Face aux Gilets jaunes, l’emploi des militaires inquiète et augmente la tension



Samedi dernier, Emmanuel Macron a été vertement critiqué pour n’avoir pas mobilisé les moyens nécessaires pour contenir et « punir » les casseurs (1) infiltrés parmi les gilets jaunes et qui ont semé le chaos sur les Champs-Elysées en y vandalisant près de 80 boutiques.

Quelques jours plus tard, Emmanuel Macron prend une décision rarissime à savoir que des unités militaires de la mission Sentinelle seront mobilisées dans Paris afin de protéger des bâtiments publics, histoire aussi probablement de montrer à tous que l’exécutif de La République En Marche (LREM) reprend la situation en mains après la catastrophe du week-end dernier.

Sauf que cette décision d’employer l’armée ne fait pas du tout l’unanimité, c’est même le contraire.

Du côté des militaires (2), on explique à Le Politique que l’utilisation de soldats dans le cadre du maintien de l’ordre face à des manifestants ne correspond absolument pas à la mission des Armées et qu’existe le risque non négligeable d’ordres peu clairs ajoutant à la confusion plutôt que réduisant la tension.

Du côté des politiques, on indique à Le Politique qu’Emmanuel Macron franchit là une « ligne rouge » d’où il ne pourrait pas revenir si quelque drame survenait. En somme, si ça tourne mal alors Emmanuel Macron prend le risque d’une perte de contrôle, outre la gravité de l’Histoire à savoir qu’employer l’armée face au Peuple français n’a jamais tourné à l’avantage du pouvoir.

Du côté de l’opinion publique, beaucoup s’émeuvent de ce qu’ils perçoivent comme un tournant « autoritaire » de la présidence d’Emmanuel Macron et estiment qu’utiliser l’armée confirme un deux poids deux mesures à savoir que face au peuple, le gouvernement ne se refuserait rien alors qu’il serait autrement plus laxiste dans d’autres situations comme à Grenoble récemment.

D’autres estiment toutefois qu’une position de fermeté est indispensable et espèrent que l’emploi de l’armée enverra le signal espéré. En conclusion et selon nos informations, la tension ne baisse pas (3) et le prochain « acte » pourrait s’avérer potentiellement plus périlleux.

Notes

(1) Dont apparemment un nombre significatif d’activistes d’extrême gauche.

(2) A la retraite (2S).

(3) La décision d’utilisation d’unités militaires pourrait renforcer certains groupes (ultras) dans leur « détermination » d’en « découdre » avec le pouvoir.

200.000 euros de costumes pour Jack Lang, preuve de la partialité médiatique ?



Récemment, Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout La France (DLF), a été vivement critiqué par les « démocrates et progressistes » pour avoir exprimé un avis pourtant largement partagé par les Français à savoir que les médias, particulièrement ceux du secteur public financés à prix d’or avec les impôts, sont politiquement engagés à gauche et/ou en faveur d’Emmanuel Macron.

Quelques jours plus tard, une nouvelle affaire de costumes émerge deux ans après celle qui, hystérisée et manipulée à dessein, avait démoli la candidature de François Fillon à l’élection présidentielle 2017. Le légendaire et iconique ministre de la culture de François Mitterrand, le socialiste Jack Lang désormais président de l’Institut du Monde Arabe (IMA) aurait reçu pour 200.000 euros de costumes en cadeaux et « sans contrepartie » depuis cinq ans selon l’hebdomadaire L’Obs.

Mais comme d’habitude, ce qui, commis à droite, suscite un scandale, génère la condamnation unanime de tout ce qui existe de « bien-pensant », « d’engagé », de « progressiste » etc… – même sans preuve – ne suscite aucun scandale quand un fait similaire et potentiellement plus important est commis à gauche.

Le socialo-progressisme a donc ceci de formidable qu’il passe son temps à proclamer son objectivité tout en apportant chaque jour les preuves accablantes de sa partialité auprès de Français auxquels on ose reprocher ensuite d’avoir quelque défiance vis-à-vis d’un « service audiovisuel public » qui affiche pourtant clairement ses opinions politiques et les sert en leçon permanente à « ceux qui pensent mal » 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 « avec vos impôts dépensés sans compter ».

Ainsi donc François Fillon était impardonnable là où Jack Lang est formidable et quiconque oserait contester une si grande équité est un affreux « populiste » à quelques semaines d’élections européennes où, aux frais du contribuable, des affiches et des spots publicitaires vous annoncent – démocratiquement – que « vous n’avez pas (d’autre) choix » que de voter pour Emmanuel Macron et La République en Marche (LREM).

« Quand Fillon se fait offrir pour 13.000 euros de costumes, il est mis en examen pour trafic d’influences. Quand Lang en reçoit pour 200.000 euros, il est promu ambassadeur de la marque. La gauche force mon admiration, » résume ainsi le journaliste Clément Weill-Raynal sur Twitter (1).

Conclusion, la droite doit enfin prendre conscience du parti-pris médiatique qui vide très largement notre « démocratie » de sa substance et confère un avantage indu gigantesque à la gauche. Le silence presque sympathique en faveur de Jack Lang comparé à l’insupportable fureur déployée contre François Fillon est la preuve irréfutable que la France connaît depuis longtemps un grave déséquilibre médiatique.

L’injustice est immense et elle participe pleinement du « populisme » que ceux-là mêmes qui en sont la cause prétendent combattre. Du point de vue de la couverture médiatique de notre vie politique, la France est un pays profondément « illibéral » pour reprendre un mot cher aux « progressistes ».

Notes

(1)

Islamisme, Allemagne : la « naïveté » d’Emmanuel Macron exaspère



« Il y a quelque chose qui ne tourne pas rond » lit-on souvent dans les commentaires postés sur les réseaux sociaux par cette masse active et toujours remuante de citoyens certes mécontents mais pas toujours dénués d’arguments. A mesure que Le Politique résume ces milliers de propos mis en ligne sur plusieurs années, peut-on en déduire qu’une autre ligne de séparation, voire de fracture, démarque le Français lambda des personnalités politiques en charge de le gouverner et de le représenter.

Comme si deux mondes coexistaient en un même pays, le citoyen découvre sidéré combien le « politique » paraît définitivement dépourvu de tout réalisme. A la découverte récente qu’une personne peut visiter son conjoint, islamiste convaincu, condamné à 30 ans de prison pour l’assassinat d’un ancien résistant de 88 ans, sans être aucunement fouillée pour ensuite profiter d’un séjour confortable dans une « unité de vie familiale » (UVF), le citoyen mesure l’étendue des droits concédés aux individus les plus dangereux (1).

Pareil constat mais d’un autre registre pour le citoyen qui, parcourant d’un œil distrait l’actualité internationale, découvre que la chancelière allemande Angela Merkel souhaite prendre le siège permanent de la France à l’ONU « au profit de l’Union européenne (UE) », ce siège que le général de Gaulle obtint de haute lutte après avoir sauvé l’honneur de la France et l’avoir inscrite parmi les vainqueurs de la seconde guerre mondiale. « Doit-on rappeler à l’Allemagne qu’elle fut responsable de deux guerres mondiales sur deux ? » demande un internaute, scandalisé par la « prétention allemande » de vouloir effacer un peu plus la France.

« Mais quelle naïveté ! » s’écrie un autre sur Twitter, s’étouffant de voir la France sombrer par idéalisme vain pendant que ses « amis » en profitent sans retenue. Car de progrès dans le progressisme macroniste, beaucoup le pensent, il semble y en avoir pour tous les autres mais pas pour la France et les Français. Voilà ce qui dans le cœur de l’opinion publique creuse aussi un peu plus chaque jour le fossé déjà béant séparant l’Elysée du « peuple » qu’il méconnaîtrait comme jamais.

« Nous sommes dirigés par des bisounours déconnectés, » résume un internaute qui, sur l’un des derniers groupes Facebook où s’expriment difficilement quelques électeurs « de droite » (2), estime que partout où la France d’Emmanuel Macron met ses pieds, « c’est pour mieux se vautrer ». « Islamisme, Allemagne, Afrique, Concurrence internationale, désindustrialisation, » le déclin tel qu’il est vécu par le Français moyen serait plus une réalité qu’une impression, il confinerait même à l’humiliation renforcée par le sentiment que nos dirigeants seraient soit complètement naïfs soit complètement incompétents soit les deux.

Parmi tous les sujets qui suscitent le mécontentement, la velléité désormais affichée par l’Allemagne de bouter la France hors du conseil de sécurité de l’ONU nourrit des tensions plus fortes qu’on ne l’imagine en haut lieu, elle est même la partie visible de l’iceberg vers lequel la France paraît naviguer à plein régime.

Notes

(1) Rappelons une fois encore que le prisonnier concerné a été condamné pour l’assassinat et la torture d’un ancien résistant de 88 ans. Ce qui aurait soulevé le pays tout entier auparavant ne semble plus guère susciter de réaction.

(2) Facebook réprimerait et supprimerait de plus en plus tout contenu « de droite » ou « conservateur » et ne s’affirmant pas « progressiste » selon de nombreux internautes.

Les mots entre guillemets sont des citations de propos postés par des internautes et lus sur internet et/ou sur les réseaux sociaux. Les opinions exprimées et rapportées ici sont les leurs.