Daniel Fasquelle (LR) demande une enquête sur les comptes de campagne d’Emmanuel Macron



Les révélations troublantes se sont multipliées ces dernières semaines au sujet des comptes de campagne du candidat Emmanuel Macron à l’occasion de l’élection présidentielle 2017. Au point que les « ristournes » dont il aurait bénéficié de la part de plusieurs entreprises notamment du secteur événementiel pourraient constituer un motif légitime d’annulation de l’élection présidentielle selon plusieurs commentateurs.

Alors que le candidat François Fillon pour Les Républicains (LR) fut politiquement assassiné sur la base notamment d’affaires visiblement construites, le candidat Emmanuel Macron pour La République en Marche (LREM) aurait-il au contraire bénéficié d’une mansuétude similaire à l’euphorie de 98% des médias subventionnés en sa faveur ?

Non content d’avoir été clairement favorisé dans une élection dont beaucoup se demandent si elle fut véritablement « démocratique », Emmanuel Macron échapperait-il aussi aux sanctions que n’aurait pas manqué d’exiger le Parquet national financier (PNF) contre n’importe quel autre candidat dans des circonstances similaires ?

Ainsi, Daniel Fasquelle, Député LR du Pas-de-Calais, a interpellé le 15 mai 2018 le président de l’Assemblée nationale (AN) pour la création d’une commission d’enquête sur l’organisation et le financement de la campagne du candidat Emmanuel Macron. Il a le 16 mai 2018 proposé une résolution visant à créer ladite commission.

« Au regard de la gravité et de l’importance des faits qui sont énoncés dans cette proposition, (M. Fasquelle) va interpeller le président de l’AN pour lui demander de tout mettre en œuvre pour que cette commission d’enquête puisse se mettre en place dans les délais les plus brefs, » lit-on dans un communiqué de presse (1).

Daniel Fasquelle avait notamment participé « à faire éclater la vérité » concernant l’ex-ministre socialiste du budget et en charge de la lutte contre la fraude fiscale Jérôme Cahuzac qui vient justement d’éviter la prison pour avoir commis lui-même une vaste fraude fiscale.

(1)

Marine Le Pen peut-elle encore espérer un destin présidentiel ?



Avec 53% d’abstention dans la circonscription d’Hénin-Beaumont au premier tour des élections législatives, on constate qu’à l’instar du niveau national, Marine Le Pen n’a pas déplacé les foules et connaît un sérieux passage à vide depuis son débat « raté » d’entre les deux tours de l’élection présidentielle. Ce débat a fortement marqué les esprits et comme l’avait analysé Le Politique, il a déçu de nombreux électeurs tentés de voter Marine Le Pen.

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Si le second tour des législatives confirme les résultats du premier, la réduction drastique du nombre de députés Républicains (LR) à l’Assemblée nationale créera un vide qu’il sera difficile de combler. Depuis l’entre-deux tours de l’élection présidentielle, un nombre significatif d’électeurs LR a exprimé sa réticence à appeler si tôt à voter Emmanuel Macron pour barrer la route à Marine Le Pen.

Les voix discordantes des “ténors” LR concernant la “main tendue” du désormais président de la République à suscité un déficit de confiance parmi les électeurs et la dissonance des soutiens affichés comme celui d’Alain Juppé ainsi que l’annonce estimée prématurée de “l’anti-ni-ni” de François Baroin semblent avoir accentué la confusion.

Les estimations de l’entre-deux tours des législatives indiquent que l’ensemble des candidats LR-UDI-DVD obtiendrait au mieux entre 70 et 110 sièges à l’Assemblée nationale, contre 211 en 2012. L’abstention record de 51,29% montre les limites de la poussée de La République en Marche (REM) et indique aussi que les électeurs de la droite au sens large se sont démobilisés.

Tout élu en moins constitue aussi un manque à gagner financier. Selon Le Telegramme, le résultat définitif des législatives pourrait diminuer les fonds LR d’environ 5 millions d’euros par an. La perte d’un tel trésor de guerre sera un coup dur supplémentaire et abîmera un peu plus les chances de survie politique de LR.

L’adhésion politique est aussi en berne. Afin de reconquérir les esprits et les coeurs, encore faut-il que les “ténors” opèrent un véritable examen de conscience en comprenant pourquoi François Fillon a si bien remporté la primaire de novembre 2016 contre l’unanimité médiatique. Sans un tel travail interne, le parti pourrait poursuivre son déclin.

Enfin et pour incarner l’opposition efficacement, faut-il également être visible. Alors que la droite est déjà sous-représentée dans les médias, la perte d’un nombre significatif d’élus se traduira par une baisse dramatique de capacité médiatique. C’est donc dans ces circonstances aggravantes que la droite devra se reconstruire pour proposer une alternance crédible – et gagnante – en 2022.

Nul doute déjà que l’effort à fournir sera herculéen.

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