La maladresse d’Emmanuel Macron entouré de CRS courant pour l’accompagner



Il y a des images qui font manifestement plus de mal que de bien et on est légitimement surpris de voir s’accumuler autant d’erreurs évidentes de communication politique en pleine crise nationale.

Dimanche 2 décembre, au lendemain des terribles heurts qui ont choqués la France, le président de la République Emmanuel Macron se rend à l’Arc de Triomphe, épicentre des émeutes.

D’abord, sa venue s’est faite sous les huées, peu audibles sur les chaînes de télévision mais indéniables à l’écoute des vidéos amateurs postées sur les réseaux sociaux. Première erreur, était-ce vraiment ce qu’attendaient les Français alors qu’il ne s’est toujours pas clairement exprimé sur la crise ?

Ensuite, alors que son gouvernement ordonne aux Français de « rouler propre » voire à ne plus rouler du tout en vue de la « transition écologique », Emmanuel Macron quitte les lieux dans une berline blindée, elle-même entourée de CRS courant pour l’accompagner.

L’image est désastreuse et surtout symbolique de ce décalage béant entre les exigences des « élites » et la réalité dûment constatée.

Exiger de CRS qui sont sollicités jusqu’à l’épuisement de courir pour accompagner le président de la République bien confortablement installé dans sa voiture et entourée d’une escorte impressionnante, le tout financé par les Français rappelons-le, est d’une maladresse confondante en ces temps de contestation croissante.

Il est donc urgent qu’Emmanuel Macron se reprenne et mesure la distance infinie qui sépare ses mots et sa réalité de ceux et celle de nombreux Français.

Enfin, peut-on légitimement s’interroger sur le coût, là aussi assumé par les contribuables, de ceux qui commettent autant de bévues de communication et qui ne font qu’aggraver une situation déjà excessivement tendue.

Notes

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NDDL, ZAD, Facs et CRS : Emmanuel Macron et Edouard Philippe marquent des points



Si les Français ne font majoritairement pas confiance au couple exécutif du président de la République Emmanuel Macron et du premier ministre Edouard Philippe pour lutter efficacement contre le terrorisme, la criminalité et la délinquance, une majorité pourrait bien approuver leur volontarisme sur deux sujets brûlants.

D’abord avec l’opération a priori réussie de la Gendarmerie nationale contre les squats de Notre-Dame-des-Landes (NDDL). Si l’abandon du projet d’aéroport lancé en 1965 a déçu de nombreux concitoyens, beaucoup approuvent le « nettoyage » de la « zone à défendre » (ZAD), une épine dans le pied de tous les gouvernements depuis plus de cinquante ans. Le premier ministre Edouard Philippe aurait donc réussi là où son prédécesseur Manuel Valls avait échoué en 2013.

Situation possiblement similaire concernant les blocages de facultés par des militants d’extrême gauche puisque des Compagnies républicaines de sécurité (CRS) ont été envoyées pour déloger les fauteurs de trouble à la fac de Nanterre, haut-lieu de mai 68 dont on « fête » les 50 ans cette année.

Sans heurt notable mais avec le bémol d’une couverture médiatique très « serrée », Emmanuel Macron mène sur ces deux problématiques une politique que pourrait approuver une majorité significative des Français.