Les agressions de médecins sont le symptôme d’une maladie plus grave



Une étude du Conseil national de l’ordre des médecins (CNOM), citée par Le Parisien, révèle que le nombre de médecins victimes d’agression a dépassé le millier en 2017, un record dramatique qui traduit une situation générale inquiétante. Pire, précise l’étude, 51% des médecins agressés en 2017 sont des femmes contre 46% en 2016.

« Il n’y a jamais eu autant de violences. Ce sont des insultes, des crachats, des vols, des agressions sexuelles, des coups, » explique Hervé Boissin, coordonnateur de l’observatoire de la sécurité au CNOM. Pour améliorer la sécurité des médecins, Dr. Boissin conseille la création d’une application qui relierait à distance les médecins aux forces de police ou de gendarmerie.

Si toute idée qui peut améliorer la sécurité des médecins est bienvenue, cette idée d’application semble être un sparadrap sur la plaie béante d’une violence endémique qui en concernant de plus en plus de médecins traduit en fait une aggravation très largement constatée par ailleurs parmi la population.

La lutte contre l’insécurité reste trop limitée et la justice trop clémente tant face à la violence des délinquants que face au préjudice, souvent extrêmement traumatisant, subi par les victimes. Le fait que les médecins ne soient plus du tout épargnés montre à quel point la situation s’est dégradée sans pour autant que les dirigeants politiques ou les institutions judiciaires ne se soient remis en question.

Marine Le Pen : “Nous vivons une explosion de la délinquance en France”



Marine Le Pen, présidente du Front National (FN), a répondu aux questions de Radio Classique. “Je ne veux pas que l’on mette nos policiers en situation d’échec. Nous vivons une explosion de la délinquance en France,” a-t-elle déclaré.

Etes-vous favorable au droit de vote pour les individus incarcérés ?



Le projet de “refondation pénale” porté par le président de la République Emmanuel Macron et la garde des sceaux, ministre de la justice Nicole Belloubet vise à lutter contre la surpopulation carcérale en encourageant les solutions alternatives à l’incarcération pour les “petites peines”.

Les Républicains (LR), le Front National (FN), Debout La France (DLF) et Les Patriotes (LP) critiquent ce projet de façon unanime et le décrivent comme laxiste à l’instar de ceux de l’ex-ministre socialiste Christiane Taubira.

Dans ce contexte, Emmanuel Macron a proposé que les individus incarcérés aient le droit de vote, d’où notre question ci-dessous et à laquelle nous vous proposons de répondre. Aussi pouvez-vous partager ce lien afin que nous ayons l’échantillon de réponses le plus représentatif possible.

Sorry, there are no polls available at the moment.

Lisez aussi : Macron c’est Taubira ? Sa refondation pénale très critiquée