Donald Trump reste sous-estimé par les médias et les « élites »



Après beaucoup d’échanges avec divers correspondants aux Etats-Unis, et une vaste analyse des données disponibles sur les réseaux sociaux, il semble se confirmer que Donald Trump, le candidat Républicain à l’élection présidentielle 2016, est encore sous-estimé par les médias et ses adversaires politiques. Comme pour les élections primaires qu’il a pourtant largement remportées, Donald Trump reste sous-évalué dans sa capacité à mobiliser autour de sa candidature.

Le profil des électeurs qui s’apprêtent à voter pour lui en novembre est très diversifié et recoupe toutes les catégories sociales, ethniques, professionnelles et politiques existantes aux Etats-Unis. A l’instar de son ancien concurrent Ben Carson, des afro-américains estiment que Trump incitera à la réussite plutôt qu’à l’assistanat dont ils estiment qu’il a empiré la situation des minorités. Des latinos installés légalement sur le sol américain, souvent anciens électeurs de l’actuel président Démocrate Barack Obama, soutiennent maintenant Donald Trump car ils sont contre l’immigration illégale qu’ils qualifient « d’injuste. »

Partout en Amérique, d’anciens serial-abstentionnistes, des primo-votants, des Démocrates, des militants du « socialiste » Bernie Sanders, des jeunes inquiets de leur avenir comme des anciens déçus de ce qu’est devenue l’Amérique – et son mode de vie – disent vouloir voter pour Donald Trump. Ils sont de toutes les couleurs, du Texas, de l’Alabama, du New Jersey et ils veulent non pas de l’aide pour vivre ou survivre, mais de l’aide pour réussir et prospérer.

Le fait que Donald Trump ne soit pas un homme politique et que son franc-parler – et ses gaffes – le vouent aux gémonies médiatiques depuis presqu’un an maintenant consolident en fait son capital sympathie. Les foules immenses dont une majorité est régulièrement refusée à l’entrée de ses meetings sont le signe d’une chance mince mais réelle de le voir conquérir la Maison Blanche le 8 novembre prochain. Comme le 17 juin 2015, Le Politique l’écrit à nouveau : que vous l’appréciez ou non, ne sous-estimez pas Donald Trump.

Les chiffres parlent et le Peuple américain vote Donald Trump



Oui ces quelques mots risquent de déplaire et leur tonalité populiste est bien involontaire. Hier soir à Colombus dans l’Ohio, Donald Trump, le candidat Républicain à l’élection présidentielle américaine 2016, a donné des informations d’une importance capitale.

Il a non seulement confirmé n’avoir reçu que USD 19.000 de financement de campagne de la part du secteur des fonds spéculatifs (« hedge funds ») contre USD 48,5 millions pour sa rivale Démocrate Hillary Clinton mais il a aussi dévoilé des chiffres qui prouvent l’engouement populaire pour son élection.

En seulement un mois, la campagne de Donald Trump a reçu USD 35,8 millions de petites contributions (« small donations ») de la part de 517.000 donateurs pour une moyenne d’environ USD 69. Des données similaires n’ont pas encore été communiquées par l’équipe d’Hillary Clinton alors que ses meetings peinent à remplir les salles. Cette tendance renforce la profonde dynamique de Donald Trump dont les meetings ne sont pas en mesure d’accueillir tout le public, très enthousiaste et souvent primo-votant.

Rappelons enfin que Donald Trump, avec une équipe de seulement 17 personnes, a remporté la nomination Républicaine avec 14 millions de votes, un record plus élevé que Dwight Eisenhower ou même Ronald Reagan en leur temps.

La lame de fond populaire – populiste diront les médias – me semble partialement sous-estimée. Des correspondants de Le Politique, tant Républicains que Démocrates, souscrivent à mon analyse. Je renouvelle donc ici mon avertissement aux dirigeants et aux partis politiques français: les chances d’élection de Donald Trump à la tête des Etats-Unis sont volatiles mais réelles.

Considérant les bouleversements qu’il envisage sur la scène internationale – que ce soit concernant l’OTAN, la Russie, l’Etat Islamique (EI – Daech), la Chine ou encore le libre-échange – et quoique l’on pense de lui, la France et son gouvernement ont le devoir – l’obligation élémentaire – de s’y préparer au préalable en évitant autant que possible toute déclaration malvenue qui pourrait obliger à rétropédaler difficilement ensuite. L’opinion personnelle de nos élus ne doit pas interférer dans les intérêts stratégiques de la France.

La Sécurité nationale peut faire gagner Donald Trump en novembre



« C’est l’économie, idiot. » Cette courte phrase avait parfaitement résumé l’élection à la Maison Blanche du Démocrate Bill Clinton en 1992, mari de la candidate Démocrate pour l’élection présidentielle de 2016. La primauté de l’économie, de la croissance et de l’emploi dans l’élection présidentielle américaine n’avait depuis jamais été démentie reléguant au rang de préoccupations secondaires les questions internationales, géopolitiques ou sécuritaires.

Ce fut la principale explication de la non-réélection de George H. Bush, ancien combattant, ancien directeur de la CIA, pourtant « vainqueur » de la 1ère guerre du Golfe et, avec Ronald Reagan, de la guerre froide. Un saxophoniste amateur et ancien gouverneur de l’Arkansas avait alors créé la surprise, devenant Président pour deux mandats avant de laisser la place à un autre Bush, George W. Sauf qu’en 2016, patatra…, les données accumulées et analysées par Le Politique montrent qu’une révolution a lieu.

La sécurité nationale fait jeu égal – voire dépasse – l’économie dans les préoccupations d’une part croissante de l’opinion publique américaine. Donald Trump a compris au moment opportun l’association qui croît dans l’esprit des électeurs entre la menace terroriste et l’angoisse civilisationnelle qui agite non seulement les Etats-Unis mais aussi – et surtout – l’Europe.

L’exaspération des Américains de constater que leur armée, d’une puissance pourtant inégalée, ne serait pas capable de venir à bout de quelques dizaines de milliers de terroristes opérant dans la zone Irak/Syrie résume en grande partie pourquoi Trump peut devenir le prochain Président des Etats-Unis. Parce que Hillary Clinton a été Secrétaire d’Etat de l’administration Obama au moment même où la situation basculait là-bas mais aussi parce que Trump tient un discours pragmatique – et plus ouvert vis-à-vis de la Russie – à laquelle une majorité d’Américains – souvent primo-votants et plus jeunes qu’on ne le croit – semble souscrire: le terrorisme doit être éradiqué, par tous les moyens et en priorité.

En France, cible occidentale privilégiée du terrorisme islamiste, une majorité partage désormais ce point de vue, à rebours du discours officiel. Les données sont pourtant claires. L’électorat occidental se droitise simultanément des deux côtés de l’Atlantique, et l’économie fait jeu égal avec la sécurité nationale.