Bruno Retailleau trouve « insupportable » que l’ONU classe la France avec Haïti



Les réactions concernant le mouvement des Gilets jaunes lancé début novembre 2018 ne se cantonnent plus à la France puisque de plus en plus de personnalités et même d’institutions internationales expriment désormais leur avis.

Parmi elles, l’Organisation des nations unies (ONU) vient tout juste de demander une enquête pour usage excessif de la force par la police et la gendarmerie nationales françaises à l’encontre des manifestants se revendiquant des Gilets jaunes.

En effet, des faits « d’ultraviolence » selon le sénateur vendéen et président du groupe Les Républicains (LR) au Sénat, Bruno Retailleau, ont émaillé plusieurs manifestations. En réponse, le gouvernement d’Emmanuel Macron promeut une loi dite « anti-casseurs » et dont le contenu suscite quelque inquiétude concernant la préservation des libertés publiques.

« Si on n’extirpe pas cette violence des manifestations, progressivement, le droit constitutionnel de manifester pacifiquement sera entamé, » reconnaît Bruno Retailleau (1) qui se dit défavorable à l’interdiction des manifestations mais souhaite « écarter ceux qui viennent pour piller, casser, propager la haine anti-flics. »

Une position a priori majoritairement partagée par l’opinion publique qui estime que manifestants et casseurs ne doivent pas être confondus.

Notes

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Pro-migrante et voilée, Jasmine Ouirhane est désignée « jeune européenne de l’année 2019 »



Une Europe nouvelle émerge et Sciences-Po Bordeaux dont Yasmine O Jay – de son vrai nom Yasmine Ouirhane – est étudiante binationale franco-italienne s’en félicite (1).

Brandissant fièrement un drapeau de l’Union européenne (UE) devant ce qui semble être un monument romain à l’occasion d’une « marche pour l’Europe » en 2017, Mme Ouirhane porte également un voile islamique jaune d’une couleur identique aux étoiles du drapeau sur la photo qui la désigne « jeune européenne de l’année 2019 ».

Dans un message posté sur Facebook, Yasmine Ouirhane exprime sa joie d’avoir reçu ce prix du Parlement européen et de la fondation Schwarzkopf-Stiftung pour la jeunesse européenne (2).

« Nous avons gagné ce prix collectivement : pour les jeunes femmes, pour les filles d’immigrés, pour l’Europe, pour l’unité dans la diversité, pour le changement, la tolérance, le respect de l’autre, pour la paix, » écrit la jeune étudiante qui ajoute que « nous sommes aussi des Européens, aujourd’hui plus que jamais. »

Sur le fil Twitter de Sciences-Po Bordeaux, le premier commentaire indique « j’en connais qui rage (sic) déjà » comme si l’on pensait que la photo allait susciter quelque polémique.

Notes

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Après l’attaque de Condé-sur-Sarthe, le « retour » des djihadistes pose question



« Sommes-nous prêts à accueillir des centaines de djihadistes en provenance de Syrie et d’Irak ? » s’interroge un internaute sur les réseaux sociaux après la très violente agression de deux surveillants pénitentiaires. Le 5 mars 2019, un détenu islamiste de la prison de Condé-sur-Sarthe, près d’Alençon (61), a poignardé ces derniers avec un couteau en céramique puis s’est retranché dans l’unité de vie familiale (UVF) où il profitait d’un moment avec sa compagne.

Agé de 27 ans et condamné à une peine de 30 ans pour le meurtre d’un homme de 89 ans en 2012, Michaël Chiolo s’était converti à l’Islam en 2010 puis se serait « radicalisé » en prison et aurait souhaité « venger » Cherif Chekatt, auteur de l’attentat de Strasbourg en décembre 2018, selon le procureur de la République de Paris, Rémi Heitz.

« Il est ressorti très vite des premiers témoignages que le détenu, en se jetant sur les surveillants pénitentiaires avait crié Allahu Akbar », a d’ailleurs précisé le procureur, lors d’un point presse. Aussi, M. Chiolo aurait déclaré agir au nom de l’Etat Islamique (Daech) et vouloir mourir en martyr avec sa femme, contre lesquels le RAID est ensuite intervenu, blessant le premier et tuant la deuxième par balles.

Considérant l’importance du déploiement policier nécessaire à la neutralisation de deux individus armés d’un couteau et retranchés dans un endroit clos et surveillé, beaucoup s’interrogent donc sur la capacité de l’Etat à maîtriser les centaines de djihadistes aguerris que le gouvernement d’Emmanuel Macron s’est fait une priorité « d’accueillir » de retour de Syrie et d’Irak contre l’avis de 84% des Français.

« Si des professionnels entraînés et équipés ont tant de mal à neutraliser un unique individu, que se passera-t-il si plusieurs individus, de retour de Syrie, s’attaquent à des citoyens lambda ? » demande un internaute.