Florian Philippot transforme Les Patriotes en parti politique et plaide l’ouverture



Florian Philippot est partout dans les médias depuis son départ du Front National (FN) et sa vive critique vis-à-vis de la fusion entre Alstom et Siemens.

L’ancien numéro 2 du FN accélère pour capitaliser politiquement sur sa visibilité augmentée et sur les ralliements de cadres FN – dont son frère Damien – à son association Les Patriotes.

Suite logique, estiment ses principaux animateurs, cette dernière est désormais « une formation politique » c’est-à-dire « juridiquement un parti » a expliqué Florian Philippot sur LCI.

Plaidant l’ouverture en autorisant les adhérents – 3.000 revendiqués à ce jour – à adhérer à un autre parti politique ou syndicat, il entend poursuivre son engagement politique et annonce commencer prochainement un « tour de France » pour « faire gagner le patriotisme français. »

Bientôt engagée dans une initiative similaire, Marine Le Pen croisera peut-être Florian Philippot sur son parcours.

Florian Philippot serait-il sur le départ suite à de fortes tensions ?



Les tensions s’accroissent et les critiques fusent entre Florian Philippot, d’une part, et un certain nombre de cadres du Front National (FN) – ou assimilés – à l’exemple de Gilbert Collard, Robert Ménard et Nicolas Bay. Alors qu’hier la présidente du parti Marine Le Pen annonçait sa candidature aux élections législatives, le débat sur un éventuel renoncement à la sortie de l’euro s’amplifie et motiverait Florian Philippot à quitter le FN. Sa création d’une association « au sein du FN » appelée « Les Patriotes » pourrait-elle finalement se concrétiser à l’extérieur ?

Sortir de l’euro est essentiel pour défendre la nation, dit Florian Philippot



Interrogé sur les critiques relatives à la sortie de l’euro proposée par Marine Le Pen et qui serait le principal obstacle du Front National (FN) pour gagner, son vice-président Florian Philippot a répondu qu’on ne peut pas « renoncer à un débat qui est essentiel » puisque le FN « défend la nation. » Que le débat existe ne le choque pas, toutefois « on ne peut pas décemment gérer un pays qui ne maîtrise ni ses lois, ni son budget, ni ses frontières, ni sa monnaie, » a insisté l’eurodéputé.

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