Valérie Pécresse se réjouit du déménagement d’HSBC de Londres à Paris



Sur la planète finance, Paris fait figure de place régionale et encore.

A la faveur du Brexit voté il y a déjà plus de deux ans par nos amis britanniques, la capitale française espère devenir un centre financier plus compétitif et plus influent face à Londres, mastodonte toute catégorie devant New York, et Francfort, le fort allemand.

La banque HSBC, 260.000 employés et 60 millions de clients, a annoncé choisir Paris en remplacement de Londres comme nouvelle tête de pont de son groupe en Europe.

« Une très bonne décision et une excellente nouvelle pour le rayonnement de la place financière de Paris, » s’est félicitée Valérie Pécresse, présidente (LR) de la région Ile-de-France. « Bravo à toutes les équipes qui ont œuvré à ce résultat, » a-t-elle ajouté.

Cette bonne nouvelle rappelle l’importance pour la France d’augmenter son influence et son poids dans la finance internationale, enjeu immense de puissance et de souveraineté dans le 21ème siècle qui commence.

Le conseil des 27 a validé l’ouverture des négociations en vue du Brexit



Le conseil des 27adopté le 22 mai 2017 l’ouverture des négociations de la sortie du Royaume-uni de l’Union européenne (UE) c’est à dire le Brexit mais aussi les directives en vue des pourparlers. Les risques d’incertitude juridique comme la situation de l’Irlande et/ou de l’Ecosse, les droits des citoyens, le règlement des obligations financières et droits des marchandises seront traités en priorité. Les premières discussions devraient commencer en juin 2017.

L’électeur, vraie inconnue de l’équation politique



Sur les marchés financiers comme en politique, l’incertitude est le facteur le plus redouté et le plus déstabilisateur. Alors que l’environnement international se complexifie et que les tensions s’accroissent, l’électorat – le citoyen – devient un paramètre de plus en plus difficile à évaluer.

Proportionnellement à l’importance prise par les réseaux sociaux et l’internet dans sa démarche d’information, l’électorat semble de plus en plus imperméable à la narration officielle, augmentant d’autant son imprévisibilité et renforçant sa défiance envers les médias traditionnels. A force peut-être de diffuser une représentation approximative du réel, ces derniers ne sont peut-être plus eux-mêmes capables de comprendre le réel tant ils s’en seraient éloignés. Privés de la confiance du citoyen, ils ne sont plus guère en mesure d’en obtenir une information fiable.

A l’image du « Brexit » au Royaume-Uni, du referendum contre l’accord de paix avec les FARC en Colombie, de la mobilisation populaire contre l’installation de « migrants » en Europe ou de la croissance rapide d’une offre politique « anti-système », l’électorat – le citoyen – est de plus en plus l’inconnue majeure du « risque politique. »

Plus le « système » favorise un choix plus qu’un autre, plus l’électorat est tenté par un choix opposé. De ce point de vue, le « Brexit » est un cas d’école dont les enseignements ne seront connus qu’à long terme mais dont on peut déjà extraire une donnée fondamentale à savoir qu’à partir d’un certain niveau d’exercice de puissance, le « système » produit des effets inverses à ceux qu’il recherche.