir un allègement de sa dette.

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Le gouvernement grec d’Alexis Tsipras serait-il trop optimiste ?



Le gouvernement du premier ministre grec Alexis Tsipras semble plutôt optimiste quant à la conclusion d’un accord sur le troisième plan de sauvetage d’ici la fin du mois d’avril 2017. « Nous entrons dans la dernière ligne droite, il y aura des développements dans les prochains jours, » a promis le porte-parole du gouvernement Dimitris Tzanakopoulos.

Près de six ans après la crise de la dette souveraine de la zone euro en 2011, l’économie grecque reste très endommagée et le mécontentement populaire est vif. Aucune solution durable à la crise ne semble en vue, malgré des plans de sauvetage à répétition. En août 2015, Tsipras annonçait déjà « la dernière ligne droite ».