Avec le remaniement, Emmanuel Macron confirme sa stratégie visant à « diviser pour régner »



Après le remaniement du gouvernement le 16 octobre 2018, les réelles intentions du président de la République Emmanuel Macron sont plus claires pour les mois à venir : c’est bien « diviser pour régner » !

D’un côté, il fait confiance à la justicequi n’est pas indépendante car en France il existe simplement une « autorité judiciaire » (Titre VIII de la Constitution) dont l’indépendance est garantie par le président de la République. Des procédures judiciaires sont donc entamées, voire réitérées, contre le Rassemblement national (RN) et La France insoumise (LFI), afin de les repousser le plus possible, sur la droite ou sur la gauche, et ainsi les affaiblir autant que faire se peut.

D’un autre côté, au centre, Emmanuel Macron a renforcé son dispositif avec de nouveaux ministres venant du Mouvement Démocrate (Modem), ou en récupérant un ex-membre des Républicains (LR) dit « constructif » et un membre du Parti Socialiste (PS), un peu seul.

Ce noyau dur aura pour mission de tout faire, en allant à la pêche chez LR et au PS, afin de constituer une liste, la plus large possible, de « progressistes » et européistes pour les élections européennes. Il s’agit de mettre à terre les « populistes », attachés à l’identité française et à la civilisation européenne.

Pour LR, les plus sensibles à cette manœuvre pourraient être Alain Juppé, Jean-Pierre Raffarin, Dominique Bussereau, voire Valérie Pécresse, tous centristes de cœur ! Autrement dit, pour la Droite, il s’agit de rassembler les conservateurs, libéraux et patriotes – saturés par le « machin bruxellois » qui décide de tout, souvent pour rien – qui aspirent à une Europe des Nations, respectueuse du principe de subsidiarité.

Ce travail a d’ores et déjà commencé, il faut le poursuivre avec détermination.

Djihadistes et salafistes, ils veulent tuer la France mais y vivre quand même!



La contradiction est souvent au cœur des idéologies qu’elles soient de nature politique, philosophique ou religieuse. L’exemple du communisme qui visait au dépérissement de l’Etat et à des lendemains qui chantent a finalement placé l’Etat partout à travers un dirigisme autoritaire voire totalitaire et les lendemains n’ont souvent été que goulags et désolation.

Le salafisme, l’idéologie présumée animer les islamistes – autrement appelés les djihadistes, suscite de nombreux débats de l’ancien premier ministre Manuel Valls qui demande son interdiction à l’actuel premier ministre Edouard Philippe qui rétorque par l’impossibilité d’interdire une idée.

Alors que les islamistes ambitionnent d’éradiquer tous les mécréants s’ils ne se convertissent pas à l’Islam radical, le recul significatif de l’Etat Islamique (EI – Daesh) en zone Syro-Irakienne et donc la fin du « nouveau Califat » provoquent une vague contradictoire d’appels à l’aide.

D’un côté, la djihadiste Djamila Boutoutaou s’exclame « aidez-moi à rentrer en France ! » alors qu’elle vient d’échapper à la peine de mort en Irak et d’être condamnée à la prison à perpétuité. De l’autre, un influent imam salafiste marseillais El Hadi Doudi expulsé par le ministère de l’intérieur (MININT) voit l’application de son arrêté d’expulsion suspendue par la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH).

Non seulement donc le droit tel qu’il est défini actuellement semble bien favorable aux islamistes qui en jouent parfaitement mais la plus flagrante contradiction consiste pour ceux-là même qui haissent les « mécréants » de vouloir absolument vivre parmi eux et profiter de leur incompréhensible générosité.

La France leur est insupportable et ils veulent la détruire, pour autant souhaitent-ils vivement y rentrer ou y rester dès que le danger guette. Manuel Valls pourrait donc poser la question de savoir comment une telle contradiction ne peut-elle simplement pas enlever toute prétention au nouveau totalitarisme du 21ème siècle.

NDDL, ZAD, Facs et CRS : Emmanuel Macron et Edouard Philippe marquent des points



Si les Français ne font majoritairement pas confiance au couple exécutif du président de la République Emmanuel Macron et du premier ministre Edouard Philippe pour lutter efficacement contre le terrorisme, la criminalité et la délinquance, une majorité pourrait bien approuver leur volontarisme sur deux sujets brûlants.

D’abord avec l’opération a priori réussie de la Gendarmerie nationale contre les squats de Notre-Dame-des-Landes (NDDL). Si l’abandon du projet d’aéroport lancé en 1965 a déçu de nombreux concitoyens, beaucoup approuvent le « nettoyage » de la « zone à défendre » (ZAD), une épine dans le pied de tous les gouvernements depuis plus de cinquante ans. Le premier ministre Edouard Philippe aurait donc réussi là où son prédécesseur Manuel Valls avait échoué en 2013.

Situation possiblement similaire concernant les blocages de facultés par des militants d’extrême gauche puisque des Compagnies républicaines de sécurité (CRS) ont été envoyées pour déloger les fauteurs de trouble à la fac de Nanterre, haut-lieu de mai 68 dont on « fête » les 50 ans cette année.

Sans heurt notable mais avec le bémol d’une couverture médiatique très « serrée », Emmanuel Macron mène sur ces deux problématiques une politique que pourrait approuver une majorité significative des Français.