Jusqu’au cœur de la France millénaire, les Chrétiens sont attaqués dans l’indifférence



Les Chrétiens sont systématiquement opprimés dans plus de cinquante pays dans le monde, a rappelé courageusement l’ex-ministre socialiste de la défense et de l’intérieur Jean-Pierre Chevènement à l’occasion d’une interview. « Courageusement » est-il écrit car l’agression de Chrétiens, l’incendie de leurs Eglises et de leurs Cathédrales, leur oppression jusqu’au cœur de leurs terres ancestrales, en France notamment, ne suscite guère de réaction de la part des autorités politiques.

Ni Emmanuel Macron ni son gouvernement, à l’instar d’un Pape François incompréhensiblement muet, n’a jamais osé dire la vérité à savoir que les Chrétiens de France comme d’ailleurs sont les victimes d’une guerre sans pitié portée jusqu’à Saint-Sulpice volontairement incendiée, jusqu’à leurs cimetières volontairement dévastés, jusqu’à chez eux.

Pas un mot ou presque de la part des dirigeants de la « majorité » présidentielle de La République En Marche (LREM) face à cette intimidation qui ne vise que les occidentaux et/ou les Chrétiens, partout, à l’étranger comme sur leurs terres où ils accueillent si nombreux des individus parmi lesquels certains souhaitent pourtant leur perte.

Face à l’offensive systémique et systématique contre tout ce qui a fait la France, contre tout ce qui a porté la civilisation, contre tout ce qui a construit l’Humanité charitable, Emmanuel Macron et les « progressistes » préfèrent malheureusement « penser printemps » pendant que brûle Notre-Dame d’un feu si intense que des millions de Français doutent quelque peu de son caractère accidentel déclaré alors que les flammes n’étaient pas encore éteintes et qu’aucune constatation de police scientifique n’avait encore été menée.

Face à ce silence, face à ce doute intense qui gronde dans le cœur de chaque Chrétien tiraillé entre aimer son prochain et se défendre enfin, le gouvernement français doit revoir totalement sa politique et cesser d’ignorer ce qu’il se passe sur un territoire dont il a en partie perdu la maîtrise au point que chaque jour depuis le 1er janvier 2019, une Eglise brûle ou un cimetière est profané. L’Etat doit ramener la concorde et neutraliser les assaillants avant qu’il ne soit trop tard.

Absente du Grand Débat, l’immigration revient en force avec les Européennes



L’immigration et, selon « la droite », son corollaire islamiste suscitent une défiance inédite parmi les Français chez qui environ 80% se disent favorables à une réduction drastique du droit d’asile, à un renforcement des frontières et à un contrôle strict de l’accès au territoire national (et plus encore de l’installation et du regroupement familial).

Malgré donc le grand nombre de compatriotes se disant en faveur d’une politique migratoire plus sévère, la majorité présidentielle d’Emmanuel Macron et de La République En Marche (LREM) ont préféré évacuer ce thème sensible du Grand Débat qui visait pourtant le dialogue citoyen et la compréhension mutuelle.

Mais ce qui fut laissé à la porte du Grand Débat revient finalement par la fenêtre des élections européennes, en effet les dirigeants des trois partis politiques communément placés à droite de la scène politique nationale – Les Républicains (LR), le Rassemblement National (RN) et Debout La France (DLF) – abordent désormais le sujet de l’immigration plus directement et plus agressivement qu’auparavant, estimant qu’il y a urgence à traiter la problématique.

Le président de LR, Laurent Wauquiez, estime que « nous avons dépassé nos capacités d’intégration » et qu’en parallèle afin de « redonner un avenir à notre civilisation européenne, (il faut) arrêter de sous-estimer la menace islamiste ».

Son homologue du RN, Marine Le Pen, dénonce l’Union européenne (UE) comme « pro-immigration » et crois « qu’il faut au contraire des frontières nationales (…) et que les critères du droit d’asile soient raffermis. »

Quant au président de DLF, Nicolas Dupont-Aignan, il rappelle que des élus LR au Parlement européen ont voté en faveur du Pacte de Marrakech et voit « une crise existentielle d’identité » qui requiert un contrôle aux frontières pas « uniquement pour l’immigration mais aussi contre le trafic d’armes et de drogue, le terrorisme ».

En somme, « les droites » tentent de ramener au cœur du débat européen le premier sujet de préoccupation des Français avant même l’emploi et la fiscalité selon de nombreuses enquêtes d’opinion menées récemment, à rebours donc du Grand Débat qui aura manqué l’occasion d’aborder franchement ce sujet fondamental aux effets potentiellement élevés et déjà constatés.

Malgré le Grand Débat, Macron peine à réduire le mécontentement populaire



Le mouvement des « Gilets jaunes » dont Le Politique avait identifié les prémisses dès l’été 2018 et dont l’acte I se joua dans les rues en novembre n’est certes plus celui des débuts, désormais abîmé par la participation contestée de l’extrême gauche accompagnée de violents débordements.

Si ces derniers sont très massivement rejetés par les Français, et quand bien même aurait-on l’impression comptable depuis la place Beauvau que le mouvement des gilets jaunes s’essouffle, l’ambiance générale sur le territoire national n’a semble-t-elle pas été fondamentalement modifiée par le « Grand Débat ».

En effet, seule une faible minorité d’à peine 5% à 7% estime que les discussions « populaires » entre la majorité En Marche (LREM) et le « peuple » ont été bénéfiques et qu’elles déboucheront sur une nette amélioration et une meilleure compréhension. Pris dans l’autre sens, ce seraient donc 93% à 95% des Français qui n’auraient pas été convaincus par le « Grand Débat » et chez une part significative d’entre eux, le mécontentement paraît aussi vif qu’à l’été dernier lorsque Le Politique anticipait la formation d’une profonde lame de contestation.

Entres autres éléments de contexte, les derniers déplacements d’Emmanuel Macron en région ont été relativement difficiles et ont requis la mobilisation de moyens rarement aussi significatifs pour sécuriser la venue d’un Président de la République au cœur d’un pays qu’il a pourtant la haute fonction de représenter.

En Bretagne où Emmanuel Macron s’est déplacé pour animer l’un des derniers « Grands Débats », l’ambiance constatée et les critiques exprimées à l’encontre de l’exécutif ont rappelé celles d’avant l’apparition des gilets jaunes sur la scène publique.

En somme et en dépit de la volonté louable de mieux comprendre les raisons du mécontentement, Emmanuel Macron ne bénéficie pas d’une meilleure appréciation populaire et son capital sympathie semble inchangé. Outre l’échec apparent donc – mais que seuls les prochains mois confirmeront ou infirmeront – il pourrait s’avérer erroné d’estimer que la contestation est terminée.

Selon les données disponibles et de notre point de vue, les sous-jacents de la crise politique existent toujours et l’acrimonie générale n’a que peu baissé ; les élections européennes pourraient donc n’être qu’une pause avant de potentielles nouvelles complications.