Comme Wauquiez, beaucoup déplorent les « petites corrections » de Macron



Emmanuel Macron « ne préside pas une start-up nation, il préside un peuple qui a une identité et des racines » a rappelé Bruno Retailleau, président du groupe Les Républicains (LR) au Sénat, alors que le président de la République souhaite lancer un concours international d’architecture pour la reconstruction de la cathédrale Notre-Dame de Paris.

Les mots du sénateur de Vendée ont d’une certaine façon anticipé sur la longue conférence de presse présidentielle présentée comme une restitution du « Grand Débat » ayant suivi le vaste mouvement des Gilets jaunes.

Hormis un certain art oratoire reconnu même par ses adversaires les plus tenaces, Emmanuel Macron semble finalement n’avoir pas suffisamment répondu aux attentes d’une majorité des Français qui considère qu’il n’a pas compris ses préoccupations majeures à savoir l’immigration massive, le communautarisme islamiste, l’insécurité croissante et la précarité économique et sociale.

A l’instar de Laurent Wauquiez, président de LR, qui parle de « petites corrections », beaucoup ont le sentiment que la conférence de presse élyséenne visait principalement à « gérer le temps » afin que La République En Marche (LREM), manifestement en perte de vitesse, ne soit pas trop distancée aux élections européennes par le Rassemblement National (RN) de Marine Le Pen.

Même chez quelques fidèles de LREM pointe désormais quelque déception concernant une véritable « disruption » qui paraît finalement impossible alors qu’ils espéraient que « Jupiter » prenne tout le monde à revers et lance enfin la « Révolution » progressiste qu’il souhaitait dans son livre-programme de 2016.

En effet, selon les informations disponibles, LREM perdrait actuellement en intentions de vote parmi ses propres électeurs plutôt que chez ceux qui ont exprimé un temps le souhait de voter pour la majorité présidentielle.

Bruno Retailleau trouve « insupportable » que l’ONU classe la France avec Haïti



Les réactions concernant le mouvement des Gilets jaunes lancé début novembre 2018 ne se cantonnent plus à la France puisque de plus en plus de personnalités et même d’institutions internationales expriment désormais leur avis.

Parmi elles, l’Organisation des nations unies (ONU) vient tout juste de demander une enquête pour usage excessif de la force par la police et la gendarmerie nationales françaises à l’encontre des manifestants se revendiquant des Gilets jaunes.

En effet, des faits « d’ultraviolence » selon le sénateur vendéen et président du groupe Les Républicains (LR) au Sénat, Bruno Retailleau, ont émaillé plusieurs manifestations. En réponse, le gouvernement d’Emmanuel Macron promeut une loi dite « anti-casseurs » et dont le contenu suscite quelque inquiétude concernant la préservation des libertés publiques.

« Si on n’extirpe pas cette violence des manifestations, progressivement, le droit constitutionnel de manifester pacifiquement sera entamé, » reconnaît Bruno Retailleau (1) qui se dit défavorable à l’interdiction des manifestations mais souhaite « écarter ceux qui viennent pour piller, casser, propager la haine anti-flics. »

Une position a priori majoritairement partagée par l’opinion publique qui estime que manifestants et casseurs ne doivent pas être confondus.

Notes

(1)

Agriculture : Emmanuel Macron doit désormais « faire » écrit Yves d’Amécourt



« Nos agriculteurs croulent sous le poids des impôts, des contraintes, des charges, » expliquait au Salon de l’agriculture le 26 février dernier Bruno Retailleau, président du groupe Les Républicains (LR) au Sénat et du mouvement civique Force Républicaine.

Dans une tribune publiée sur le site de ce dernier (1), Yves d’Amécourt, viticulteur et Maire de Sauveterre-du-Guyenne, reprend le titre du livre-phare de François Fillon en 2015 et appelle Emmanuel Macron à « faire ». En effet, « entre les belles paroles du président et les actes du gouvernement… il y a un fossé, que dis-je, des douves infranchissables, » écrit Yves d’Amécourt qui décrit la loi EGALIM entrée en vigueur le 1er février comme une « nouvelle usine à gaz » intensifiant de fait la guerre des prix de la grande distribution face à une agriculture « prise en étaux ».

La solution consisterait donc à changer d’urgence de modèle, estime Yves d’Amécourt, en considérant que les biens alimentaires ne sont pas des marchandises comme les autres et qu’en cas de fragilisation de la Politique agricole commune (PAC) de l’Union européenne (UE), l’Europe pourrait bien ne plus se nourrir elle-même et perdre ainsi en indépendance, en souveraineté et en poids géostratégique.

Dès lors, propose Yves d’Amécourt, faut-il plutôt agir avec pragmatisme en améliorant le revenu des agriculteurs, en développant « vraiment » nos filières dont celles « du futur », en protégeant le marché européen à travers une « saine concurrence » sur les produits d’importation et en diminuant les normes. Enfin, rappelons que si 85% des Français ont une bonne opinion des agriculteurs, la crise est si grave qu’un agriculteur se suicide tous les deux jours.

Notes

(1) Agriculture : Monsieur le Président, désormais il faut FAIRE !, Yves d’Amécourt, Force Républicaine, 4 mars 2019.