Gilets jaunes : discours à haut risque pour Emmanuel Macron après 10 jours de tension



Le Président de la République Emmanuel Macron qui s’adressera à tous les Français, aujourd’hui 27 novembre 2018, pour apporter une réponse aux revendications des « gilets jaunes » prend un très grand risque à savoir celui d’être à nouveau à côté de la plaque.

Le mouvement populaire qui se répand, dans toute la France, depuis neuf jours maintenant, est largement soutenu par une majorité de Français. Mais il ne représente pas seulement les « classes moyennes et populaires ou laborieuses », comme vous venez de le déclarer, hier à Bruxelles.

Les retraités sont aussi très mécontents, d’autant qu’ils se font « essorer » par Bercy – tranquillement mais sûrement – depuis plus de 5 ans maintenant. Par ailleurs, fidèle à vos habitudes, vous cherchez à gagner du temps et à détourner le problème essentiel qui est bien celui du pouvoir d’achat de millions de Français.

Vous n’aimez pas improviser par manque d’intuition et/ou d’imagination, pour une raison toute simple : vous ne sentez pas battre le cœur de la France ! Et ce temps n’est pas gagné, mais surtout perdu sur le terrain, où les évènements finissent par vous échapper.

Tout le monde a bien compris que vous avez délibérément laissé la situation dégénérer sur les Champs Elysées samedi dernier, en accord avec votre ministre de l’Intérieur Christophe Castaner, pour inquiéter les Français ; c’est raté.

Proposer, aujourd’hui, un « Haut-conseil sur le Climat », après le « Conseil des Territoires » ressemblera à poser un cautère sur une jambe bois. En définitive, vous êtes dans la situation de Cinna, dans la pièce de Corneille, face à Auguste qui lui déclame : « Et monté sur le faîte, il aspire à descendre. »

Il vous appartient, Monsieur le Président, de soigner votre prochaine sortie !

Taxes sur le carburant : contribuables et citoyens, vous avez élu ceux qui vous rackettent !



Cela fait mal de l’admettre mais nous sommes collectivement responsables de notre sort.

La politique n’a probablement jamais été aussi détestable qu’aujourd’hui et le gouvernement En Marche est probablement un condensé de ce qui se fait de plus odieux dans ce domaine, à l’inverse de ce que beaucoup d’entre nous espérions. Le cynisme, seul le cynisme semble animer ces commerciaux de la mondialisation générale et du démantèlement organisé de la richesse des peuples européens.

Dans cette affreuse dynamique qui jette tellement de concitoyens un peu plus dans la précarité, face à cette faucheuse qui condamne tellement de gens à la misère, ces « ministres » – titre qui ne veut plus rien dire lorsque l’on constate que n’importe qui, plus imbécile que jamais, peut en être – vous imposent des impôts toujours plus lourds et des taxes toujours plus énormes.

C’est notamment le cas du prix exorbitant de votre carburant – essence ou diesel – que vous avez désormais l’obligation de payer à prix d’or pour la satanée « transition écologique » qui d’un bon sentiment parisianiste ne changera absolument rien à la planète et probablement rien à l’état environnemental de la France.

En effet, qui aujourd’hui parmi les ayatollahs de l’écologie peut expliquer en quoi des millions et des millions de batteries électriques bourrées de composants polluants et dévastant des lieux grands comme la France pour leurs terres rares seraient-elles plus écologiques ?

Qui aujourd’hui parmi ces gourous de la rééducation verte peut expliquer en quoi leurs très réguliers déplacements aériens – pour se reposer à Bali, pour aller craner à New York ou pour frimer à Bombay à nos frais – pollueraient-ils moins que « des gars qui fument des clopes et qui roulent au diesel » mais qui travaillent pour de vrai et ne sont donc pas apparatchiks d’un gouvernement discutable ?

La réponse, vous l’avez deviné, est « personne » et après avoir promu le diesel pendant des décennies, les mêmes « élites » nous affirment qu’il est terriblement polluant, pour notre bien dans les discours, pour financer notre dette publique dans la réalité.

Mais la cerise sur le gâteau est que nous, citoyens et contribuables, sommes par millions responsables et payons le carburant de ces ribambelles qui n’ont, pour la plupart, jamais véritablement travaillé de leur vie ni jamais fait le plein elles-mêmes d’un véhicule de fonction que nous, citoyens et contribuables, leur payons.

Nous payons, ils profitent, et tant pis si nous vivons difficilement tant qu’eux peuvent se goinfrer.

La « transition écologique » est une énorme captation, celle de nos efforts, celle de notre labeur au profit exclusif de quelques profiteurs dont le seul mérite est d’avoir berné l’électeur, c’est-à-dire une large partie d’entre nous. Oui, n’ignorons pas que nous sommes nous-mêmes responsables de la situation et avons porté au pouvoir ceux qui, aujourd’hui, se moquent de nous.

A-t-on enfin compris collectivement la leçon pour les prochaines élections ? Car vous, nous, moi avons encore de fait le pouvoir : nous pouvons descendre par millions dans les rues et voter en masse.

En France, des chevreuils tués par le réchauffement climatique ?



En sus de la multiplication – au moins apparente – et de la force redoublée – dûment constatée – des catastrophes climatiques, le réchauffement de la planète tuerait-il des animaux en plein cœur de la campagne française ?

Un article publié par le journal Le Perche (1) a relevé un « étrange phénomène » à Rémalard-en-Perche (61) où un agriculteur exploitant une superficie de 40 hectares explique y trouver régulièrement des cadavres d’animaux sans explication définitive sur la cause de décès.

« Depuis quatre, cinq ans, je trouve des chevreuils morts au pied de ma porte. Exactement trente-deux. Et cinq en deux mois, cet été, » explique-t-il au journal Le Perche et s’interroge sur une éventuelle « parasitose » voire un lien avec le réchauffement climatique. « Des vers de 5 centimètres ont été trouvés dans les poumons » des chevreuils dont l’agriculteur, spécialiste des forêts, a constaté la toux et la maigreur.

En février 2017, une étude parue dans la revue Nature Climate Change (2) (3) estimait qu’environ la moitié des espèces de mammifères répond « de façon négative » au processus de réchauffement climatique et que l’impact de ce dernier sur la vie animale est « sous-estimé. »

Qu’un tel phénomène puisse potentiellement se concrétiser si mortellement dans nos campagnes traduit l’impérieuse nécessité d’une protection renforcée de l’environnement, de la faune et de la flore.

Annotations

(1) Trente-deux chevreuils retrouvés morts au pied de sa porte (Le Perche, 25 septembre 2017)

(2) Réchauffement climatique. L’impact sur les animaux « sous-estimé » (Ouest France, 14 février 2017)

(3) IPCC report: climate impacts on wildlife (The Guardian, 31 mars 2014)