Islamisme, Allemagne : la « naïveté » d’Emmanuel Macron exaspère



« Il y a quelque chose qui ne tourne pas rond » lit-on souvent dans les commentaires postés sur les réseaux sociaux par cette masse active et toujours remuante de citoyens certes mécontents mais pas toujours dénués d’arguments. A mesure que Le Politique résume ces milliers de propos mis en ligne sur plusieurs années, peut-on en déduire qu’une autre ligne de séparation, voire de fracture, démarque le Français lambda des personnalités politiques en charge de le gouverner et de le représenter.

Comme si deux mondes coexistaient en un même pays, le citoyen découvre sidéré combien le « politique » paraît définitivement dépourvu de tout réalisme. A la découverte récente qu’une personne peut visiter son conjoint, islamiste convaincu, condamné à 30 ans de prison pour l’assassinat d’un ancien résistant de 88 ans, sans être aucunement fouillée pour ensuite profiter d’un séjour confortable dans une « unité de vie familiale » (UVF), le citoyen mesure l’étendue des droits concédés aux individus les plus dangereux (1).

Pareil constat mais d’un autre registre pour le citoyen qui, parcourant d’un œil distrait l’actualité internationale, découvre que la chancelière allemande Angela Merkel souhaite prendre le siège permanent de la France à l’ONU « au profit de l’Union européenne (UE) », ce siège que le général de Gaulle obtint de haute lutte après avoir sauvé l’honneur de la France et l’avoir inscrite parmi les vainqueurs de la seconde guerre mondiale. « Doit-on rappeler à l’Allemagne qu’elle fut responsable de deux guerres mondiales sur deux ? » demande un internaute, scandalisé par la « prétention allemande » de vouloir effacer un peu plus la France.

« Mais quelle naïveté ! » s’écrie un autre sur Twitter, s’étouffant de voir la France sombrer par idéalisme vain pendant que ses « amis » en profitent sans retenue. Car de progrès dans le progressisme macroniste, beaucoup le pensent, il semble y en avoir pour tous les autres mais pas pour la France et les Français. Voilà ce qui dans le cœur de l’opinion publique creuse aussi un peu plus chaque jour le fossé déjà béant séparant l’Elysée du « peuple » qu’il méconnaîtrait comme jamais.

« Nous sommes dirigés par des bisounours déconnectés, » résume un internaute qui, sur l’un des derniers groupes Facebook où s’expriment difficilement quelques électeurs « de droite » (2), estime que partout où la France d’Emmanuel Macron met ses pieds, « c’est pour mieux se vautrer ». « Islamisme, Allemagne, Afrique, Concurrence internationale, désindustrialisation, » le déclin tel qu’il est vécu par le Français moyen serait plus une réalité qu’une impression, il confinerait même à l’humiliation renforcée par le sentiment que nos dirigeants seraient soit complètement naïfs soit complètement incompétents soit les deux.

Parmi tous les sujets qui suscitent le mécontentement, la velléité désormais affichée par l’Allemagne de bouter la France hors du conseil de sécurité de l’ONU nourrit des tensions plus fortes qu’on ne l’imagine en haut lieu, elle est même la partie visible de l’iceberg vers lequel la France paraît naviguer à plein régime.

Notes

(1) Rappelons une fois encore que le prisonnier concerné a été condamné pour l’assassinat et la torture d’un ancien résistant de 88 ans. Ce qui aurait soulevé le pays tout entier auparavant ne semble plus guère susciter de réaction.

(2) Facebook réprimerait et supprimerait de plus en plus tout contenu « de droite » ou « conservateur » et ne s’affirmant pas « progressiste » selon de nombreux internautes.

Les mots entre guillemets sont des citations de propos postés par des internautes et lus sur internet et/ou sur les réseaux sociaux. Les opinions exprimées et rapportées ici sont les leurs.

Fiscalité : LREM et Emmanuel Macron vont-ils augmenter l’impôt sur l’héritage ?



Cela date d’avant l’élection d’Emmanuel Macron en mai 2017 quand l’équipe de campagne du candidat de La République En Marche (LREM) rivalisait d’idées pour demander plus d’argent aux Français afin de promouvoir la « justice sociale » et « l’égalité des chances ».

Alors que la France est championne du monde des prélèvements obligatoires et appartient aux trois pays du monde avec le Japon et la Corée du Sud qui taxent le plus fortement l’héritage, des personnalités LREM comme le député Stanislas Guerini souhaitent augmenter les droits de succession qu’il juge actuellement inadaptés et peu efficaces.

Bien que la plupart de nos voisins européens ont drastiquement réduit un tel impôt ces dernières années ou ont fixé sa franchise à plusieurs millions d’euros par héritier contre 100.000 euros en France, Emmanuel Macron semble vouloir prendre le chemin inverse.

Après un démenti présidentiel fin 2018, voici donc que le projet revient en force à peine trois mois plus tard dans les rangs macronistes où la hausse massive et tous azimuts de la fiscalité constitue la clef de voûte du programme « progressiste ». Afin de « lutter contre les inégalités », LREM ambitionnerait donc de taxer un peu plus la transmission d’un patrimoine pourtant déjà lourdement imposé et amputé de sa valeur par la myriade de taxes et de contributions payées tout au long de l’existence du futur décédé.

Pays le plus redistributeur de richesses et le plus fiscalisé au monde, la France s’avère pourtant bien moins efficace en matière de dépenses publiques et d’efficience fiscale que l’Allemagne ou ses homologues nordiques.

En toile de fond, l’habitude gouvernementale de considérer l’impôt comme la solution à toute problématique suscite une inquiétude accrue parmi les classes moyennes, pressurées au maximum par une fiscalité que beaucoup estiment déjà « confiscatoire », « injuste » et « contre-productive ».

Grenoble vs. Gilets jaunes, des internautes dénoncent « deux poids deux mesures »



Depuis le début du mouvement des Gilets jaunes en novembre 2018, une part significative de l’opinion publique s’inquiète de la dureté avec laquelle le gouvernement d’Emmanuel Macron répond aux manifestations. Des casseurs gâchent en effet gravement le caractère pacifique de ces dernières et ne doivent pas être confondus avec les citoyens porteurs de revendications légitimes, insistent de nombreux internautes qui commentent aussi sévèrement les émeutes en cours à Grenoble.

Depuis un accident ayant coûté la vie à deux jeunes de la ville tombés de scooter, de graves incidents opposent des « jeunes » et la police dans le quartier Mistral où des dizaines de véhicules ont été incendiés et où les forces de l’ordre reçoivent des cailloux et des boules de pétanque lancés depuis les toits (1). Plusieurs sympathisants de Gilets jaunes expliquent donc qu’en seulement trois jours, les dégâts occasionnés par ces affrontements grenoblois auraient été plus importants qu’à l’occasion de toutes les manifestations du mouvement des Gilets jaunes.

Si de telles affirmations restent à vérifier, d’autres s’étonnent que les dégradations et les agressions anti-police perpétrées à Grenoble ne fassent pas la une des médias comme celles constatées à l’occasion des manifestations de Gilets jaunes. Aussi considèrent-ils comme « deux poids deux mesures insupportables » ce qu’ils analysent comme de la modération voire de l’hypocrisie de la part du ministre de l’intérieur Christophe Castaner et du président de la République Emmanuel Macron alors que Grenoble serait « à feu et à sang ».

En somme, lit-on sur les réseaux sociaux, le gouvernement de La République en Marche (LREM) n’emploierait « pas la même force à Grenoble qu’avec les Gilets jaunes » et préfèrerait « la racaille qui casse aux Français qui souffrent » (2).

Notes

(1)

(2) Les mots entre guillemets sont des citations de propos postés par des internautes sur les réseaux sociaux.