En rapatriant 130 djihadistes, Emmanuel Macron et LREM prennent une « décision criminelle »



« Ce ne sont pas des Français. Ce sont des criminels de guerre, » a déclaré Bruno Retailleau (1), président du groupe Les Républicains (LR) au Sénat, au micro de Sonia Mabrouk sur Europe 1. En douze mots donc, l’élu de Vendée résume ce que pense la quasi-unanimité des Français au sujet du sort à réserver aux djihadistes et que le gouvernement d’Emmanuel Macron, par l’entremise de son ministre de l’intérieur Christophe Castaner, souhaite rapatrier.

Criminels de guerre, voire même « criminels contre l’Humanité » selon la définition de l’ONU, ces terroristes devraient être prochainement ramenés en France par avion spécial, aux frais des citoyens Français qu’ils ont pourtant juré de massacrer et qu’ils ont dûment massacrés ces dernières années à Paris, Nice, Trèbes, etc… Pourtant volontaires du « djihad » et partis délibérément, le gouvernement « progressiste » d’Emmanuel Macron pousse sa logique d’inversement des valeurs jusqu’à déresponsabiliser ces individus aux convictions pourtant aiguisées et même intactes selon les véritables spécialistes (2) du phénomène terroriste islamiste.

Sourd aux protestations des Français et aux réponses cinglantes de l’opposition politique, Emmanuel Macron s’entêterait dans une « stratégie suicidaire » dont l’incompréhensibilité confine au paroxysme tant il verrait le « fascisme » partout mais pas où il résiderait véritablement. Par une culture de l’excuse qu’il n’applique qu’aux « djihadistes » dont bien des Français peinent à comprendre pourquoi il les épargne tellement, Emmanuel Macron se coupe une fois encore des Français et prend surtout le risque immense d’inoculer à la France un peu plus de menace islamiste alors que celle déjà existante est maximale.

Emmanuel Macron pour qui ces individus « sont des Français avant d’être des djihadistes » ne comprendra probablement pas les mots de Patrick Jardin qui écrit sur les réseaux sociaux les mots suivants : « ma fille a été assassinée au Bataclan, je me sens humilié, trahi et insulté par cette décision criminelle de faire rentrer en France des salopards qui sont partis faire le djihad en Syrie et qui se sont entraînés militairement pour commettre des attentats. » (3)

Le rapatriement des « moudjahidines » d’Afghanistan en Algérie avait valu à cette dernière une guerre civile atroce durant les années 1990 et ayant occasionné des centaines de milliers de victimes. Outrés, des électeurs promettent déjà sur les réseaux sociaux de rappeler chaque jour d’ici les élections européennes 2019 que « La République En Marche (LREM) préfère les terroristes islamistes aux Français. »

Dans cette problématique d’une extrême sensibilité, Emmanuel Macron perd un peu plus de respectabilité et nombreux sont les internautes qui l’accusent ouvertement de « trahison ». Après 12 semaines de crise « gilets jaunes », Emmanuel Macron rallume en quelque sorte la mèche d’une contestation qui devrait logiquement s’élargir à la droite de la scène politique nationale, horrifiée par sa décision de rapatrier l’ennemi au cœur du pays.

Notes

Les mots entre guillemets sont des citations de propos lus sur les réseaux sociaux et postés par des citoyens Français représentatifs de l’opinion publique nationale, ils ne sont pas ceux de Le Politique.

(1)

(2) Les véritables connaisseurs du sujet ne passent que trop rarement dans les médias. Souvent à mille lieues de la ligne politiquement correcte du gouvernement LREM, ils ne font souvent que de rares apparitions médiatiques en raison de leur franchise et de leur honnêteté. Parmi eux, nombreux sont ceux ayant 15, 20, 30 voire même 40 ans au service de la France, ce dont ni Emmanuel Macron ni Christophe Castaner ne peuvent se prévaloir.

(3)

En rapatriant 130 djihadistes, Macron et Castaner sèment la défiance et la colère



Il est des collaborateurs dont on regrette parfois le recrutement mais leur proximité pendant une longue campagne présidentielle les rend finalement indispensables. Peut-être Christophe Castaner, propulsé ministre de l’intérieur sans guère d’expérience de la sécurité publique comme nationale, est-il de ceux-là du point de vue complexe du président de la République Emmanuel Macron à nouveau plongé dans l’embarras.

C’est en effet un scandale de plus et probablement le pire de toute l’histoire de la cinquième République avec le « rapatriement » accepté voire même encouragé des « djihadistes » de la zone syro-irakienne par Christophe Castaner qui assure que ceux « qui rentreront en France seront judiciarisés ».

Ainsi donc après les massacres au cœur de Paris, de Nice et un peu partout ailleurs dans le pays, « des criminels contre l’Humanité » selon la définition même de l’ONU sont-ils autorisés à rentrer dans le pays qui les a élevé, nourri et parfois même si généreusement accueilli mais dont ils ont choisi de devenir l’ennemi. Christophe Castaner, aussi instruit dans les questions de sécurité que le serait en cuisine un légionnaire célibataire après vingt ans dans le désert, explique que « lorsque le juge estimera qu’il faudra (…) mettre en prison (les djihadistes), et ce sera l’essentiel des cas, ils seront mis en prison. »

Ainsi donc celui-là même qui voit sans distinction parmi les gilets jaunes un danger mortel pour la République ouvre grandes les portes du pays à ceux qui ont jurés de le détruire et de massacrer sa population, et ne s’en sont pas privés dès qu’ils en ont eu l’occasion à la faveur notamment des renoncements des gouvernements précédents.

Les « élites » progressistes choisissent donc de céder à la pire des facilités en plaidant qu’autoriser le retour de l’ennemi empêchera celui-ci de commettre des attentats. Cette politique est celle de la faiblesse et ne manquera pas d’être interprétée comme telle tant par les « djihadistes » que par la majorité des Français qui regarde par conséquent, effarée, le gouvernement d’Emmanuel Macron déployer une force colossale contre les gilets jaunes et baisser son pantalon devant l’extrémisme le plus dangereux.

Pour reprendre les bons mots du chef de l’Etat, Christophe Castaner est ministre de « rien » puisque l’intérieur comme l’extérieur n’existent plus qu’administrativement dans un espace Schengen où quiconque souhaite semer la mort, la désolation et l’extrémisme est accueilli à bras ouverts, de peur qu’ils n’osent commettre ce qu’ils ont déjà commis auparavant et ne manqueront pas de commettre demain.

Dans ces conditions insensées où la vie des citoyens est délibérément mise en danger, le discours de fermeté d’Emmanuel Macron et de Christophe Castaner perd toute crédibilité vis-à-vis des Français étonnés de leur obsession à voir le « fascisme » partout mais si enclins à laisser sa pire forme actuelle proliférer. Les assassinés de Charlie Hebdo, du Bataclan, de Nice, de Trèbes sont morts pour rien et les « élites » progressistes n’ont absolument rien compris à la menace terroriste protéiforme et hybride qui sape lentement mais sûrement l’existence même de la France.

Impitoyable avec le gilet jaune, faible avec le « djihadiste », Christophe Castaner incarne malheureusement parfaitement ce « progressisme » qui inverse victime et coupable, laisse faire le pire chez les uns et réprime toute velléité citoyenne chez les autres. « Rapatrier » les « djihadistes » pourrait constituer en quelque sorte une « trahison » tant des organes de sécurité et de leurs effectifs courageux que du peuple Français éprouvé. Le mot est fort mais il paraît malheureusement le seul approprié après les centaines de morts et les milliers de familles brisées par l’incapacité des autoproclamés « premiers de cordée » à assurer le service minimum de la sécurité nationale la plus élémentaire.

La confiance ne tenait pourtant déjà plus qu’à un fil après que Christophe Castaner a clamé des jours durant qu’il ne fallait pas s’empresser de qualifier le récent attentat de Strasbourg « d’islamiste » alors que tous les organes compétents en étaient immédiatement convaincus et désespéraient de devoir se taire devant pareille ineptie.

La lecture des commentaires postés sur les réseaux sociaux au sujet du « rapatriement » des « djihadistes » montre qu’Emmanuel Macron et son gouvernement choisissent délibérément d’agir contre l’écrasante majorité de l’opinion publique française, tous bords politiques confondus. Pour eux qui ne cessent jamais de s’en lamenter, voilà une explication parfaitement tangible de la croissance du « populisme » dont ils sont en fait le meilleur catalyseur avec leur inversion complète des valeurs.

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Gilets jaunes : interrogations sur la crainte d’une déstabilisation organisée



Qui veut la peau des « gilets jaunes » ? Voici en quelques mots l’inquiétude qui parcourt les rangs du vaste mouvement des gilets jaunes notamment sur les réseaux sociaux où les avertissements se multiplient.

« Rejoignez le mouvement mais surtout méfiez-vous, des militants LREM s’y infiltrent pour se renseigner, » (1) écrit un militant. « On a des remontées sur le terrain notamment en provenance du sud-ouest qui montrent qu’il y a des zadistes, des ultragauches qui se faufilent, » ajoute un autre et « le problème c’est que ce n’est pas notre tasse de thé, on s’inquiète qu’ils puissent pourrir le mouvement en cassant ou en attaquant la police, » insiste-t-il.

Cette inquiétude grandissante d’une déstabilisation de la mobilisation par la participation de groupes qui ne partagent ni le mode opératoire bon enfant ni les revendications pacifiques des gilets jaunes est partagée par le renseignement territorial. Ce dernier s’inquiète d’une « radicalisation » à l’instar du ministre de l’intérieur Christophe Castaner mais celle-ci ne serait pas véritablement le fait des « gilets jaunes » mais de nouveaux venus au sujet desquels les citoyens mobilisés sur place s’interrogent sur les motivations réelles.

« Sont-ils là pour participer au mouvement ou pour le décrédibiliser de l’intérieur ? » demande un gilet jaune qui s’inquiète qu’ils puissent être présents « juste pour casser et aider ainsi le gouvernement qui ne sait plus comment s’en sortir et les syndicats qui ne supportent peut-être pas de voir le peuple se passer d’eux. »

En attendant, dans les groupes Facebook des gilets jaunes, le mot d’ordre est « de tenir » mais « sans rien casser » ni rien faire qui puisse décrédibiliser le mouvement vis-à-vis des Français.

« La moindre faute ne nous sera pas pardonnée et nombreux sont ceux, à Paris, qui souhaitent que ça dérape pour nous le mettre sur le dos alors qu’on est des simples citoyens mécontents et pas des émeutiers, » précise un mobilisé de la première heure qui montera à Paris ce samedi 24 novembre. Un autre temporise en indiquant « on est mille fois plus nombreux et on ne laissera pas deux ou trois mettre le bazar. Cela va bien se passer. »

La seule certitude à cet instant réside dans la mobilisation exceptionnelle des forces de l’ordre contre de simples citoyens et qui suscite un profond sentiment d’injustice quand on constate la passivité dramatique du gouvernement face à des problématiques extrêmement plus graves depuis longtemps.

Notes

(1) Les propos entre guillemets sont des citations de citoyens présumés favorables au ou de participants présumés du mouvement gilets jaunes.