La maladresse d’Emmanuel Macron entouré de CRS courant pour l’accompagner



Il y a des images qui font manifestement plus de mal que de bien et on est légitimement surpris de voir s’accumuler autant d’erreurs évidentes de communication politique en pleine crise nationale.

Dimanche 2 décembre, au lendemain des terribles heurts qui ont choqués la France, le président de la République Emmanuel Macron se rend à l’Arc de Triomphe, épicentre des émeutes.

D’abord, sa venue s’est faite sous les huées, peu audibles sur les chaînes de télévision mais indéniables à l’écoute des vidéos amateurs postées sur les réseaux sociaux. Première erreur, était-ce vraiment ce qu’attendaient les Français alors qu’il ne s’est toujours pas clairement exprimé sur la crise ?

Ensuite, alors que son gouvernement ordonne aux Français de « rouler propre » voire à ne plus rouler du tout en vue de la « transition écologique », Emmanuel Macron quitte les lieux dans une berline blindée, elle-même entourée de CRS courant pour l’accompagner.

L’image est désastreuse et surtout symbolique de ce décalage béant entre les exigences des « élites » et la réalité dûment constatée.

Exiger de CRS qui sont sollicités jusqu’à l’épuisement de courir pour accompagner le président de la République bien confortablement installé dans sa voiture et entourée d’une escorte impressionnante, le tout financé par les Français rappelons-le, est d’une maladresse confondante en ces temps de contestation croissante.

Il est donc urgent qu’Emmanuel Macron se reprenne et mesure la distance infinie qui sépare ses mots et sa réalité de ceux et celle de nombreux Français.

Enfin, peut-on légitimement s’interroger sur le coût, là aussi assumé par les contribuables, de ceux qui commettent autant de bévues de communication et qui ne font qu’aggraver une situation déjà excessivement tendue.

Notes

(1)

Patriotisme et nationalisme : Emmanuel Macron persiste dans l’erreur



Dans son discours à l’Arc de Triomphe le 11 novembre 2018, pour la cérémonie du centenaire de la guerre de 14-18, le Président de la République Emmanuel Macron a déclaré : « Le patriotisme est l’exact contraire du nationalisme. Le nationalisme en est sa trahison. »

Puis, pour ceux qui n’auraient pas bien compris le message, il a repris son antienne – à  l’usage des élections européennes du printemps 2019 – par une mise en garde sur le risque que le « cours tragique » de l’histoire pouvait encore reprendre. Par réflexe, peut-on donc consulter le Petit Robert pour voir les définitions de chacun des deux mots.

Dans la première acception du terme « nationalisme », on est invité à regarder chauvinisme et patriotisme. Pour la deuxième, en tant que doctrine, il est proposé de lire : Le nationalisme intégral de Charles Maurras. Quant à la troisième, il s’agit de la doctrine d’un mouvement politique qui revendique pour une nationalité le droit de former une nation.

Dans tout cela, je ne vois rien de bien inquiétant puisque, si j’en crois ma carte nationale d’identité, délivrée par la République française, il est bien précisé que je suis de « nationalité française ».

Tout cela pour dire que la vision – à mon sens fausséede l’Histoire qui habite Emmanuel Macron explique pourquoi il revient, régulièrement, sur le thème de la « souveraineté européenne » qui n’existe pas dans l’état actuel des choses (voir Titre Premier de notre Constitution de 1958).

Cette fausse bonne idée est-elle liée à un rêve d’une Europe supranationale, ou à une seule ambition personnelle ? Alain Peyrefitte, dans son ouvrage consacré aux très nombreux entretiens qu’il avait eus avec le général de Gaulle, il y a cette réponse du général : « Pour éviter les pièges du nationalisme, soyons des nationaux ! »

Une fausse lettre de l’Elysée signée par Emmanuel Macron circule sur le web



La scène politique française est déjà suffisamment acrimonieuse pour ne pas l’abîmer un peu plus avec de fausses informations – autrement appelées Fake News. C’est actuellement – et à nouveau – le cas avec une fausse lettre (1) estampillée du palais de l’Elysée et faussement signée par Emmanuel Macron et qui donnerait des ordres au procureur de la République concernant la mobilisation du 17 novembre prochain.

Outre les fautes de syntaxe et la non-observation patente des principes constitutionnels, cette lettre constitue également un faux dans sa forme. Considérant que de nombreux électeurs « de droite » semblent relayer ce faux document, Le Politique, sensible à ce que la France retrouve un débat politique équilibré et équitable, les prévient par le présent article. Il est hautement contreproductif de relayer n’importe quoi, et ce de quelque bord politique que l’on soit.

Notes

(1)