1er mai : le « Grand Débat » n’a pas modifié le contexte politique et social



La polémique qui grandit entre le ministre de l’intérieur Christophe Castaner et l’opposition politique, à droite comme à gauche, concernant l’intrusion présumée de manifestants ou de black blocks selon les versions illustre la continuation d’un certain malaise national.

Le mouvement des Gilets jaunes apparu dans les rues le 17 novembre 2018 est certes passé d’une révolte fiscale largement soutenue à un positionnement plus radical moins suivi mais il a traduit un sentiment d’exaspération assez largement répandu parmi les Français quelles que soient leurs opinions politiques.

Les manifestations du 1er mai 2019 ont comme celles du 1er mai 2018 suscité leur apparemment inévitable part de scandale avec des accusations de violence de part et d’autre du champ politique.

On en déduit donc qu’au-delà de l’habituelle confrontation verbale entre la majorité présidentielle de La République En Marche (LREM) et ses opposants, au premier rang desquels Les Républicains (LR) n’hésitent plus guère à hausser le ton, les fondamentaux de la crise qui agite le pays existent encore et n’ont pas disparu avec le « Grand Débat ».

D’abord, les mesures annoncées par Emmanuel Macron semblent avoir déçu soit parce qu’elles sont jugées insuffisantes soit parce qu’elles sont jugées trop peu concrètes pour générer l’espoir d’une amélioration du quotidien.

Ensuite, la binarisation de la scène politique visant à présenter Macron comme le défenseur de la République contre une opposition qui en serait le destructeur, l’artificielle lutte entre progressistes et nationalistes créent une lassitude attendue et contreproductive.

Enfin, la réponse connue et vécue par les citoyens après ces longs mois de discussions se résume en quelque sorte au prix du carburant affiché à la pompe, désormais supérieur à celui qui aurait déclenché la mobilisation des Gilets jaunes.

En somme, loin des lyriques conférences de presse, le Français « d’en bas » comprend qu’en vérité rien n’a véritablement changé et à l’instar de la tension qui a animée ce 1er mai, il paraît plus mécontent que satisfait. La crise ne serait donc pas finie et beaucoup resterait à faire.

La France doit-elle “accueillir” les djihadistes de retour de Syrie et d’Irak ?



Après plus de 250 morts et plus de 900 blessés dans des massacres islamistes commis en France depuis 2015, la plupart du temps par des invididus dûment fichés au FSPRT et au casier judiciaire bien fourni, se pose la question de comment lutter plus efficacement.

L’ex-député et tête de liste socialiste Christophe Castaner (LREM) a déclaré que “sur environ 700 Français partis faire le djihad, environ 300 sont morts sur place. Il reste selon nos chiffres 258 adultes qui pourraient revenir.”

Deux jours à peine après l’attaque terroriste islamiste commise à Carcassonne et à Trèbes (Aude), “il vaut mieux les suivre, les accueillir, les emprisonner lorsque des actes criminels ont été commis, pour faire en sorte que l’on puisse identifier le risque,” a ajouté le chef de file de La République en marche (LREM) et secrétaire d’Etat d’Emmanuel Macron.

Dans ce contexte, Le Politique vous invite à répondre à la question internet suivante et à partager ce lien autour de vous afin d’optimiser notre échantillon de réponses:

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Retailleau prévient Macron : « On ne se laissera pas intimider »



La « méthode » du président de la République Emmanuel Macron qui annonce une « réforme » par jour ou presque au point d’en devenir inaudible ne fait pas l’unanimité.

Après Bernard Carayon, maire de Lavaur et député pendant 15 ans, qui décrit Emmanuel Macron comme « la vraie brutalité », c’est au tour de Bruno Retailleau, président du groupe Les Républicains (LR) au Sénat, de s’attaquer « à la curieuse conception de la démocratie » de « Jupiter » et de ses camarades.

« Pas de débat chez La République En Marche (LREM) » avait intimé Christophe Castaner à ses troupes, rappelle Bruno Retailleau dans un communiqué et qui estime que « toute opinion différente est considérée par (Castaner) comme une agression. » Face au rouleau-compresseur LREM, tout débat démocratique et Républicain semble en effet défendu.

C’est pourquoi Bruno Retailleau a insisté sur le fait que « l’opposition ne se laissera pas museler par la volonté de toute puissance d’Emmanuel Macron (et) ne se laissera pas intimider. »

Précision

Rappelons que pendant la campagne présidentielle 2017, Le Politique avait reçu des injonctions directes de la part de LREM pour retirer des articles qui ne « plaisaient pas » au motif qu’ils « posaient des questions. » Suite à notre refus, nous fûmes la cible d’une campagne médiatique indigne d’une démocratie. Jamais aucun autre parti politique, de droite comme de gauche, ne s’est permis l’once d’un tel comportement avec nous.