Banlieues : communautariste et déconnecté, Emmanuel Macron se fait démonter



Le Président de la République Emmanuel Macron – pourtant lui-même un « mâle blanc » – a déclaré que « deux mâles blancs qui ne vivent pas dans les banlieues se remettent un rapport sur les banlieues : ça ne marche plus comme ça. »

Des mots, beaucoup de mots mais rien de concret et surtout pas de réalisme sont en résumé l’appréciation portée tant par l’opposition de droite que par les internautes qui ont commenté le discours d’Emmanuel Macron (1) sur les banlieues.

« Les propos de Macron au sujet du rapport sur les banlieues de Jean-Louis Borloo sont inacceptables. Ils sont profondément anti-républicains. Après la fracture sociale et la fracture territoriale, la fracture raciale ? Macron casse la France, » s’émeut Daniel Fasquelle (2), Député du Pas-de-Calais et trésorier national des Républicains (LR).

Même son de cloche mais dans un registre plus policé chez d’autres.

« (J’assiste) atterrée à une mise en scène parfaitement huilée, des questions préalablement sélectionnées, une accumulation de clichés et propos éculés, des platitudes présidentielles, une perte de temps, rien à la hauteur de la soi-disant mobilisation pour les banlieues, » explique depuis le palais de l’Elysée Florence Portelli (3), Maire de Taverny et Vice-présidente du groupe LR à la région Ile-de-France.

« Après le monde rural abandonné, la banlieue est méprisée ! Une matinée d’incantations pour aboutir à des mesurettes ne traitant pas les causes des problèmes : Justice laxiste, nivellement par le bas à l’école, immigration incontrôlée, » se désespère Nicolas Dupont-Aignan (4), Député de l’Essonne et Président de Debout la France (DLF).

« Je trouve extrêmement choquant que Macron évoque un argument racial digne des ‘Indigènes de la République’, en délégitimant toute solution pour les banlieues qui émanerait de ‘mâles blancs’. C’est la consécration du communautarisme au sommet de l’Etat, » ajoute Marine Le Pen (5), député et Présidente du Front National (FN).

Toutefois, le Président de la République a exprimé quelques vérités sur lesquelles tout le monde devrait s’accorder comme « quand on a peur de sortir de chez soi ou de laisser sa famille seule on ne peut pas construire son avenir » ou « la radicalisation est en train de gagner dans certains quartiers. »

Le problème pour le chef de l’Etat reste donc de réussir dans les quartiers, là où tout le monde a échoué depuis quarante ans, et alors que des parties significatives du pays échappent à la maîtrise effective de l’Etat.

Enfin, de nombreux internautes ont été profondément choqués que quelques jours après avoir comparé les crimes islamistes contre l’Humanité à une fête d’anniversaire, Yassine Belattar ait été reçu à l’Elysée et s’y soit exprimé devant 600 invités.

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Porte de la Chapelle : Pierre Liscia (LR) invite Anne Hidalgo à visiter « l’anfer »



Ce n’est pas souvent qu’on trouve une « pépite » en politique et pourtant Pierre Liscia, élu Les Républicains (LR) du 18ème arrondissement de Paris, vient d’en produire une avec brio dans une courte vidéo.

« Madame Anne Hidalgo (Maire de Paris), je vous propose de venir découvrir ‘la porte de l’anfer’ (1), » tweete le jeune élu connu pour son soutien actif à Florence Portelli, désignée en septembre 2017 par Le Politique « révélation politique de la rentrée ».

Depuis plusieurs années, Pierre Liscia dénonce sans démagogie et avec simplicité la situation désastreuse du 18ème arrondissement littéralement devenu « un gigantesque camp de migrants à ciel ouvert » jonché de détritus.

Déplorant que Mme Hildalgo ne se soit jamais rendue porte de la Chapelle où convergent les plus importantes voies d’arrivées à Paris des touristes étrangers notamment depuis l’aéroport Charles de Gaulle (CDG), Pierre Liscia résume en 2 minutes et 5 secondes (2) une situation intenable au cœur même de Paris, ville lumière et première destination touristique mondiale.

« Bonjour Madame Hidalgo, j’aimerais vous faire découvrir un quartier que vous ne connaissez pas, le quartier de la porte de la Chapelle, » entame Pierre Liscia qui précise que « c’est pas Notre-Dame de Paris mais ça a un petit côté cour des Miracles quand même ».

Insécurité, prostitution, mendicité agressive, toxicomanie, saleté, « la porte de la Chapelle c’est un peu dégueulasse » et « on ne vous a jamais vu ni les vendredis, ni les samedis, ni les dimanches, jamais, » tacle Pierre Liscia à destination d’Anne Hidalgo.

Le Politique vous invite donc à regarder cette excellente vidéo sans langue de bois qui montre, à l’instar de Pierre Liscia, qu’on peut dire la vérité sans tomber ni dans le « populisme » ni dans l’excès. C’est rafraîchissant.

Notes

(1) La faute d’orthographe est volontaire. Cf. la vidéo ci-dessous.

(2)

Florence Portelli réfute toute consigne concernant Laurent Wauquiez



Arrivée deuxième de l’élection à la présidence des Républicains (LR) avec 16% des voix en décembre dernier, Florence Portelli* est désormais Secrétaire générale de Libres, le mouvement de Valérie Pécresse, présidente de la Région Ile-de-France.

Suite aux propos enregistrés de Laurent Wauquiez à l’occasion d’un cours donné à l’EM Lyon dans lesquels ce dernier avait parlé « de toutes les conneries » que peut faire Valérie Pécresse, Florence Portelli a informé le JDD – déjà contesté récemment – n’avoir reçu aucune consigne en vue de laisser Laurent Wauquiez « s’enferrer. »

Estimant toutefois que de tels propos portent un grave préjudice à LR et à la droite en général, Florence Portelli, Valérie Pécresse et leur nouvel allié Mael de Calan partagent le point de vue d’Alain Juppé et de Dominique Bussereau, très inquiets de la ligne adoptée par le nouveau président du parti.

Pour l’heure cependant, l’analyse des informations disponibles montre que Laurent Wauquiez bénéficie plus de la situation qu’il n’en souffre.

* Florence Portelli avait été désignée par Le Politique révélation politique de la rentrée en octobre 2017.

Lisez aussi : Laurent Wauquiez est-il plus fort après ses propos à l’EM Lyon ?