Bruno Retailleau trouve « insupportable » que l’ONU classe la France avec Haïti



Les réactions concernant le mouvement des Gilets jaunes lancé début novembre 2018 ne se cantonnent plus à la France puisque de plus en plus de personnalités et même d’institutions internationales expriment désormais leur avis.

Parmi elles, l’Organisation des nations unies (ONU) vient tout juste de demander une enquête pour usage excessif de la force par la police et la gendarmerie nationales françaises à l’encontre des manifestants se revendiquant des Gilets jaunes.

En effet, des faits « d’ultraviolence » selon le sénateur vendéen et président du groupe Les Républicains (LR) au Sénat, Bruno Retailleau, ont émaillé plusieurs manifestations. En réponse, le gouvernement d’Emmanuel Macron promeut une loi dite « anti-casseurs » et dont le contenu suscite quelque inquiétude concernant la préservation des libertés publiques.

« Si on n’extirpe pas cette violence des manifestations, progressivement, le droit constitutionnel de manifester pacifiquement sera entamé, » reconnaît Bruno Retailleau (1) qui se dit défavorable à l’interdiction des manifestations mais souhaite « écarter ceux qui viennent pour piller, casser, propager la haine anti-flics. »

Une position a priori majoritairement partagée par l’opinion publique qui estime que manifestants et casseurs ne doivent pas être confondus.

Notes

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Agriculture : Emmanuel Macron doit désormais « faire » écrit Yves d’Amécourt



« Nos agriculteurs croulent sous le poids des impôts, des contraintes, des charges, » expliquait au Salon de l’agriculture le 26 février dernier Bruno Retailleau, président du groupe Les Républicains (LR) au Sénat et du mouvement civique Force Républicaine.

Dans une tribune publiée sur le site de ce dernier (1), Yves d’Amécourt, viticulteur et Maire de Sauveterre-du-Guyenne, reprend le titre du livre-phare de François Fillon en 2015 et appelle Emmanuel Macron à « faire ». En effet, « entre les belles paroles du président et les actes du gouvernement… il y a un fossé, que dis-je, des douves infranchissables, » écrit Yves d’Amécourt qui décrit la loi EGALIM entrée en vigueur le 1er février comme une « nouvelle usine à gaz » intensifiant de fait la guerre des prix de la grande distribution face à une agriculture « prise en étaux ».

La solution consisterait donc à changer d’urgence de modèle, estime Yves d’Amécourt, en considérant que les biens alimentaires ne sont pas des marchandises comme les autres et qu’en cas de fragilisation de la Politique agricole commune (PAC) de l’Union européenne (UE), l’Europe pourrait bien ne plus se nourrir elle-même et perdre ainsi en indépendance, en souveraineté et en poids géostratégique.

Dès lors, propose Yves d’Amécourt, faut-il plutôt agir avec pragmatisme en améliorant le revenu des agriculteurs, en développant « vraiment » nos filières dont celles « du futur », en protégeant le marché européen à travers une « saine concurrence » sur les produits d’importation et en diminuant les normes. Enfin, rappelons que si 85% des Français ont une bonne opinion des agriculteurs, la crise est si grave qu’un agriculteur se suicide tous les deux jours.

Notes

(1) Agriculture : Monsieur le Président, désormais il faut FAIRE !, Yves d’Amécourt, Force Républicaine, 4 mars 2019.

Progressivement et patiemment, Laurent Wauquiez relance Les Républicains (LR)



La route des Républicains (LR) vers la victoire politique et l’alternance demeure incertaine, longue et semée d’embûches, les observateurs du monde politique et même les militants de la deuxième force politique en nombre d’élus paraissent unanimes sur ce point. Malgré les critiques formulées à l’égard de Laurent Wauquiez, élu président du parti en décembre 2017, Le Politique constate en toute indépendance que LR se reconstruit progressivement, pierre après pierre pourrait-on dire et que les efforts commencent à produire leurs effets. Alors que son pronostic vital était gravement compromis, LR semble revenir discrètement dans la course à la faveur d’une patiente stratégie de pédagogie, de réorganisation et de capitalisation.

Pédagogie d’abord avec le choix de François-Xavier Bellamy comme tête de liste pour les élections européennes 2019 et qui profite à LR en attirant à nouveau le projecteur médiatique – certes partisan et pro-Macron – sur un parti qui sombrait petit à petit dans l’oubli. Le Politique a relevé avec beaucoup d’intérêt que les intentions de vote sont passées en deux mois environ de 9% à 14%, ce qui pourrait indiquer que non seulement assumer ses idées est bien reçu par l’électorat mais que cela augmente sensiblement la visibilité du parti.

Réorganisation ensuite avec l’action d’une équipe plutôt jeune et dynamique depuis décembre 2017 et dont la combativité sur des sujets autrefois soigneusement évités montre une droite qui reprendrait enfin la maîtrise de son destin et ne se laisserait plus intimider par la gauche. Aussi, la vente suivie de la location du siège du parti pour 46 millions d’euros pose les bases d’une résurrection financière indispensable, à l’image de la présidence de la région Auvergne-Rhône-Alpes par Laurent Wauquiez et comparaison utile à long terme pour plaider l’intérêt d’une alternance à Emmanuel Macron. La question du siège peut paraître accessoire vis-à-vis du grand public mais elle démontre à l’analyste politique la sincérité d’une démarche constructive et patiente, et surtout d’une bonne gestion alors qualité rarissime en politique.

Capitalisation enfin avec l’écho positif et même rassurant du groupe LR au Sénat sous la présidence de Bruno Retailleau dont le travail courageux en défense de l’indispensable équilibre institutionnel rappelle aux Français l’importance de la seconde chambre. En nombre d’élus, LR est encore la deuxième force politique du pays et en matière de maillage électoral et local, LR est probablement plus fort qu’une République en Marche (LREM) très médiatique à Paris mais quasi-inexistante en dehors des très grandes agglomérations. La route est longue certes mais ces derniers mois, selon Le Politique, LR a progressé.

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