Gilets jaunes : haine, démagogie et violence sont inacceptables, seule compte l’élection



La France retient son souffle. Est-ce exagéré et monté en épingles par un gouvernement au bord du gouffre qui n’aurait plus que la peur pour justifier son existence ? Possible.

Quoiqu’il en soit, il est utile de rappeler trois faits majeurs.

D’abord, les violences commises le 1er décembre et dont on craint qu’elles ne se renouvellent le 8 décembre sont majoritairement le fait d’individus qui n’ont que très peu voire aucun lien avec les gilets jaunes puisqu’ils se seraient infiltrés dans le mouvement afin de mener à bien leurs basses occupations à savoir la casse et le pillage.

Ensuite, le renoncement du gouvernement à protéger les commerces et les Parisiens auxquels il est conseillé de rester chez eux expose en pleine lumière sa grandissante incapacité à assurer la sécurité, fait que les Français ont malheureusement déjà constaté avec les nombreux attentats islamistes et l’insécurité croissante.

Enfin, la haine, la démagogie et la violence ne sont pas un programme politique mais des tactiques extrémistes qui desservent gravement les causes qu’elles prétendent servir, seule l’élection réellement démocratique, c’est-à-dire avec des médias véritablement libres et une justice véritablement indépendante, est légitime.

Pour conclure, si le gouvernement est contesté, il doit aussi avoir le courage de se demander pourquoi et l’explication est probablement double à savoir les circonstances de l’élection présidentielle 2017 et l’incapacité chronique d’écouter le peuple à l’instar du souhait d’Emmanuel Macron de signer le pacte de l’ONU pour les migrations contre l’opposition de 80% des Français.

Européennes 2019 : Eric Ciotti et Nadine Morano plébiscités, demande élévée de droite “forte”



A partir d’une liste prédéfinie en fonction d’un ratio popularité/expérience/exposition incluant par ordre alphabétique du nom Michelle Alliot-Marie, Michel Barnier, Eric Ciotti, Arnaud Danjean, Rachida Dati, Alain Juppé et Nadine Morano, Le Politique a posé la question suivante aux internautes* : Quelle tête de liste préférez-vous pour Les Républicains (LR) aux Européennes 2019 ?

En sus du vote direct, les internautes ont eu la possibilité de voter pour toute autre personnalité de leurs choix par commentaire ou par courrier électronique.

Sur 926 votes validés dont 35 votes « autres » (voir Précisions), Eric Ciotti arrive en tête (303 votes – 32,72%) suivi de Nadine Morano (251 votes – 27,11%), de Michel Barnier (161 votes – 17,39%), de Michelle Alliot-Marie (61 votes – 6,59%), de Rachida Dati (45 votes – 4,86%), d’Alain Juppé (27 votes – 2,92%), de Franck Proust** (25 votes – 2,70%) et d’Arnaud Danjean (18 votes – 1,94%).

En savoir plus

Cliquez ici pour télécharger la synthèse intégrale, publiée en collaboration avec Cyceon.

Européennes 2019 : Christophe Castaner se paye Jean-Luc Mélenchon



Quand deux anciens camarades socialistes s’affrontent, c’est que la scène politique française a profondément changé ces vingt dernières années.

D’un côté Christophe Castaner, le ministre le plus médiatique d’Emmanuel Macron, de l’autre Jean-Luc Mélenchon, le tribun de la gauche et potentiel concurrent d’Emmanuel Macron en 2022. Après des déclarations de M. Mélenchon affirmant vouloir faire des élections européennes de 2019 un « référendum anti-Macron, » M. Castaner a répondu avec un tweet plutôt direct.

Se disant « triste de voir Jean-Luc Mélenchon détester toujours autant l’Europe », le ministre estime que l’enjeu est « de décider des politiques européennes pour 450 millions de personnes, pas de refaire le match qu’il a perdu en 2017. » Comme d’habitude, la réponse de Jean-Luc Mélenchon ne devrait pas tarder. Est-ce le signe qu’Emmanuel Macron voit plus le « danger » à sa gauche qu’à sa droite ?