Même dans le 16ème à Paris, l’insécurité n’épargne vraiment plus personne



La sécurité est le premier droit du citoyen et au fondement du contrat social passé entre ce dernier et l’Etat. Malheureusement, depuis plusieurs années la situation s’est profondément dégradée au point que les statistiques officielles sont loin de traduire réellement l’ensauvagement qui détériore le lien social, traumatise des familles entières et propulse avec logique le « populisme » à des niveaux inédits.

Pour preuve, l’interminable liste d’agressions – de plus en plus violentes et souvent sexuelles – qui gangrènent le 16ème arrondissement de Paris dont on pense souvent à tort qu’il compterait parmi les quartiers les plus préservés du pays.

Emmanuelle Gave, avocate et candidate à l’élection Européenne 2019 pour la liste « Les Amoureux de la France » – avec Nicolas Dupont-Aignan (DLF), vient justement de lancer un fil Twitter (1) sur ce sujet brûlant qui démontre combien la situation sécuritaire générale se précarise et laisse craindre la transformation progressive de la France en un futur Brésil ou Afrique du sud version Europe de l’Ouest.

« La mairie du 16ème est à l’écoute mais manque de moyens » précise Mme Gave qui explique « qu’en tant que mères de famille, nous sommes lassées de ce manque de sécurité pour nos enfants et nos biens. »

Dans une longue liste de mots échangés entre Mamans du 16ème et partagés par Emmanuel Gave lit-on des faits d’une extrême gravité tel ce jeune garçon de 13 ans qui se rendant au collège de Gerson « s’est fait toucher les parties par un homme d’une trentaine d’années » ou encore ces cambrioleurs qui se sont introduits dans l’appartement d’une famille et qui « ont littéralement tabassé le fils de 16 ans », motivant ainsi toute la famille à déménager.

Dans les « beaux quartiers de Paris » comme partout ailleurs en France, il est urgent de rétablir enfin la sécurité et la tranquillité publiques avec toute la force de l’Etat.

Notes

(1)

Nicolas Dupont-Aignan veut sortir du « piège de Mitterrand », objectif difficile!



Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout La France (DLF) et ancien allié de Marine Le Pen, son homologue du Rassemblement National (RN), poursuit sa percée médiatique après son passage remarqué chez Laurent Ruquier et son émission On n’est pas couché (ONPC).

Environ neuf mois après avoir lancé les « Amoureux de la France », le député de l’Essonne appelle au rassemblement de toutes les droites, de Laurent Wauquiez à Marine Le Pen, car « en s’enfermant dans le piège de (François) Mitterrand, en continuant les divisions, nous n’y arriverons jamais. »

Face à un Emmanuel Macron ayant conquis une part majoritaire du centre, doté de tous les pouvoirs ou presque qu’ils soient médiatiques et politiques, la droite est forte dans les esprits mais institutionnellement faible. Comme de nombreux scrutins l’ont montré, gagner la bataille des idées ne suffit manifestement pas si ceux qui les défendent se présentent désunis.

C’est en résumé l’argument central de Nicolas Dupont-Aignan qui plaide que « l’union des Amoureux de la France est fondamentale pour libérer notre pays ».

D’un point de vue empirique et analytique, « la percée médiatique d’élus de plus en plus appréciés par les électeurs comme Nicolas Dupont-Aignan, Bruno Retailleau permet de dépasser quelques tabous politiques imposés par la gauche depuis longtemps. Le débat d’idées est donc plus direct même s’il reste limité en temps et en audience par la morale médiatique uni-idéologique, » estime Charles Rault, analyste et fondateur de Le Politique.

« Aussi et paradoxalement, l’appel à l’union doit être utilisé avec circonspection car si c’est du point de vue de Nicolas Dupont-Aignan une démarche salutaire, c’est aussi le constat d’une faiblesse structurelle. Enfin, peut-elle involontairement participer de l’exclusion médiatique actuelle et organisée de Laurent Wauquiez qui, rappelons-le, représente le plus gros des troupes ».

L’union des droites suscite un réel intérêt et les militants y sont majoritairement plus favorables que ceux qui les représentent. Toutefois, considérant le contexte politique actuel et en l’absence de toute stratégie médiatique de masse et de fond, une simple union des droites paraît une solution un peu trop simple face à un Emmanuel Macron amateur de « disruption ».

Gare également à une identification trop marquée à des unions telle que celle entre la Lega et M5S en Italie dont le gouvernement débute tout juste et dont la qualité des résultats demeure difficile à anticiper puisqu’étant une offre politique inédite. Exprimer telle prudence n’empêche pas de constater in situ leur popularité croissante indéniable en Italie.

« Une union des droites devra s’accompagner d’un vaste effort médiatique, culturel et idéologique. Une alliance hétéroclite limitée à des questions tactiques et/ou techniques serait probablement déstabilisée par l’argument de stabilité et de continuité que ne manquerait pas de plaider Emmanuel Macron, » conclut Charles Rault.

Le long chemin vers l’alternance victorieuse sera difficile et il sera autrement plus ardu de réconcilier des individus que de s’entendre sur un programme commun, les inimitiés et les rancoeurs d’hier pouvant être autant d’obstacles pour demain.

Nicolas Dupont-Aignan : “Le gouvernement prépare la mort des services publics”



Nicolas Dupont-Aignan, député de l’Essonne et président de Debout La France (DLF), a répondu aux questions de Jean-Jacques Bourdin dans un contexte social de plus en plus difficile qui devrait être marqué par de nombreuses grèves notamment dans les transports publics.