Exclure l’immigration du « grand débat national » catalyse les pires tensions



Partout en Europe, le constat est identique et implacable : une large majorité des Européens s’inquiète de l’immigration massive et souhaite qu’elle se termine au plus vite. Ce constat s’accompagne de plus en plus souvent d’une précision peu politiquement correcte mais qu’osent désormais ouvertement de nombreux Européens à savoir que le phénomène « d’islamisation » qui accompagnerait selon eux l’immigration massive ne serait non seulement pas souhaitable mais même dangereux.

Au regard de l’actualité de ces dernières années, les autorités politiques autrement appelées « les élites » se trouvent en effet bien en mal de nier la sincérité de l’inquiétude qui assaille de si nombreux Européens quant à la disparation progressive et présumée rapide de leur mode de vie, de leurs valeurs et de leurs libertés au motif d’une tolérance qu’ils jugent unilatérale et excessive.

Ainsi, l’opposition au président de la République Emmanuel Macron devrait poursuivre sa croissance à mesure qu’il s’entête à refuser aux Français la tenue d’un véritable débat sur l’immigration, sujet que « les élites » souhaitent à tout prix éviter sachant pertinemment que l’avis de leurs compatriotes sur cette question brûlante démonte complètement leur « vivre-ensemble » rêvé et idéalisé depuis les rues tranquilles des luxueux 6ème et 8ème arrondissements de Paris.

On ne ramènera donc durablement la concorde civile en France que si on a le courage d’aborder de front les sujets qui fâchent et de prendre parfois des virages à 180 degrés de la politique menée depuis 40 ans au prix de l’épuisement démocratique et de la négation pour le peuple à choisir son avenir pour lui-même. Ceci concerne l’Europe dans son ensemble et plus particulièrement la France où rarement auparavant l’immigration massive et incontrôlée n’a suscité autant de critiques.

Refuser le débat et nier l’inquiétude sincère qui préoccupe tant de Français ajoutent au péril qui menace la République.

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Céder le siège de la France au conseil de sécurité de l’ONU, la ligne rouge



Un ancien dirigeant de l’Allemagne des années 1930 en a rêvé, Angela Merkel va-t-elle le faire ? La France poursuit sa descente aux enfers stratégiques dans le démantèlement profondément organisé, absolument séquencé depuis fort longtemps de sa souveraineté.

Washington n’a jamais supporté que Paris puisse avoir quelque once d’indépendance. Berlin n’a jamais accepté que Paris soit sorti, au moins diplomatiquement, victorieux de l’invasion nazie de l’Europe. Moscou et Pékin ne croient plus vraiment à l’indépendance de Paris.

Depuis des années, une vaste entreprise de démolition de tout ce qui donne – ou donnait – à la France quelque influence dans le monde continue sans que cela ne suscite quelque protestation. Totalement léthargique, absolument à plat ventre, décidément naïf, le corps politique français livre depuis des années les clefs de la France à l’Allemagne.

Maintenant que l’Allemagne ose demander à la France de lui donner l’un de ses deux derniers atouts à savoir son siège au conseil de sécurité de l’ONU, on trouve véritablement des élus politiques français pour trouver cette proposition parfaitement acceptable et ils poussent le délire jusqu’à en encourager la concrétisation (1).

Aujourd’hui le siège au conseil de sécurité de l’ONU alors que la France, depuis des décennies, protège au prix de ses hommes et d’un budget militaire parmi les plus importants du monde l’Europe entière.

Demain, l’Allemagne au prétexte de la solidarité européenne demandera aussi la dissuasion nucléaire française qui a tant coûtée aux Français. Que l’Europe soit une belle idée, d’accord, mais qu’elle ne se construise qu’au bénéfice exclusif de l’Allemagne par la déconstruction odieuse et en pleine lumière de la France relève de l’impensable.

Le culot allemand n’a d’égal aujourd’hui que la naïveté absolument interstellaire d’un pouvoir politique français semblable au membre d’une secte tout dévoué à son gourou. Rappelez à l’Allemagne qu’elle a aussi des devoirs, qu’elle porte des prétentions qui confinent à l’humiliation, qu’elle n’aime que l’Europe que quand elle lui sert est le devoir de tout européen qui aime l’Europe.

Qu’Emmanuel Macron ose un instant penser à accéder à l’exigence allemande concernant l’ONU et il allumera la flamme d’une mèche potentiellement inextinguible.

Notes

(1)

Emmanuel Macron relance le mythe de la souveraineté européenne



Le Président de la République Emmanuel Macron dans son parcours de mémoire – qui devient de plus en plus difficile face aux Français rencontrés – a relancé la « funeste » idée d’une armée européenne. Celle-ci serait justifiée face à une hypothétique menace de la Russie présidée par son homologue Vladimir Poutine.

Peut-être convient-il de rappeler que le monde libre a gagné la « guerre froide » face au monde soviétique, lors de la chute du Mur de Berlin, le 9 novembre 1989 (1).  Les difficultés pour mettre sur pied une Brigade franco-allemande, il y a plus de 30 ans, montrent que l’armée européenne n’est pas près de voir le jour !

Mais là encore, il s’agit, pour Emmanuel Macron, d’un prétexte pour relancer le mythe d’une souveraineté européenne. Il craint que les populistes, souverainistes, nationalistes et autres identitaires ne détruisent la belle et grande idée d’une Europe, enfin rassemblée et en paix.

Ce que nous n’acceptons plus c’est « le machin bruxellois » qui réduit les Nations, nie la diversité de leurs peuples et affaiblit la civilisation européenne. L’avenir réside probablement dans la création d’une Confédération de l’Europe ; c’était aussi, à terme, la vision que le général de Gaulle avait envisagée. Le grand enjeu des élections européennes du printemps 2019 devrait porter sur le thème d’une « Europe-Patrie » (2).

Notes

(1) Nous en célèbrerons dans un an le 30ème anniversaire à Berlin, puisque les anciens des Missions militaires alliées de Potsdam y sont officiellement invités.

(2) Dans son dernier ouvrage – Mémoire et identité (Ed. Flammarion) –, publié 2 mois avant son décès (2 avril 2005), Jean-Paul II a consacré un chapitre à La Patrie européenne.