Retards à la SNCF : mécontentement des usagers et dysfonctionnements continuent



La Société nationale des chemins de fer (SNCF) dont au moins la moitié de la dette – pour environ 30 milliards d’euros – sera « reprise » par l’Etat – et donc les contribuables – ne semble pas avoir réglé ses graves problèmes de ponctualité.

Bien que cette dernière soit le principal impératif d’une compagnie ferroviaire, les usagers expriment sur les réseaux sociaux et de plus en plus leur exaspération quant à l’incapacité souvent constatée de la SNCF à faire partir et arriver ses trains à l’heure prévue.

« Peut-être que le premier ministre a aussi limité la vitesse des trains à 80 km/h ! » s’exclame ainsi Alain Houpert (1), Sénateur (LR) de la Côte d’Or et Conseiller municipal de Dijon.

Alors même que le PDG de la SCNF Guillaume Pepy annonçait « le train du futur » et une commande record à Alstom, le sénateur ajoutait que « le nouveau monde, ce sont (aussi) des trains annoncés avec 1h30 de retard… » pour finalement arriver avec plus de 4h de retard à sa destination.

Ce type de dysfonctionnements est devenu le lot commun de nombreux usagers alors que la SNCF pèse lourdement sur les finances des ménages dont on estime le financement par l’impôt à plusieurs centaines d’euros par an et par ménage.

En même temps que tout est fait pour punir l’automobiliste qui, bien souvent à cause de l’imprévisibilité de la SNCF, se voit obliger malgré lui de conduire son véhicule pour espérer arriver à l’heure (2), la SNCF échoue quelque peu à « vous faire aimer le train ».

Notes

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(2) En effet, dans le secteur privé où personne n’est inamovible et où l’incompétence est sanctionnée, arriver à l’heure à un rendez-vous est indispensable. Le Politique ne compte plus le nombre de fois où une minute avant voire quelques minutes après le départ prévu d’un TER s’affiche « train supprimé » sur l’écran de la SNCF. Stigmatiser ensuite les automobilistes comme étant des pollueurs égoïstes dans ces conditions relève donc de l’hypocrisie.

Jean Lassalle alerte sur l’abandon des territoires, interpelle Emmanuel Macron



« Regarde ce que tu fais de notre pays. (…) Viens voir les dégâts que tu commets, » a déclaré le député des Pyrénées-Atlantiques Jean Lassalle (1) à l’attention du président de la République Emmanuel Macron.

Citant les nombreux exemples de fermetures de maternité, de services publics et même d’écoles dans les territoires de province, notamment ruraux, Jean Lassalle exprime sa très vive inquiétude quant au désengagement progressif et généralisé de l’Etat, à l’instar des faubourgs parisiens devenus des banlieues abandonnées il y a 30 ou 35 ans.

« Le mal-vivre qu’il y a dans les banlieues, nous allons le retrouver, non pas des voitures brûlées forcément, mais le retour des bandits de grand chemin qui sont composés d’hommes et de femmes qui n’ont plus rien à se mettre sous la dent et qui, le soir venu, sortiront le tromblon, » prévient l’ancien candidat à l’élection présidentielle 2017.

Estimant que cet abandon des territoires est une « trahison politique », Jean Lassalle espère qu’Emmanuel Macron qu’il tutoie « viendra le voir en toute simplicité » et qu’il cessera « sa propagande » dans un pays « qu’il appauvrit tous les jours » (2).

Notes

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Approuvez-vous la participation de la France aux frappes militaires en Syrie ?



Depuis quelques heures maintenant, les Armées françaises sur décision du président de la République Emmanuel Macron participent à des frappes militaires contre des cibles spécifiques en Syrie afin de neutraliser les « capacités chimiques » du gouvernement de Bachar el-Assad.

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