La crise avec la Corée du nord est aussi un danger pour l’Europe



La tension est montée encore d’un cran avec la sixième test nucléaire conduit depuis 2006 par la Corée du nord qui affirme avoir concrétisé son objectif à long terme à savoir se doter de la bombe à hydrogène – dite bombe H. Outre que ce progrès expose l’efficacité d’un programme nucléaire secret mené avec toute la mobilisation d’un Etat et de ses moyens, il souligne l’échec lourd de conséquences futures de la lutte contre la prolifération.

En sus d’un risque augmenté de voir d’autres pays se doter de l’arme nucléaire et de la voir tomber un jour entre les mains de groupes terroristes, la situation nord-coréenne est aussi une menace pour l’Europe. Toute option militaire entre la Corée du nord, les Etats-Unis et leurs alliés est non seulement susceptible de déboucher sur un conflit militaire élargi à la Chine et à la Russie mais elle provoquerait au moins quelques temps une baisse sensible des marchés financiers qui impacterait négativement les perspectives de la croissance économique mondiale.

L’Europe ne pourrait pas échapper à un tel contexte détérioré et la timide reprise observée en zone euro serait non seulement compromise mais le système bancaire européen en souffrirait plus encore. En effet, considérant par exemple les difficultés persistantes du système bancaire italien, la zone euro paierait le prix fort en cas d’aggravation de la situation en Asie, hypothéquant tant sa pérennité économique à long terme que son existence politique puisqu’il n’est pas sûr qu’après tant de difficultés la zone euro puisse encaisser un nouveau choc économique mondial résultant d’une crise nord-coréenne aigue.

Le potentiel d’aggravation en Asie semble sous-estimé par les gouvernements européens, pourtant sa concrétisation aurait de réelles conséquences sur la stabilité économique et politique de l’Europe. Nous ne sommes pas prêts, ni économiquement et encore moins militairement, à toute détérioration soudaine à forte connotation militaire de la problématique nord-coréenne. Nous l’ignorons collectivement mais le prix à payer par l’Europe en bout de chaîne d’une réaction qui couve depuis si longtemps pourrait s’avérer élevé.

Laurent Wauquiez annonce sa candidature et se fixe à droite



Après Laurence Sailliet, Daniel Fasquelle et Florence Portelli, le premier vice-président des Républicains (LR) et ancien ministre Laurent Wauquiez a officiellement annoncé sa candidature à la présidence du parti dans un entretien (1) accordé au quotidien Le Figaro.

Désireux de reconstruire LR « sur des valeurs claires, » Laurent Wauquiez réitère les positions exprimées le 30 août 2017 à Châteaurenard estimant « croire l’inverse » de ceux qui espèrent « rassembler sur des ambiguïtés. » Attaqué pour une ligne supposée « très droitiste », Laurent Wauquiez s’en défend en affirmant que refuser « le communautarisme et l’intégrisme islamique qui petit à petit rongent notre société » ne sont pas des valeurs de « droite dure. »

Par ces mots, celui qui fut déjà président par intérim du LR l’année dernière s’affranchit du carcan politico-médiatique qui force quelque peu la droite à se renier tandis que la gauche désormais mal-nommée « progressiste » bénéficie d’une liberté totale.

« Laurent Wauquiez reste lui-même et défend sa position. Il n’y a qu’en étant fidèle à ses idées qu’on peut réellement gagner. Par exemple, Emmanuel Macron ne s’est jamais excusé d’avoir été banquier, il a même dit sa fierté de l’avoir été. On aurait pu croire que c’était une erreur mais son aplomb l’a crédibilisé ce soir-là auprès des électeurs, » rappelle Charles Rault, analyste et animateur de Le Politique.

Annotations

(1) Laurent Wauquiez : « Pourquoi je suis candidat à la présidence des Républicains » (Le Figaro, 31 août 2017)