Fiscalité : le Grand Débat invite à des mesures fortes pour libérer l’économie



Le Grand Débat aura au moins eu le mérite de confirmer pour un budget de 12 millions d’euros ce que nombre d’observateurs avaient déjà compris bien avant l’émergence des « Gilets jaunes » sur la scène politique nationale à savoir que trop d’impôts tue l’impôt… et la croissance, les emplois et la transmission familiale.

Le premier ministre Edouard Philippe a cette fois été d’une grande clarté en pointant le « ras-le-bol fiscal » et l’importance de la réduction du « train de vie » de l’Etat qui pèse lourdement sur la compétitivité de la France.

La dépense publique a augmenté sensiblement et depuis longtemps au point de représenter 56,4 % du PIB dès 2016 soit environ 8,5 points de pourcentage au-dessus de la moyenne de l’Union européenne (UE) et surtout presque 12 points de pourcentage au-dessus de celle de l’Allemagne, pour un service public qui pourtant se réduit et/ou perd en qualité.

Il y a donc urgence à libérer l’économie en baissant massivement les impôts et en réduisant l’obésité de l’Etat dans une France aux dimensions de plus en plus réduites par la faute d’un dirigisme excessif. Se poseront aussi, logiquement, les épineuses questions des 35 heures et de l’âge du départ à la retraite, efforts qui ne seront acceptés – et acceptables – que si l’Etat s’affaire enfin à bien se gérer et à réduire drastiquement sa masse dans les secteurs non régaliens et hors santé publique.

Il est inconcevable, alors que les Français n’ont jamais payé autant d’impôts et de taxes, que les Armées souffrent par exemple de carences matérielles notables au point d’exposer leurs soldats à des risques parfois techniquement évitables.

Aussi, la surconcentration des moyens publics sur les grandes agglomérations au détriment des zones rurales génère bien plus d’inégalités économiques que celles observées dans des banlieues pourtant receveuses d’une manne financière quasi-illimitée et manifestement mal investie.

Enfin, le rapport qualité/prix doit aussi, d’une certaine façon, guider l’Etat dans son emploi des recettes fiscales afin d’abord de cesser certaines dépenses qui ont un effet limité voire délétère et ensuite d’alléger le fardeau fiscal qu’assument principalement, et injustement, les classes dites moyennes. Maintenant que le constat est établi, que le gouvernement passe enfin aux travaux pratiques.

Injuste polémique sur Edouard Philippe et les Chrétiens d’Orient ?



Bien que ce soit un très mauvais jeu de mots, le premier ministre Edouard Philippe se serait pris les pieds dans le tapis des Chrétiens d’Orient en suscitant une vague d’indignation collective sur les réseaux sociaux après des propos apparemment maladroits.

Inaugurant l’exposition « Chrétiens d’Orient » à l’Hôtel de ville de Tourcoing le 22 février 2018, Edouard Philippe s’est fendu d’un tweet affirmant que si « la France ne se dérobera pas à son devoir d’hospitalité, l’avenir des Chrétiens d’Orient doit être en Orient. »

Si au fond le premier ministre parle juste en estimant que les Chrétiens d’Orient sont chez eux en Orient et qu’ils devraient être aidés par la France pour pouvoir y vivre en paix, c’est surtout l’usage de l’impératif pour désigner leur « avenir » en Orient qui a suscité une vague de commentaires négatifs.

Rappelant l’aide insuffisante apportée par la France et l’Europe ces dernières années pour protéger les Chrétiens d’Orient du nettoyage religieux – certains parlent de génocide – perpétré à leur encontre en Irak, en Syrie et ailleurs, beaucoup ont en effet estimé que si d’autres populations étaient désignées dans les mots d’Edouard Philippe à place de « Chrétiens d’Orient », cela provoquerait un tollé.

Serait-ce là une preuve d’un « deux poids, deux mesures » ou une simple maladresse dans la communication du premier des ministres d’Emmanuel Macron ?

Rappelons enfin qu’un second tweet d’Edouard Philippe indiquait que « se résigner à l’amenuisement et à la disparition des chrétiens au Moyen-Orient serait une catastrophe pour la région, pour sa culture, pour sa capacité à embrasser la diversité. »

Une nuance bienvenue mais qui est manifestement passée inaperçue. En attendant, les Chrétiens d’Orient comptent parmi les populations les plus gravement menacées à l’heure actuelle dans le monde et restent les grands oubliés de la communauté internationale, affirment les associations qui leur viennent en aide.

Que le gouvernement d’Emmanuel Macron aborde officiellement le sujet est toutefois un progrès notable et que suivront de près les millions de Chrétiens français sensibles au sort de leurs « frères » d’Orient.

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Les Républicains attaquent « le flou » de la majorité présidentielle



Ce fut un reproche répété pendant les campagnes électorales de la présidentielle et des législatives à savoir « le flou » qui marquerait le programme et les mots d’Emmanuel Macron, désormais président de la République.

Après sa déclaration devant le Congrès réuni à Versailles, les Républicains (LR) estiment qu’Emmanuel Macron ne répond pas « aux attentes légitimes de très nombreux Français » ni ne fixe « un cap pour le quinquennat. »

Ce manque de clarté poserait donc plus de questions que de réponses selon Bernard Accoyer, Secrétaire général des Républicains, qui insiste sur « le cap, toujours très incertain pour l’instant » de la nouvelle majorité politique.

L’ancien député LR et désormais premier ministre Edouard Philippe subit une critique similaire en ne précisant pas comment, en raison du « dérapage » du déficit public, le pays réussira à « supporter le poids des promesses électorales » d’Emmanuel Macron.

Rappelant leurs nombreuses interrogations sur la trajectoire budgétaire de la France, les Républicains n’ont donc pas voté la confiance au gouvernement d’Edouard Philippe et estiment à l’instar du Président du Sénat Gérard Larcher que l’augmentation des impôts est la seule certitude.