Une fausse lettre de l’Elysée signée par Emmanuel Macron circule sur le web



La scène politique française est déjà suffisamment acrimonieuse pour ne pas l’abîmer un peu plus avec de fausses informations – autrement appelées Fake News. C’est actuellement – et à nouveau – le cas avec une fausse lettre (1) estampillée du palais de l’Elysée et faussement signée par Emmanuel Macron et qui donnerait des ordres au procureur de la République concernant la mobilisation du 17 novembre prochain.

Outre les fautes de syntaxe et la non-observation patente des principes constitutionnels, cette lettre constitue également un faux dans sa forme. Considérant que de nombreux électeurs « de droite » semblent relayer ce faux document, Le Politique, sensible à ce que la France retrouve un débat politique équilibré et équitable, les prévient par le présent article. Il est hautement contreproductif de relayer n’importe quoi, et ce de quelque bord politique que l’on soit.

Notes

(1)

L’Allemagne se dote de lois sévères pour les réseaux sociaux



Le Bundestag allemand a adopté une loi prévoyant une amende d’un montant maximum de 50 millions d’euros pour les réseaux sociaux qui ne supprimeraient pas « les discours de haine et les fausses informations. »

Dans un contexte politique dans lequel les « élites » estiment que l’élection de Donald Trump ou la victoire du Brexit ont résulté de fausses informations diffusées sur les réseaux sociaux, le gouvernement de la chancelière Angela Merkel qui se revendique comme le rempart de la « démocratie » contre le « populisme » exige désormais que tout « discours de haine » soit retiré des réseaux sociaux sous 24 heures, de même pour tous « contenus jugés offensants » sous sept jours.

Beaucoup d’internautes s’inquiètent qu’une telle loi puisse surtout servir à censurer tout contenu qui critiquerait la politique d’Angela Merkel et plus largement de l’Union européenne (UE) et de la Banque centrale européenne (BCE).

Hillary Clinton serait-elle, comme tout Washington, dupée par les Russes ?



A l’écouter, la candidate Démocrate Hillary Clinton a perdu l’élection présidentielle américaine 2016 à cause de trois raisons conjuguées : « les Russes », l’ancien directeur du FBI James Comey et Donald Trump. Elle affirme (1) avoir été un mois avant le scrutin de novembre 2016 la cible d’informations que « les Russes, (…) n’auraient pas su comment transformer (…) en armes sans l’aide d’Américains. »

Sur ce point, Hillary Clinton a tort puisque la désinformation – dezinformatsiya – et l’exploitation de l’information sont justement le point fort du renseignement russe qui a transformé en armes les méthodes avancées du léninisme en matière d’agitation et de propagande politique – agit-prop.

Aussi, indique-t-elle au risque d’être à son tour accusée si elle n’apporte pas de preuves, « nous obtenons de plus en plus d’informations sur les contacts entre des responsables de la campagne Trump et des proches de Trump avec les Russes avant, pendant et après l’élection. »

Il appartient à la justice fédérale d’éclaircir cette vaste conspiration présumée pro-russe mais en insistant sur le fait qu’elle n’aurait pas perdu l’élection loyalement, Hillary Clinton joue en fait contre son camp. Les Démocrates restent plus impopulaires que les Républicains et une majorité d’américains n’apprécie pas son jusque-boutisme.

Hillary Clinton omet qu’elle fut soutenue par 98% des médias américains et internationaux, une force d’influence qu’une écrasante majorité d’analystes du renseignement estime impossible à contrebalancer avec de « fausses informations » même avec l’aide des « Russes ».

Aussi, oublie-t-elle que le « piratage » du parti Démocrate fut possible notamment à cause de la faiblesse des mots de passe utilisés par ses membres bien plus que par quelque piratage technique stricto sensu (2). Enfin, le directeur de l’agence américaine de sécurité nationale (NSA), l’amiral Michael S. Rogers, a indiqué récemment n’avoir qu’une « confiance modérée » dans l’aide russe à Donald Trump.

A l’instar de l’ancien chef d’antenne et russophone Scott Uehlinger, d’anciens membres de la CIA ne croient guère en la capacité russe d’influencer une élection américaine au point d’en changer le résultat et estiment que tout ceci pourrait plutôt résulter d’une « duperie » (deception en anglais) russe.

Ceci vise à créer les apparences d’une vraie opération en fait fausse afin de dissimuler une autre mais vraie opération visant un objectif plus large à savoir semer le trouble à Washington et l’occuper à autre chose qu’aux problématiques stratégiques (Syrie, Ukraine) chères à Moscou.

(1) Live with Hillary Clinton, former US Senator, Secretary of State and the first woman to be nominated for president by a major US political party (Code Conference, 31 mai 2017)

(2) Le mot de passe du directeur de campagne John Podesta aurait par exemple été « mot de passe », rendant ainsi très facile l’accès à ses e-mails et ensuite à tout le réseau informatique du parti Démocrate.

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